français

Part III

ENVER HOXHA



RAPPORT D'ACTIVITE

DU COMITE CENTRAL DU PARTI DU TRAVAIL D'ALBANIE

présenté au

Vle Congrès du PTA

le 1er novembre 1971



EDITIONS «NAIM FRASHËRI»

TIRANA, 1972







V



RENFORCER ET REVOLUTIONNARISER

SANS REPIT LE PARTI



Conscient de sa mission historique en tant que dirigeant de la lutte de tout le peuple pour l'édification du socialisme, le Parti a fixé à son Ve Congrès d'importantes tâches pour révolutionnariser encore davantage sa vie interne et son activité. A cette fin, le Comité Central a adopté une série de mesures concrètes pour éduquer et tremper du point de vue politique et idéologique les communistes et les cadres, pour faire comprendre oorrectement et faire appliquer de manière révolutionnaire les principes et les normes du Parti, pour renforcer le caractère prolétarien de ses .rangs et de ses organes dirigeants, pour approfondir encore davantage la ligne de masse dans l'activité du Parti.

Le Parti vient au présent Congrès plus fort que jamais, avec une unité marxiste-léniniste d'acier de ses rangs, il y vient indissolublement lié à et fermement décidé à les réaliser comme toujours avec honneur.

Sans un Parti révolutionnaire de la classe ouvrière, fidèle au marxisme-leninisme, organisé et capable de diriger et de mobiliser les masse travailleuses. on ne saurait penser ni a la victoire du prolétariat sur la bourgeoisie, ni à l'édification heureuse du socialisme. C'est bien parce que nous n'avons. jamais perdu de vue ce principe et que nous lui sommes toujours demeurés fidèles, que nous n'avons connu aucun procesus régressif, camme cela s'est produit en Union Soviétique et dans certains autres pays, où l'apparition du révisionnisme et la restauration du capitalisme ont commencé par la dégénérescence du Parti, par l'altération de son caractère de classe, par la perte de ses quali tés et de son esprit révolutionnaires. C'est justement parce que nous avons suivi de manière conséquente les en segnements de Lenine sur le Parti et parce que nous avons constamment lutté pour que le Parti se trempe et se révolutionnarise sans cesse, que chez nous la dictature du prolétariat demeure 'loujours solide comme l'acier et invincible, et quc le socialisme va toujour s victorieusement de l'avant.

Le Parti du Travail d'Albanie est un parti fort et organisé, éprouvé dans les batailles, un parti pur dans son idéologie et sa politique, un parti résolu et capable de faire progresser avec succès la cause de la classe ouvrière. Nous sommes fiers de notre héroique Parti, de sa lutte et de ses victoires, de son courage, de sa lucidité et de sa vitalité. Mais nous ne devons jamais uoblier que la lute de classes se poursuit aussi bien au dedans qu'au dehors, que la pre:sion de l"déoiogie bourgeoise et révisionniste se fait encore sentir. Nous devons rconsacrer toute notre attention, tous nos efforts et toutes nos capacités au travail de renforcement continu du Parti, à son éducation révolutionnaire, à l'accroissement de son cale dirigeant dans toute la vie du pays.

Cela est d'une nécessité absolue si l'on tient compte des tâches grandioses. très importantes. que ce Congrès assignera au Parti et à tout le peuple, Le succès dans la réalisation de ces tâches, le développement impétueux de toute l'économie, les transformations à réaliser dans toute la vie du pays exigent que les énergies intellectue'les et physiques de tous les communistes et de tous les cadres soient engagées à fond dans cette oeuvre, ils imposent l'élévation incessante de la qualité du travail du Parti.

Le rôle dirigeant du Parti est assuré à travers

l'activité de tous les communistes et l'exemple

qu'ils donnent en tant qu'avant-garde



Notre Parti s'en tient au principe marxisteléniniste selon lequel dans le développement et la consolidation du socialisme le rôle dirigeant du ,arti, loin de s'affaiblir, se renforce au contraire toujours davantage. Cela pour la raison que le processus de l'édification socialiste prend de l'extension et devient toujaurs plus complexe. Dans ce processus, le rôle dirigeant de la classe ouvrière s'accroït constamment. Par ailleurs, la participation des masses à l'édification socialiste du pavs, à toute la vie sociale, économique e, étatique. se fait toujours plus active. Tout ceïa exige que soia porté à un niveau supérieur le rôle dirlgeant, éducatif organisationnel et mobilisateur du Parti, qui, par son idéologie, éclaire les objectis et voie conciuisant à leur réalisation.

Chez nous, le rôle dirigeant du Parti dan toute la vie du pays a été et est indiscutable. Toutes les victoires historiques ctue le peuple a remportées au cours de ces 30 dernièr es anriées, la libération .de ia patrie, l'instauration du fouvoir populaire, l'édification de la société nouvelle, socialiste, sont indissolublement liées au Parsi et à sa direction sage et clairvoyante.

Le renforcement et le perfectionnement du rôle dirigeant du Parti sont une tâche permanente et vitale. La profonde compréhension & cette tâche et notaniment son exécution correcte ont une irnportance particulière.

Le rôle dirigeant du Parti, en tant que force conductrice de toute la vie du pavs, s'éten.d à tous les domaines, tant idéologique, pali tique, organisationnel, économique et scolaire que militaire et autres. Ces secteur s de la vie du pays, qui, ensemble, oonstituznt un tout, sont dirigés par le Parti par l’interédiaire de tous ses membres, quel que soit leur poste de travail dans les organisations de Parti et du Pouvoir ou dans les organisations de masse, dans la praduclion ou dans les établissements scientifiques et culturels.

Le travail des communistes de chaque secteur a sa propre spécificité, mais il comporte également des traits généraux, chaque communiste, où qu'il travaille, étant tenu de lutter pour que la ligne du Parti soit appliquée et que son rôle dirigeant soit assuré. La confusion de ce qui est spécifique avec ce qui est général est à l'origine de bien des défauts et de certaines faiblesses qu'on remarque dans notre travail.

Les communistes qui travaillent dans les organes du Parti doivent connaître les problèmes économiques, les problèmes de l'agriculture et de l'industrie, ceux de l'enseignement, de la culture et de l'armée, sans égard au fait que les camarades travaillant dans les organes d'Etat correspondants s'en occupent directement. Les camarades des organes dirigeants du Parti doivent connaître, bien entendu sans entrer dans les détails, tous les problèmes, car sans cela ils ne seraient pas à même d'orienter correctement les organes étatiques et économiques dans l'accomnlissement de leurs tâches, et les organisations du Parti pour la mobilisation des masses.

Lorsqu'on dit que les organes et les rouages du Parti doivent connaître tous les problèmes de la vie du pays zt s'en occuper, cela signifie qu'ils doivent le faire sans porter atteinte à la nature spécifique du travail du Parti, sans se laisser égarer par les menus détails techniques et matériels des affaires courantes et sans doubler le travail des organes d'Etat et économiques. L'élément fondamental de leur travail est l'éducation et la mobilisation des communistes et des masses qui travaillent dans différents secteurs, afin de réaliser parfaitement les tâches assignées, la nécessité de maintenir sur des positions militantes les organisations du Parti et, par leur entremise, tous les organismes étatiques, économiques et sociaux pour mettre en oeuvre partout de manière conséquente la politique du Parti.

Les communistes et les cadres chargés par le Parti de travailler dans les organes étatiques et éoonomiques, doivent, même s'ils sont des techniciens ou des spécialistes, se considérer avant tout comme des hommes politiques. S'occupant de la conduite des affaires dans le secteur d'Etat, de l'organisation de la production, de la mise au point des mesures techniques et scientifiques pour la réalisation du plan, qui est pour eux la tâche principale, ils ne voient ni ne doivent voir ces questions de l'oeil du technocrate. En tant que comrnunistes, répondant devant le Parti de l'application de sa ligne dans leur secteur d'activité, ils doivent s'efforcer inlassablement de faire acquérir aux travailleurs une compréhension politique et idéologique de leurs tâches, d'assurer l'organisation et la mobilisation totale de ceux-ci.

C'est ainsi qu'est rempli le rôle dirigeant du Parti dans toute la vie du pays, c'est ainsi que le Parti dirige en faisant bloc, de manière organisée et centralisée.

Le rôle dirigeant du Parti ne peut pas être réalisé par des décrets, il ne peut non plus être imposé par des mesures administratives. Il s'affirme grâce à sa juste ligne, qui traduit et défend les intérêts vitaux de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, et grâce à sa lutte résolue pour la mise en oeuvre de cette ligne. Ce rôle est assuré à travers l'activité révolutionnaire de chaque communiste, qui, par son exemple et son action, inspire, éduque et mobilise les masses dans la lutte pour le socialisme. Le Parti est formé de ses membres, et son rôle d'avant-garde ne peut pas être compris et réalisé sans le rôle d'avant-garde de chaque communiste.

Mais est-ce que tous les communistes se tienhent sur les positions d'avant-garde du Parti? Chaque membre du Parti doit se poser cette question à tout moment, et ce problème doit préoccuper chaque organisation du Parti. Le fait est que, dans nos rangs, il y a aussi, certes en petit nombre, des membres manquant d'habileté et d'initiative, qui ont des conceptions arriérées sur le travaiì¥Á19 11ð¿1111111111111&1

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1our le progrès de notre Patrie socialiste dans tous les domaines, se sont tenus et se tiennent dignement au premier rang des masses et jouissent de leur confiance et de leur respect illimités.

Le Parti est tenu d'oeuvrer afin d'étluquer aussi les communistes demeurés en arrière, de les amener sur des positions militantes, pour qu'ils avancent au même rythme que leur temp, et la révolution et qu'ils puissent mériter et garder le titre d'honneur de membre de notre héroique Parti.

Dans notre pays, il règne une atmosphère telle qu'elle pousse les hommes en avant. Chez nous tout est en mouvement, en développement. Notre vie est animée, dynamique, et elle ne supporté pas la tranquillité ni la routine, qui font piétiner les gens sur place. L'une des tâches les plus importantes du Parti est de trouver les voies, les méthodes et le style révolutionnaire de travail susceptibles de placer tous les communistes sur des uositions d'avant-garde, de les lancer dans la lutte, dans des actions, pour que, par leur exemple, ils entraînent derrière eux l'ensemble des masses travailleuses.

Le maillon principal et décisif qui assure le rôle dirigeant du Parti dans chaque cellule de notre vie est l'organisation de base. C'est par son entremise que sont analysées et mises en oeuvre toutes les instructions et directives du Parti, que sont maintenus les liens directs du Parti avec les masses et que se fait leur mobilisation pour la réalisation des objectifs fixés, que s'exerce le contrôle sur l'activité de chaque communiste, indépendamment de son lieu de travail et du poste qu'il occupe.

Pour s'acquitter de leur rôle dirigeant, de leur rôle d'animatrice et d'organisatrice des secteurs de leur ressort, les organisations de base du Parti sont tenues d'approfondir les principaux problèmes et de ne pas se laisser submerger par les menues affaires quotidiennes, de stimuler et de mettre en mouvement toutes les organisations sans se transformer en de simples leviers des organes éoonomiques et d'Etat, de s'intéresser non pas uniquement aux chiffres du plan, mais, parrdessus tout, à l'applicati.on de la politique du Parti dans tous les domaines. Elïes doivent comb atre le bureaucratisme, l'indiffèrentisme et toute manifestation étrangère au socialisme et renforcer en particulier leur travail parmi les hommes, parce que ce sont ,¡ustement les hommes qui concrétiisent dans la vie les directives du Parti et les plans de l'Etat.







La composition de classe prolétarienne jet la

haute qualité des communistes, condition

fondamentale pour que le Parti demeure

toujours révolutionnaire



Le Parti en tant qu'organisation politique pleine de vie, gr andit et se renforce dans la lutte et la révolution, il reflète en son sein les transformations qui ont lieu dans le domaine social et économique, dans la structure de classe et dans la vie spirituelle de la société.

Il s'agit là d'un processus ininterrompu, mais non spontané, qui est organisé et dirigé de manière consciente par le Parti lui-même, en harmonie avec les étapes de la révolution et avec les tâches qu'il lui faut réaliser en se basant toujours sur les enseignements du marxisme-léninisme.

Au cours de ces cinq dernières années, grâce au grand travail politique, idéologique et organisationnel multiforme effectué pour la révolutionnarisation de toute la vie du pays et du Parti lui-même, d'importants changements qualitatifs et quantitatifs son intervenus dans le Parti.

C'est ce qu'indiquent l'accroissement notable de l'effectif du Parti et surtout l'amélioration de la composition de classe de ses rangs. Le ler octobre 1971. dans le Parti militaient 86.985 communistes, dont 18.127 stagiaires, contre 66.327 communistes lors du Ve Congrès du Parti. Ainsi donc, au cours de cette période, le Parti s'est accru d e 20.658 communistes.

C'est un motif de joie et une grande victoire pour le Parti et tout le peuple que maintenant, pour la première fois dans l'histoire de notre Parti, les communistes ouvriers occupent la première place dans ses effectifs. Ile en représentent actuellement les 36,41 pour cent.

Ce fait témoigne à lui seul de la grande affection de la classe ouvrière pour son Parti marxisteléniniste et de la confiance illimitée qu'elle a en lui. Il atteste la juste ligne organisationnelle que le Parti suit avec rigueur et esprit de suite, en s'en tenant avec fermeté au principe que le parti de la classe ouvrière doit être prolétarien non seulement par l'idéologie, mais aussi par la composition de classe de ses rangs.

La classe ouvrière a envoyé dans son Parti ses meilleurs fils, ceux qui se sont signalés et trempés dans les actions de masse et dans les batailles révolutionnaires. Ce sang nouveau a insufflé au Parti la fermeté, la volonté de fer, la sagesse, la discipline et l'élan révolutionnaire de la classe ouvrière.

Pour sauvegarder et renforcer sans cesse son caractère de classe prolétarien, le Parti s'est particulièrement soucié d'améliorer la composition des organes dirigeants en y intégrant des ouvriers. Aujourd'hui, 55 pour cent des membres des plénums des comités de district du Parti, 85,2 pour cent des membres des bureaux des organisations de base dans les entreprises économiques et 86,3 pour cent de leurs secrétaires sont ouvriers d'origine ou de leur état, antérieur ou actuel. Fait très positif et significatif, à présent les organes dirigeants du Parti comportent beaucoup d'ouvriers qui, même après leur élection à ces organes, continuent de travailler comme ouvriers dans la production. Cela a une grande importance de principe. Le mal qui a frappé de nombreux partis communistes qui ont dégénéré en partis révisionnistes, est dû au fait que, si leurs rangs comptaient de nombreux ouvriers, leurs organes dirigeants ont perdu leur caractère prolétarien, pour se remplir de spécialistes technocrates, ,d'intellectuels et de fonctionnaires bureaucrates.

Frayant la voie à l'afflux d'ouvriers dans ses r angs, pour en faire des membres actifs de ses organes dirigeants, notre Parti a poussé de profondes racines au sein de la classe la plus révolutionnaire et la plus avancée de la société, à laquelle incombe la inission historique de se tenir à la pointe de la lutte pour le socialisme et le communisme.

Dans l'avenir également, nous devons lutter pour grossir les rangs du Parti d'ouvriers, qui doivent avoir la priorité sur tous ceux qui proviennent des autres classes et couches sociales. Il existe pour cela des possibilités réelles, puisque la classe ouvrière grandit et s'accroît rapidement de pair avec le développement de l'économie et en particulier de l'industrie. Une attention particulière doit être accordée à cette question dans certains districts oùbien que la classe ouvrière soit relativement développée, le nombre des ouvriers inscrits au Parti 'est au-dessous de la moyenne nationale. Une autre insuffisance consiste en ce qu'il n'existe pas un juste rapport entre le nombre des communistes qui travaillent dans les ateliers principaux et qui dirigent des machines et ceux qui travaillent dans les ateliers auxiliaires.

Les admissions de jeunes ouvriers dans le Parti doivent se faire surtout dans les branches les plus importantes de l'économie, dans l'industrie minière d'extraction et de transformation, dans la métallurgie, dans l'industrie mécanique et chimique, dans les grands chantiers et dans les nouvelles branches industrielles, partout où la nécessité s'en fait sentir le plus, aussi bien maintenant qu'en prévision de l'avenir.

En même temps qu'il s'est soucié de faire admettre un plus grand nom:bre d'ouvriers dans le Parti, le Comité Central a veillé particulièrement à ce que le Parti recrute des membres et s'étende dans tous les secteurs de l'économie et de la culture. Les nouvelles admissions et l'extension du Parti ont été faites sur la base de besoins existants, en rapport étroit avec les dimensions du district, avec l'importance des problèmes idéologiques, politiques et économiques à résoudre, avec les affaires dont la conduite et l'organisation incombent au Parti.

Le développement du Parti dans les coopératives agricoles depuis le Ve Congrès, a suivi un cours normal de pair avec l'accomplissement des tâches que pose l'édification du socialisme à la campagne. Les communistes membres des ooopératives représentent 29,70 pour cent de l'effectif du Parti. Aujourd'hui il n'existe pas de village sans communistes et tous les secteurs des coopératives agricoles ont des organisations de base du Parti. Toutefois, il y a encore chez nous des brigades sans noyau communiste, il y en a même sans aucun communiste.

Les grandes tâches qui incombent à l'agriculture pour l'accroissement de la production et sa modernisation, le grand rôle qu'elì¥Á19 11ð¿1111111111111&1

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1 de libérer ses immenses énergies créatrices, s'est reflétée favorablement dans la composition du Parti. On est enthousiasmé par le fait que les femmes constituent aujourd'hui 22,05 pour cent de l'effectif total du Parti, contre 12,47 pour cent lors du dernier Congrès.

Les femmes représentent une force immense et elles s'acquittent d'un rôle très important dans le développement du pays dans tous les domaines. Elles ont maintenant terminé pour la plupart le cycle d'études de huit ans, elles ont été éduquées dans l'esprit du Parti et se sont trempées dans le creuset des actions de masse et des différents mouvements révolutionnaires. Aujourd'hui dans notre pays il s'affirme une juste et solide opinion sur le rôle de la

femme dans la société. Tout cela rend possible et nécessaire d'aller, dans l'avenir aussi, de l'avant avec courage sur la voie de l'admission à un rythme plus rapide des femmes dans le Parti.

Pour notre Parti, comme le confirme toute son histoire, ce qui a eu et a une importance décisive, ce sont la qualité des membres, leurs vertus politiques et morales, leur formation idéologique et leur trempe révolutionnaire, la détermination de défendre et d'appliquer la ligne du Parti toujours et en toute ciroonstance. L'importance du nombre des membres n'illustre pas toujours la force du Parti. Mais lorsque ce nombre s'accompagne aussi de hautes qualités, lorsque dans le Parti entrent toujours plus d'éléments conscients, prêts à exécuter toutes les tâches posées par le Parti, et qui mettent toujours l'intérêt général aurdessus de tout, il devient alors une force colossale. Les hommes de cette trempe rendent le Parti invincible, ils savent le maintenir toujouxs comme un parti révolutionnaire, comme une avant~gande et une force dirigeante de toute la société.

Les exigences du Parti envers les communistes ne cessent de croître à mesure que se développe le socialisme et que s'inscrivent à l'ordre du jour des tâches et des prdblèmes nouveaux, plus difficiles et plus complexes. Chaque étape de la révolution requiert de tous les travailleurs des qualités et des vertus nouvelles qui doivent être incarnées avant tout chez les communistes. Outre la fidélité politique et le dévouement à la cause du Parti, outre le travail inlassable pour le bien du peuple, outre les convictions internationalistes et la haine contre les ennemis, aujourd'hui plus que jamais on exige des communistes qu'ils soient des hommes avancés, des hommes aux conceptions nouvelles sur le travail, la vie, la famille, la société, des hommes aimant le savoir et la culture, se perfectionnant dans leur profession et soutenant de toutes leurs forces le progrès technique et scientifique, des hommes ne supportant pas la routine et l'ignorance et combattant courageusement tout ce qui entrave et freine la marche impétueuse de la société socialiste.

La composition sociale saine et les bonnes qualités de ceux qui sont admis dans le Parti ne sont pas tout. Pour que le Parti soit fort, révolutionnaire, capable de remplir son rôle d'avant-garde, il est indispensable que tous ses membres soient constamment éduqués suivant l'idéologie marxisteléniniste et suivant la politique et les enseignements du Parti, qu'ils se trempent sans cesse dans le feu de la lutte et du travail révolutionnaires. Cela est une nécessité vitale afin que jamais les communistes ne se sclérosent, ne se bureaucratisent et ne dégénèrent, oomme cela s'est produit. en Union Soviétique et ailleurs, et qu'ils demeurent toujours des combattants résolus et conséquents de la cause du communisme.

Dans cet ordre d'idées, les jeunes communistes comme ceux qui ont un long stage dans le Parti, les travailleurs de la production comme les travailleurs intellectuels, les travailleurs ayant un niveau idéologi.que, politique et d'instruction relativement bas comme ceux qui ont un niveau élevé d'instruction, tous ont besoin d'être éduqués et trempés de la sorte. Les communistes, quoiqu'ils appartiennent à l'avant-garde, à la partie la plus révolutionnaire et la plus progressiste de la société, ne sont pas purs de toute survivance des idéologies étrangères au socialisme, tout comme ils ne sont pas garantis contre le danger d'être contaminés par l'idéologie bourgeoise et révisionniste.

Le travail d'éducation du .Parti doit viser à armer les communistes de la connaissance des lois du développement de la société, à les doter de la conception marxiste-léniniste, et, en particulier à forger leur conscience, à maintenir toujours à un haut niveau l'esprit révolutionnaire, la figure morale du membre du Parti, afin que la pensée et l'action forment une unité indivisible, que les communistes pensent, vivent et agissent toujours et partout en révolutionnaires. Il doit les rendre capables de s'orienter rapidement et correctement dans chaque situation, de bien comprendre la réalité dans laquelle ils vivent, de connaître à fond les problèmes qui découlent du développement intérieur de notre pays ou de la situation internationale et d'aborder comme il faut les tâches qui se posent à eux et aux masses populaires.

Depuis le Ve Congrès, le travail d'éducation des oommunistes a connu une impulsion, il a été plus étroitement lié aux problèmes et aux tâches que le pays et le Parti ont eu à affronter. On s'est servi de formes plus variées et plus souples, on a vu se développer davantage l'initiative des comités et des organisations de base, qui ont mieux pris en main ce travail. L'éducation théorique a été menée en liaison organique avec la participation des communistes à des actions de masse et à des mouvements révolutionnaires.

L'éducation des communistes n'a jamais été et n'est pas un but et un problème en soi. Cette éducation, le Parti ne l'a jamais considérée et il ne la considère pas comme détachée de celle des masses, comme l'éducation d'une élite, mais comme l'éducation de l'avant-garde, afin -de la rendre capable d'éduquer les masses. Couper, de quelque manière que ce aoit, l'éducation du Parti de celle des masses, signifierait, comme l'amère expérience de l'Union Soviétique le montre, cultiver des conceptions intellectualistes dans le Parti et susciter chez les travailleurs l'indifférence envers les questions politiques et idéologiques, et, en fin de compte, affaiblir et dégrader les liens du Parti et du peuple.

Dans le Parti un bon travail est accompli pour l'étude de la théorie marxiste-léniniste et des documents de notre Parti. Ce travail doit se poursuivre et se perfectionner, afin que les communistes soient mieux à même de comprendre correctement les directives du Parti et les lois de l'Etat, les normes de notre société socialiste, et en particulier de les appliquer comme il convient. Les connaissances marxistes ne doivent pas constituer un ornement intellectuel, mais il faut qu'elles guident les communistes dans tous les aspects de leur vie. Nous pouvons maintenant e!ectuer encore mieux ce travail, car nos possibilités ont grandi, le Parti a acquis une riche expérience et a formé une grande ar mée de cadres qui sont à même d'accomplir un travail qualifié pour l'éducation des communiste s et des travailleurs.

Le Parti est tenu de veiller avec un soin particulier à l'éducation des stagiaires, qui représentent actuellement un cinquième de l'effectif du Parti. Ce sont des communistes jeunes, énergiques et volontaires, des hommes qui se sont distingués et qui ont fait leurs preuves dans les vagues de la lutte pour la révolutionnarisation de la vie du pays, surtout des jeunes filles et des femmes, qui ont besoin d'être éduqués et de se former en tant que militants, d'acquérir des connaissances marxistes et les qualités propres au membre de notre héroique Parti.

Des changements notables ont également eu lieu dans le niveau d'instruction et de culture des membres du Parti. A présent 70 pour cent environ des communistes ont terminé le cycle d'études de 8 ans, leurs études secondaires ou supérieurs. C'est un excellent indice qui révèle les efforts persévérants des communistes pour acquérir une culture et toujours plus d'aptitudes. Toutefois, ces efforts doivent être incessants, car le savoir est sans fin. Malgré les succès, on est frappé par le fait que 30, pour cent environ des communistes ne sont dotés. que d'une instruction primaire ou n'ont pas achevé le cycle de 8 ans. Ce chiffre comprend un grand nombre de communistes âgés et habitant des zones montagneuses reculées, où l'enseignement de 8 ans n'a été étendu que ces dernières années. Si l'on encourage ces communistes à élever leur niveau culturel, maintenant que l'enseignement de 8 ans est partout obligatoire, il sera possible d'admettre, en règle générale, dans le Parti des personnes ayant terminé au mì¥Á19 11ð¿1111111111111&1

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1loppé dans le flot de l'action révolutionnaire de la classe ouvrière et des masses. C'est dans une lutte de classe acharnée contre les ennemis extérieurs et intérieurs, dans l'action hardie et dans les,prafonds mouvements révolutionnaires qui transforment l'univers objectif et subjectif de 1'homme, que chaque communiste et chaque organisation de base, chaque organe dirigeant du Parti, se sont révolutionnarisés sans cesse.

Au cours de la période qui fait l'objet du présent rapport, l'initiative, l'esprit novateur et l'élan révolutionnaire qui po.usse à aller de l'avant, se sont largement développés et ont reçu un contenu nouveau dans tous les secteurs, dans l'économie et la culture, dans la science et la technique. Tout cela a apporté un style nouveau plus souple, des formes de travail plus originales, convenant aux tâches du moment. Aujourd'hui, la vie des organisations du Parti et des communistes est empreinte d'un esprit militant élevé, elle manifeste leur empressement à se mobiliser et leur sens des responsabilités.

Il nous faut maintenir vivant cet esprit révolutionnaire et le renforcer constamment afin que les organisations du Parti puissent toujours et le mieux possible agir par elles-mêmes, que, par leur propre initiative et avec un sens de pleine responsabilité, elles analysent dans le détail, appliquent et contrôlent les directives et les décisions du Parti, abordent avec habileté et acheminent sur la bonne voie les problèmes nouveaux que soulève la vie.

L'esprit d'initiative a pour fondement une conception revolutionnaire de la manière de penser et d'agir. Il ne vient pas de lui-même et il n'est pas davantage reçu tout prêt, comme un cadeau, mais il s'acquiert après qu'on est parvenu à une connaissance approfondie des directives du Parti et qu'on a pénétré leur essence idéologique et politique, il s'acquiert à la suite de l'étude et de l'appréciation





oorrecte de la réalité, de l'opinion et de l'expérience des masses, grâce au courage d'assumer la pleine responsabilité de l'action qu'on accomplit.

Pour développer l'initiative des organisations du Parti, il est nécessaire de lutter avec fermeté contre la routine et les formes dépassées de travail, contre les méthodes administratives et la tutelle bureaucratique, qu'on observe encore dans le travail du Parti, malgré les améliorations obtenues. A cet égard il y a des cadres et des organes dirigeants du Parti qui, dans bien des cas, ont tendance à intervenir à propos de tout et à -décider de tout, ou bien qui, pour maintenir la liaison avec toutes les organisations de base, pour les «chapeauter», établissent une tutelle intolérable par l'intermédiaire des instructeurs, oubliant qu'ils limitent de la sorte l'initiative des organisations et des communistes et qu'ils les poussent à tout attendre d'en haut. C'est 1à. une manifestation de bureaucratisme dans le Parti. L'initiative se voit limiter également lorsque les organes dirigeants transmettent aux organisations de base des directives, des instructions et des décisions nombreuses, qui sont souvent longues, complexes et trop générales. Ainsi les organisations de base ne sont pas à même de les comprendre de façon détaillée, de les analyser et de les appliquer, et elles sont obligées de demander souvent des éclaircissements aux instances supérieures. Ici on a affaire à une autre mani:festation de bureaucratisme et d'intellectualisme.

Toutes les formes de travail et d'organisation doivent contribuer à mettre en mouvement les organisations de base et les communistes, à encourager leur initiative, à renforcer la responsabilité individuelle et collective. Cela doit être bien compris notamment par les cadres et les organes dirigeants du Parti. Mais il est indispensable que les organisations de base elles-mêmes luttent pour y parvenir. Celles-ci sont tenues de faire preuve de plus d'habileté et de courage, de ne pas attendre des solutions toutes faites d'en haut pour les problèmes qui les préoccupent, de ne pas agir de manière mécanique sans tenir compte du car actère de la directive et des conditions de l'entreprise, de la coopérative ou de l'institution où elles agissent. La pensée et l'initiative créatrices ne sont pas destinées à faire sensation, elles doivent se manifester en étroite liaison avec les tâches actuelles et concrètes et contribuer à leur solution.

La nécessité d'agir avec initiative ne ooncerne pas seulement l'organisation en tant qu'instance, mais chacun de ses membres et de ses stagiaires doit agir tous les jours et pour toute chose à son exemple et selon l'esprit qui la guide. Sans communistes révolutionnaires, il ne peut y avoir d'organisation du Parti révolutionnaire. Dans ce sens, pour chaque communiste, manifester de l'initiative ne peut se réduire à participer activement à l'examen des problèmes au sein de l'organisation. La vie de l'organisation de base, ce n'est pas uniquement sa propre réunion, mais la totalité de l'activité des communistes considérés un à un et dans leur ensemble, avant, pendant et après la réunion, activité destinée à élaborer et à appliquer la ligne et les décisions du Parti partout où ils vivent et travaillent.

Les tâches pour l'édification du socialisme et les problèmes posés par ia vie sont si nombreux qu'il est pratiquement impossible qu'ils soient tous examinés par l'organisation du Parti. C'est pourquoi, il est nécessaire que chaque communiste connaisse à fond et dans le détail les directives et les décisions du Parti et que, selon les conditions et le lieu de travail où il milite, il les applique avec esprit d'initiative, en oeuvrant comme agitateur, propagandiste et organisateur, mais toujours en remplissant un rôle d'avant-garde. Les communistes ne doivent pas réaliser mécaniquement leurs tâches, ni se comporter en conformistes, mais assumer la pleine responsabil,té de l'analyse détaillée et de la réalisation créatrice des directives et des orientations, faire preuve de courage lorsque les décisions, les ordres et les instructions de différentes sortes se trouvent en contradiction avec la juste politique du Parti et ne répondent pas aux conditions particulières réelles.

L'esprit d'initiative, en tant que trait caractéristique des communistes, apparaît et se renforce dans la lutte et le travail, dans l'activité pratique sociale quotidienne. C'est dans les actions et dans les mouvements de masse que se fondent en un tout l'élan révolutionnaire des communistes et l'áctivité créatrice des masses et qu'on porte ainsi un coup sévère aux méthodes bureaucratiques et au technocratisme, à ia par esse et au formalisme. Il est du devoir de tous les communistes, de toutes les organisations de base et de tous les comités du Parti d'étendre la méthode de l'action de masse à tous les domaines de la vie, car de la sorte le travail du Parti recevra une nouvelle impulsion et répondra mieux à l'élan et à l'enthousiasme de la classe ouvrière et de tous les travailleurs.

Pour le renforcement du Parti, la profonde compréhension idéologique et l'application persévérante des normes qui régissent sa vie interne revêtent une importance particulière. Ce sont justement ces normes qui trempent le Parti, qui en renforcent l'unité de pensée et d'action, qui assurent sa vitalité et le succès de son activité.

Toute compréhension erronée, toute application formelle de ces normes aurait de graves conséquences, étoufferait la vie interne du Parti, réprimerait l'esprit et l'élan révolutionnaires des communistes, frayerait la voie au bureaucratisme et à la dégénérescence du Parti. C'est là encore l'une des sources principales de la grande. tragédie que connaît le Parti Communiste de l'Union Soviétique. Maintenant, là-bas, les normes du Parti n'ont, en fait, plus qu'une apparence communiste et elles sont utilisées comme des leviers pour soumettre le Parti et appliquer la volonté de la clique révisionniste au pouvoir. Le centralisme démocratique s'y est transformé en centralisme bureaucratique, au moyen duquel on impose au parti le diktat du groupe dominant de la nouvelle bourgeoisie soviétique. La critique et l'autocritique se sont converties en un moyen pour frapper les adversaires de la ligne révisionniste et les traiter avec discrimination, à la discipline oonsciente s'est substituée la soumission aveugle aux autorités bureaucratiques. L'éthique communiste de membre du Parti a cédé ìa place à la morale bourgeoíse des carriéristes, des hommes serviles et hypocrites.

Au cours de toute son existence notre Parti a lutté constamment pour que ses normes restent pures et soient toujours présentes dans la vie quotidienne des organisations et des communistes. Cela a rendu notre Parti invincible, capable de faire face aux divers ennemis et de diriger le peuple albanais avec succès sur la voie radieuse du socialisme.

Tenant compte de l'expérience positive de notre Parti, ainsi que de l'expérience négative des partis révisionnistes, nous devons prêter toute notre attention à cette question vitale, combattre résolument toute manifestation de formalisme dans la compréhension et l'application des normes léninistes de la vie du Parti.

Ces normes ne sont pas un but en soi, ni des règles administratives. Ainsi, la démocratie interne, en tant que très importante norme de la vie du Parti, ne se ramène pas seulement à la procédure démocratique de la tenue des réunions: au droit de chacun d'intervenir dans les débats, à l'adoption des décisions à la majorité des voix, etc. La démocratie dans le Parti a une profonde signification idéologique et pratique. Son essence, c'est que chaque communiste participe activement à l'élaboration et à l'application de la ligne du Parti, qu'il exprime son opinion sur le travail et les hommes, qu'il critique ouvertement les défauts et fasse l'autocritique de ses propres insuffisances. Envisagée et appliquée de cette manière, la démocratie contribue à renforcer le Parti, à éduquer et

tremper les communistes, à impulser les organisations et à rendre plus compacts les rangs du Parti, sur la base du principe fondamental de son édification et de son fonctionnement, le centralisme démocratique.

La démocratie se renforce à travers les débats, la confrontation des opinions et des points de vue, lorsque les contradictions sont exposées et surmontées. La lutte correcte des opinions n'est pas la manifestation d'un manque d'unité, mais au contraire un moyen efficace pour renforcer l'unité. Là où on évite les débats, où la «tranquillité» et l'«harmonie» dominent, il y a stagnation, et la démocratie et l'unité sont de pure forme. La crainte des débats n'est pas un trait caractéristique des communistes, mais plutôt des petits bourgeois et des bureaucrates, qui veulent éviter tracas et soucis.

Mais la démocratie demeurerait également de pure forme si elle se bornait à des discussions et à des débats. Elle devient efficace et sert le renforcement du Parti lorsque les eommunistes appliquent de façon conséquente et jusqu'au bout les décisions adoptées, lorsqu'ils agissent comme un seul homme et se caractérisent par une volonté commune. C'est ainsi que se réalise dans la pratique l'unité de pensée et d'action.

On connaît la grande importance de principe que revêt le précepte léniniste, que pour être membre du Parti, il faut accepter les dispositions des statuts du Parti et son programme, faire partie d'une de ses organisations et verser régulièrement sa cotisation. Mais cette norme demeure purement formelle si le communiste n'est pas un combattant actif pour la mise en oeuvre de la ligne du Parti, s'il n'incarne pas dans la vie et au travail les qualités du communiste, qui sont définies dans les statuts, s'il n'est pas un homme d'avant-garde et ne se tient pas au premier rang des masses dans ìa lutte pour le socialisme. Les communistes albanais ne sont pas des communistes dont on ne réclame que les suffrages, comme le veulent les partis révisionnistes, mais des combattants de première ligne, des hommes qui s'inquiètent jour et nuit des affaires du Parti et des destinées du peuple.

Le Parti ne peut pas se tenir à la pointe de la lutte et aller de l'avant sans mobiliser les masses, sans s'appuyer sur elles, car le travail du Parti est vaste, illimité, et il ne pourrait jamais être accompli par un nombre limité de communistes. La liaison avec les masses est une autre norme, un áutre principe important du Parti.

Les problèmes du Parti sont des problèmes qui préoccupent les masses et, pour cette raison il nous faut aller les découvrir parmi elles, les discuter et les résoudre de concert avec elles, car ce sont précisément les larges masses qui créent, qui édifient et transforment le monde, la société. La mise en oeuvre de set important principe marxisteléniniste constitue le maillon dont il faut se saisir pour faire progresser tout notre travail. La ligne de masse centuple les forces du Parti, approfondit toujours davantage la démocratie dans sa vie interne, renforce les liens du Parti avec le peuple.

Les succès dans ce domaine sont notables, mais nous nous heurtons enoore à des conceptions formalistes et sectaires. On remarque que, dans certains cas, on consulte les masses juste pour dire qu'on l'a fait, et même lorqu'on recueille leur avis sur une question donnée, les décisions ne reflètent pas leurs observations et leurs justes propositions somme il convient. Il y a égadement formalisme lorsqu'on. ne consulte que quelques personnes et qu'on prétend avoir ainsi écouté la voix des masses. De même, plus d'une fois, sous le mot d'ordre d'application de la ligne de masse, on se réunát avec ou sans raison et à propos de questions insignif iantes.

Par ailleurs, certaines organisations de base ont de la peine à sortir des limites étroites d'un travail en petit comité et privé de perspectives. Quel mal y a-t-il non seulement à recueillir l'avis des masses à propos de chaque problème important soumis pour discussion à l'organfisation de base et aux instances du Parti, mais aussi à mettre les travailleurs, après chaque réunion du Parti, au courant des questions qui les intéressent et à trouver, avec eux, les formes et les moyens les plus adéquats pour les résoudre? Y aurait-il violation d'une norme organisationnelle si l'organisation de base s'adressait au collectif de travail et lui faisait connaître comment on a appliqué les décisions, comment ont travaillé les communistes, les membres des bureaux et jusqu'aux membres des plénums de district, ou si l'on convoquait des réunions publiques de l'organisation de base, et cela pour y discuter même des erreurs des communistes? Dans ce eas on ne violerait aucune norme, aucun principe d'organisation, mais on briserait seulement les conceptions bureaucratiques qui sousestiment l'opinion et le contrôle des masses, on approfondirait encore davantage la démocratie dans la vie interne du Parti, on appliquerait de manière révolutionnaire les principes et les normes du Parti.

La nécessité de mettre toute l'activité des organisations du Parti et des communistes sous le contrôle de la classe ouvrière et des masses travailleuses est une question d'une grande importance de principe permettant au Parti de ne pas se couper de la classe ouvrière et des masses, de demeurer révolutionnaire jusqu'au bout et de servir avec dévouement les intérêts du peuple. C'est l'absence de tels rapports entre le Parti et les masses, l'abandon de la ligne de masse, le fait de réduire l'activité du Parti à un travail en vase clos, hors du contrôle de la classe ouvrière et des travailleurs, qui ont permis aux révisionnistes de prendre les masses au dépourvu et de les mettre devant un fait accompli.

Nous devons constamment avoir en vue cette triste leçon, et approfondir encore davantage la riche expérience de notre Parti dans le sens de la démocratisation accrue de la vie du Parti, de l'application, dans un esprit révolutionnaire, de ses normes, du renforcement de ses liens avec les masses. Ainsi le Parti sera toujours aussi solide que l'aciér, invincible, capable de s'orienter correctement dans chaque situation et il réalisera avec succès chaque tâche.

L'approfondissement de la ligne de masse serait inconcevable sans que soit amélioré encore plus le travail du Parti dans les organisations de masse et sans que sa direction dans ces organisations soit affermie. Le rôle de l'organisation des Unions professionnelles, celui des organisations de la jeunesse, des femmes et du Front Démocratique a son importante pour le renforcement des liens du Parti avec les masses, pour l'éducation révolutionnaire et la mobilisation des travailleurs en lutte pour l'accomplissement des tâches de l'édification socialiste. Ces organisations font connaître aux masses la ligne du Parti et soumettent au Parti et à l'Etat les problèmes qui préoccupent les masses, non seulement elles éduquent les travailleurs, mais aussi elles les prganisent pour qu'ils puissent prendre une part active à la direction des affaires d'Etat et des affaires sociales et exercer leur contrôle direct sur quiconque, en tant que maîtres tout-puissants du pays.

Le Parti a toujours hautement apprécié ce rôle important tenu par les organisations de masse dans le système de la dittature -du prolétariat, et c'est bien pour cette raison qu'il leur a consacré et leur consacre toute son attention. Cette attention ne doit nullement diminuer même à l'avenir. Elle doit, au contraire, s'accroître pour permettre de combattre toute sous-estimation des organisations de masse, constatée ici ou là, dans quelque organisation du Parti, chez quelque cadre et communiste.

La direction du Parti dans les organisations de masse est la condition qui assure une juste orientation politique, idéologique et organisationnelle à l'union des forces populaires dans la lutte pour les idéaux élevés du socialisme. Notre Parti se prononce aussi bien contre les points de vue des révisionnistes modernes qui préconisent l'indépendance des organisations de masse vis-à-vis du parti révolutionnaire de la classe ouvrière, pour les placer ainsi sous la dépendance des partis bourgeois, que contre les conceptions bureaucratiques, selon lesquelles les organisations de masse doivent être des annexes des organismes d'Etat, contre ces conceptions qui leur dénient toute initiative afin que tout leur soit dicté d'en haut.

La direction du Parti est une direction politique et idéologique, ce qui signifie que, à la base de l'activité des organisations de masse, résident l'idéologie et la ligne politique généraie du Parti, que ses directives et ses décisions sont la seule source qui les inspire et les guide dans tout leur travail. De là découle aussi pour les comités et les organisations du Parti la tâche d'expliquer clairement cette ligne et ces directives aux organisations de masse conformément à leur nature spécifique et à leurs fonctions, en leur laissant en même temps une initiative complète pour qu'elles les analysent en détail et qu'elles les mettent en oeuvre.

Dans ce sens, il y a lieu de considérer comme en tièrement étrangère à notre doctrine et comme nuisible la pratique parfois observée et selon laquelle les organisations du Parti doivent tout envisager au préalable, autrement dit avant que les organisations de masse ne se lancent dans l'action.

Les pratiques bureaucratiques de ce genre, qu'on camoufle souvent en invoquant la «nécessité de faide concrète» à prêter aux organisations de masse, leur «manque d'expérience», témoignent en fait, que quelques organisations du Parti ne se sont pas encore débarrassées de certaines formes et -néthodes de travail vieillies.

Dans les conditions où la formation idéologique et politique des masses populai.res et leur niveau de culture et d'instruction se sont élevés et où eurs organisations ont acquis une riche expérience, il est nécessaire de perfectionner aussi les formes et les méthodes de direction du Parti. qui doivent viser non pas à étouffer, mais à développer largement l'initiative des organisations de masse, cependant que ces dernières doivent perfectionner leur propre style et méthode de travail, trouver des formes d'action plus libres, plus souples et plus variées.

Un effort particulier a été déployé pour éduquer les activistes des organisations de masse, qui constituent une grande force e t une source intarissable pour le grossissement des rangs du Parti et pour la formation de cadres pour tous les secteurs. Ce groupe d'activistes ne se compose pas seulement de fonctionnaires, ni même seulement des élus aux instances des organisations de masse, mais aussi de dizaines de milliers d'activistes du domaine social, qui oeuvrent avec une haute conscience en tant que propagandistes, agitateurs et organisateurs des masses. Le travail en vue d'accroître le nombre et les capacités de ces activistes, et de les tremper, doit faire l'objet de tout le soin du Parti et des organisations de masse elles-mêmes.



A propos des questions concernant la politique

des cadres, leurs méthodes et leur style

de travail



Par le travail attentif qu'il a accompli pendant de longues années, le Parti a créé toute une armée de cadres compétents et fidèles qui, trempés dans la lutte pour surmonter les difficultés et les abstacles, éclairés par la ligne marxiste-léniniste du Parti, travaillent en révolutionnaires dans bous les secteurs.

Les mesures importantes adoptées par le ;Parti pour leur révolutionnarisation, depuis la rotation des cadres et le travail à la production jusqu'à l'amélioration de la composition sociale des instances du Parti, des organisations de masse et de tout l'appareil, ont eu pour effet que, indépendamment de l'âge ou de l'ancienneté au travail, les cadres se sont trempés encore davantage comme militants du Parti et fils dévoués du peuple.

A l'heure actuelle, environ 44 pour cent des cadres de toutes catégories n'ont pas plus de 30 ans. Par ailleurs, plus de 50 pour cent d'entre eux sont âgés de 30 à 50 ans. Ces indices sont très positifs. Ils témoignent que le Parti a suivi une juste politique dans l'élévation du niveau des cadres, en alliant en parfaite harmonie les vieux cadres avec les jeunes, en éduquant une jeune génération de cadres, et en renouvelant graduellement et continuellement les organes dirigeants du Parti, de l'Etat, de l'économie et de la culture.

Le Parti poursuivra cette juste politique à l'avenir également. Le renouvellement et le remplacement des cadres sont une nécessité vitale, aussi devons-nous nous préoccuper sans relâche de ce problème, y songer sérieusement et assez à l'avance.

Les cadres, en particulier les cadres dirigeants, ne se forment pas facilement, ni en un jour ni en un an, il faut du temps pour élever leur niveau de formation et les préparer. Si les nominations se font rapidement, la transmission de l'expérience, quant à elle, ne peut se faire par un simple coup debaguette. C'est un processus continu que le Parti conduit avec sollicitude. Le travail commun des vieux et des jeunes cadres permet de transmettre la bonne expérience et de l'enrichir, de mûrir les jeunes et de rajeunir les anciens, de réaliser une pleine entente entre les cadres et d'harmoniser les différentes expériences.

Le Parti doit lutter courageusement contre les obstacles qui entravent la prompton des jeunes cadres, surtout contre les conceptions conservatrices et sectaires, qui sont une manifestation de défiance

envers les capacités créatrices des masses, et une expression de l'orgueil professionnel mal placé et de l'intellectualisme. Tout cela se manifeste sous différentes formes, chez différentes personnes et à des doses diverses, ainsi que dans différentes catégories de travailleurs.

Désormais on a une solide base et toutes les conditions sont créées pour promouvoir avec plus de hardiesse de jeunes cadres dans tous les domaines. On en compte des milliers et des milliers dans les rangs de notre classe ouvrière, parmi notre paysannerie coopératrice, dans notre jeunesse merveilleuse. Les jeunes de chez nous ont un niveau élevé d'instruction et de culture, ils reçoivent dès leur enfance et en permanence l'éducation du Parti, ils sont trempés et ne cessent de se tremper tous les jours dans notre vie révolutionnaire. Ils sont pleinement dignes de se voir confier n'importe quelle tâche et capables de l'accomplir. Ne pas voir cette réalité signifie se laisser devancer par la vie, porter préju~dice au travail du Parti, entraver le développement du pays.

Les cadres jeunes ont besoin d'être aidés et guidés avec sollicitude, mais sans être maintenus sous tutelle, dans le rôle d'auxiliaire ou de commis. Les cadres ayant un long stage de travail, le sens d'une haute responsabilité pour le présent et l'avenir du pays, doivent considérer cette aide à prêter comme une tâche de Parti, seconder les jeunes cadres avec passion, les encourager, les instruire, tout en s'instruisant auprès d'eux et en étant persuadés qu'ils ont à apprendre. Ils ne doivent pas oublier qu'ils ont été naguère eux-mêmes jeunes et que malgré cela le Parti leur a assigné d'importantes responsabilités, qu'il les a niûris, éduqués, leur a appris à lutter et à triompher, qu'il s'est toujours tenu auprès d'eux et qu'il les a aidés à aller de l'avant.

Il est indispensable de respecter, sur des bases révolutionnaires et non sentimentales, les vieux cadres qui ont apporté une grande contribution à la lutte de libération et à l'édification du socialisme, qui ont supporté sur leurs épaules de lourdes tâches car on respecte ainsi leur oeuvre et leur expérience, pour lesquelles eux-mêmes doivent toujours se montrer modestes. Il est du devoir du Parti de s'employer à ce que tous les cadres, indépendamment de leur âge et de leur stage de travail, considèrent correctement leur poste et leur rôle, comprennent bien la dialectique du développement de la vie, ne se laissent pas dépasser par le temps et apportent toute leur contribution utile pour le bien du Parti et du peuple.

Il faut que les cadres soient toujours des révolutionnaires dévoués au service du peuple travailleur. C'est pourquoi il nous faut absolument approfondir le travail visant à les tremper et à les révolutionnariser sans cesse, encourager et renforcer les liens des cadres avec les masses, rechercher sans relâche et découvrir des formes et des moyens nouveaux servant à l'éducation des cadres du Parti, du pouvoir et de tous les autres secteurs.

L'amélioration des méthodes et du style de travail des cadres est un autre problème de première importance et elle leur impose d'accomplir avec succès et un plein sens de leu=s responsabilités les grandes tâches qui leur sont assignées.

Le nouveau plan quinquennal nous fixe d'importantes tâches dans l'industrie, l'agriculture, la construction, la culture et dans tous les autres secteurs. Ces tâches sont assez complexes, elles ont leurs aspects politique, économique, technique et organisationnel. C'est pourquoi ies mesures ayant trait à leur réalisation doivent, à leur tour, être multiformes, les cadres doivent connaître à fond ce tout si complexe, traiter et résoudre les problèmes dans leur unité, dans leur connexion et leur interdépendance. Ils sont tenus de combiner et d'harmoniser avec perspicacité le travail d'explication et d'éducation avec l'activité économique, le travail technique avec le travail d'organisation.

Ce n'est que sur cette .base que peut se poursuivre avec succès l'activité révolutionnaire pratique des masses, que leur mobilisation peut être portée à un degré élevé, qu'on peut obtenir des résultats plus importants aussi bien dans la production des biens matériels que dans le renforcement de la oonscience des gens.

Tout comme dans les autres secteurs, dans le travail du Parti également, il est indispensable aujourd'hui que le travail de direction soit porté à un niveau supérieur, sur des bases scientifiques. Il est exigé de nos cadres qu'ils réfléchissent davantage sur le contenu politique et idéologique des directives, qu'ils gén.éralisent mieux sur le plan théorique l'expérience des masses et du Parti, qu'ils se saisissent des questions fondamentales et qu'ils sachent ouvrir des perspectives -de travail dans tous les secteurs. Pour cela, il est indisponsable que nos cadres à tous les niveaux étudient la science révolutionnaire du Parti, assimilent la conception matérialiste dialectique du monde, en étroite liaison avec la pratique, avec les problèmes qu'ils ont à résoudre. Ils doivent mener une lutte résolue contre toute manifestation de subjectivisme, d'empirisme et de praticisme, contre tout ce qui entretient la routine, qui pousse à se perdre dans les menus faits quotidiens, tout ce qui développe l'esprit de commandement et éloigne de la connaissance de ìa réalité.

Le style et la méthode de travail ne sont pas déterminés une fois pour toutes. Ils se modifient, se développent et s'enrichissent conformément aux conditions et aux tâches nouvelles. Tout doit être vérifié dans la pratique. Il importe ici que les cadres considèrent et comprennent bien la réalité dans sa transformation révolutionnaire, le nouveau qui naît et se développe, qu'ils connaissent les exigences du moment. Ils seront ainsi à même de combattre plus efficacement toute manifestation de conservatisme, toute tendance à se cramponner aux formes et aux méthodes vieillies, dépassées par la vie.

Notre Parti est le parti du progrès, le parti de l'avenir. Il est inconciliable avec tout ce qui est vieux, conservateur et régressif. Il lutte pour déblayer tous les obstacles et pour frayer une large voie au nouveau, à l'émancipation et au développement des énergies créatrices des masses, au progrès de notre société socialiste dans tous les domaines.





VI



LE MARXISME-LENINISME, DOCTRINE

TOUJOURS JEUNE ET SCIENTIFIQUE



Le Parti n'a cessé de porter une extrême attention à la lutte contre le courant antimarxiste le plus dangereux, le révisionnisme moderne, avec à sa tête le révisionnisme soviétique. Conscient de la nécessité historique de ce combat, notre Parti a dénoncé les conceptions et les thèses antimarxistes des révisionnistes khrouchtchéviens, leur activité contre-révolutionnaire, leur démagogie et leur tactique mystificatrices. Il s'est battu avec détermination pour leur arracher un masque après l'autre et mettre à nu leur visage de traître et de socialimpérialiste.

Le Parti du Travail d'ALbanie, le Parti Communiste Chinois et les marxistes-léninistes authentiques avaient prédit dès le début de la grande polémique engagée avec les révisionnistes modernes, que ceux-ci, en s'écartant des positions de principe du marxisme-léninisme, se retrouveraient dans le giron de la bourgeoisie et du capitalisme, sur la barricade de la contre-révolution. La pratique a pleinement confirmé cette prévision.

Le révisionnisme, qui est né comme un couranb opportuniste et antimarxiste au sein du mouvemenb communiste, comme le résultat même de l'évolution logique de la trahison, s'est transformé maintenant en un courant bourgeois dans le mouvement ouvrier, un courant semblable à la social-démocratie. Les pays où les révisionnistes ont accédé au pouvoir se sont convertis en des Etats bourgeois qui oppriment et exploitent les travailleurs tout comme la bourgeoisie le fait dans les pays capitalistes. Le chef de file du révisionnisme, l'Union Soviétique, s'est changé en une puissance impérialiste qui poursuit une politique expansionniste et agressive et qui lutte pour l'hégémonie et la domination mondiale.

Mis au pied du mur par les forces marxistesléninistes qui les dénoncent avec vigueur, ébranlés par leurs échecs et leurs défaites successifs, en proie à des contradictions et à une crise profondes, les révisionnistes modernes cherchent à manoeuvrer, à varier leur tactique pour tromper les communistes et les peuples et prolonger leur domination.

Bien que ces tentatives et ces manoeuvres, qua l'on a vu réitérer une fois de plus avec obstination au XXIVe Congrès du Parti Communiste de l'Union Soviétique, n'aient désormais plus rien de nouveau, il ne faut pas en sous-estimer l'importance. Les révisionnistes, surtout dans les pays où ils sont au pouvoir, continuent de maintenir sous leur influence et de duper de larges couches de travailleurs. Ils ne cessent de nuire gravement à la cause du communisme. Pour les marxistes-léninistes, pour les révolutionnaires conséquents, le révisionnisme demeure un grand ennemi, non moins dangereux que la bourgeoisie impérialiste. Il ne faut, à aucun titre, nourrir la moindre illusion sur ce point. La lutte contre le révisionnisme moderne ayant à sa tête les dirigeants soviétiques, doit être poursuivie, renforcée et menée jusqu'au bout. Leur action nuisible ne cessera que lorsque la révolution les aura balayés de la face du globe.

Le Parti du Travail d'Albanie continuera, comme il l'a fait jusqu'ici, de lutter de toutes ses forces oontre la trahison révisionniste, convaincu d'accomplir ainsi son devoir à l'égard de son peuple et du communisme international.

Pour nous, la lutte idéologique contre le révisionnisme moderne est partie intégrante et inséparable de la lutte pour la défense et l'édification áu socialisme en Albanie, pour ïa victoire de la liberté des peuples et de la révolution partout dans le monde.

La situation actuelle rend encore plus impérieuse la nécessité de renforcer cette lutte de portée historique. Nous vivons dans une période de croissance du mouvement révolutionnaire. La lutte contre l'impérialisme et la réaction gagne de plus en plus en ampleur. Les mouvements révolutionnaires, qui secouent dans leurs fondements l'ancien monde de l'oppression et de l'exploitation, embrasent tous les continents. C'est là une très nette manifestation de l'exacerbation des contradictions de classe et nationales, intérieures et extérieures, du système capitaliste mondial, de l'aggravation de sa crise générale.

L'évolution du processus révolutionnaire dans le monde s'est actuellement beaucoup diversifiée. Les différents détachements du mouvement révolutionnaire mondial ne luttent ni n'agissent dans les mêmes conditions, ils se trouvent à des étapes différentes de leur évolution sociale, se fixent des tâches différentes et suivent la pratique historique qui leur est propre. La base sociale de classe de la révolution mondiale s'élargit également. Outre la classe ouvrière, aux divers mouvements révolutionnaires participent toujours plus activement de larges couches sociales telles que la paysannerie et la petite bourgeoisie urbaine, l'intelligentsia et les étudiants, la jeunesse et les femmes, qui apportent au mouvement tout le bagage idéologique des couches qu'ils représentent, avec leurs bons et leurs mauvais côtés.

Toutefois, cependant que les masses et les peuples se dressent puissamment pour la lutte et la révolution, dans de nombreux pays et régions du monde la faiblesse du mouvement révolutionnaire réside précisément dans l'absence d'une stratégie et d'une tactique scientifiques, qui ouvrent devant les masses une perspective révolutionnaire et les orientent correctement pour qu'elles réalisent leurs desseins. La situation actuelle se caractérise par le fait que le mouvement pratique des masses est allé et va de l'avant, cependant que le facteur subjectif, leur prise de conscience, leur organisation et leur direction marquent, dans maints pays, un certain retard, ne répondent pas aux tâches de l'heure. Ici les révisionnistes modernes jouent directement un rôle de sape et de sabotage. Après avoir renié les idéaux révolutionnaires, ils se sont transformés en briseurs de grèves et en sapeurs-pompiers de la révolution, s'efforçant, par leurs conceptions et leur activité opportunistes et antimarxistes, dedésarmer la classe ouvrière et de semer le désarroi idéologique et politique dans les rangs de la révo-lution. Ils rendent ainsi le plus grand service à. la bourgeoisie et à la réaction, et portent le plus grand tort à la cause de la libération des peuples: et du socialisme.

Avec ses thèses de l'extinction de la lutte de classes et de la collaboration des classes sous le couvert de la coexistence pacifique, avec les illusions qu'il entretient sur la transformation de la. nature de l'impérialisme et sur un monde sans armes et sans guerres, avec sa peur des armes atomiques et de la guerre thermo-nucléaire, avec ses, sermons sur le passage pacifique au socialisme, etc., le révisionnisme khrouchtchévien s'est rencontré avec la social-démocratie pour ne former avec elle qu'un seul courant contre-révolutionnaire au service de la bourgeoisie.

Cette plate-forme opportuniste et réformiste, avancée au XXe Congrès du Parti Communiste de l'Union Soviétique, et qui devait être développée et complétée plus tard dans les congrès qui suivirent, fut présentée par les révisionnistes comme une plate-forme qui défendait soi-disant le léninisme contre les prétendues déformations staliniennes. En fait, il apparut rapidement que le courant qui s'était fait jour en avançant les mots d'ordre de l'antistalinisme était un courant étranger au marxisme-léninisme, inconciliable avec lui et même en lutte oontre lui.

Les révisionnistes khrouchtchéviens ne cessent de clamer que leurs conceptions et leurs thèses théoriques ont jeté les «abases» de la lutte pour le socialisme et de la «juste» voie qui y conduit. En vérité, cette lutte et cette voie ne visaient qu'à éteindre la lutte pour le socialisme, à éloigner les masses de la voie de la révolution, à perpétuer le système capitaliste et à saper partout les victoires du socialisme.

Les théories et la pratique contre-révolutionnaires des révisionnistes servent à alimenter les courants idéologiques hostiles les plus divers, depuis les courants les plus réactionnaires bourgeois, jusqu'aux courants trotskistes et petits-bourgeois. Les idéologues bourgeois, dans un dessein déterminé, s'évertuent à présenter la trahison révisionniste comme un échec du socialisme et du marxisme-léninisme, à faire croire que le oommunisme n'est pas en mesure de fournir une solution positive aux problèmes du monde actuel. Faisant l'apologie du système capitaliste, ils prétendent que celui-ci est devenu aujourd'hui capable de résoudre les contradictions et les conflits sociaux, de créer une société du «bien-être général», que la révolution technique et scientifique actuelle serait soi-disant en train de remplacer la révolution sociale et qu'elle rapprocherait le capitalisme du socialisme pour les fondre en une société nouvelle et unique «industrielle» ou «post-industrielle». Ce courant représente la tendance la plus réactionnaire, ouvertement anticommuniste, dans la lutte idéologique actuelle.

On assiste aujourd'hui à une recrudescence sans précédent de divers courants antimarxistes comme ceux des trotskistes et des anarchistes, qui, en s'infiltrant dans les divers mouvements de masse, surtout de jeunes et d'intellectuels, tentent de pêcher en eau trouble, afin de détourner les masses de la juste voie et de les engager dans de périlleuses aventures qui conduisent à de graves défaites et désillusions. Bien qu'on les voie souvent adopter des mots d'ordre ultra-révolutionnaires et antirévisionnistes, ils font, en fait, le jeu des révisionnistes et sapent avec eux la cause de la révolution.

Il est aussi des idéologues petits-bourgeois et des personnes sincèrement révolutionnaires de convictions, qui, déçus par la trahison révisionniste, mettent en doute les principes fondamentaux du marxisme-léninisme et s'efforcent d'échafauder de nouvelles théories ou d'en ressusciter d'anciennes. Le marxisme, selon eux, ne serait ni complet ni exact, il ne répondrait soi-disant pas aux nouvelles conditions historiques des divers pays ou continents.

Dans cette situation de profond désarroi idéologique, que les révisionnistes modernes ont créée et qu'ils cherchent à maintenir, on comprend combien il est important pour tous les marxistes-léninistes de lutter pour libérer la classe ouvrière et les masses laborieuses de toutes les influences de l'idéologie bourgeoise et révisionniste comme des divers courants petits-bourgeois, et de les armer de la seule idéologie scientifique, le marxisme-léninisme.



«Une des conditions indispensables pour préparer le prolétariat à la victoire, a dit Lénine, est sa lutte longue, te implacable contre l'opportunisme, n'ace et f ormisme, le social-chauvinisme et le réles autres influences et courants bourgeo. logues, qui sont inévitables puisque le prolétariat agit dans l'ambiance du cal italisme. Sans cette lutte, sans avoir d’abord remporté une victoire totale sur l'oppotunisme dans le mouvement ouvrier, il ne saurait être question de dictature d létariat.»



La lutte idéologique qui se livre aujotrd’hui dans le monde est une lutte de grande ampéur et très complexe. Mais les problèmes les plus fondamentaux dont on discute sont le problerle de savoir à qui doit appartenir l'hégémonie dans le mouvement révolutionnaire, le problème da, l’essence et des voies de développement de la revolution et la conception de l'édification de la société socialiste.



Le réle dirigeant de la classe ouvrière et d Parti marxiste-léniniste, condition essentielle pour vaincre la bourgeoisie et l'impérialisme



Les adversaires idéologiques du marxisne-léninisme, depuis la bourgeoisie jusqu'aux révisionistes, en passant par les réformistes et les petits-bourgeois, s'emploient, par leurs paroles comme par leurs actes, à nier la mission historique mondiale de la classe ouvrière, son rôle et sa place hégémonique dans la révolution. Tous ensemble, d'une manière ou d'une autre, ils s'évertuent à démontrer que les idées du marxisme-léninisme sur cette question seraient périmées.

Spéculant sur les récents phénomènes du capitalisme actuel, surtout sur les conséquences du développement du capitalisme monopoliste d'Etat et sur la révolution technique et scientifique, les idéologues bourgeois, tels Marcuse et consorts, cherchent à prouver avec leurs théories technocratiques que la société capitaliste se déprolétariserait, que la classe ouvrière se transformerait en «copropriétaire et cogestionnaire» des entreprises capitalistes et que, du fait même de son <dntégration» dans le système capitaliste, elle n'aurait plus intérêt à la transformation révolutionnaire de la société. Et même quand quelqu'un d'entre eux croit voir une force révolutionnaire, il la découvre dans les couches situées à la «limite des classes», dans le lumpenprolétariat, dans les ghettos des grandes villes, parmi les émigrants, ou encore parmi les étudiants et les intellectuels.

Par ailleurs, les révisionnistes, surestimant la poussée objective vers le socialisme sus.citée par le développement même de nouvelles forces productives, et à laquelle le nouveau rapport des forces dans l'arène internationale en faveur du socialisme a donné encore plus de vigueur, propagent les conceptions selon lesquelles la lutte pour le socialibme pourrait être dirigée également par d'autres classes et forces sociales non prolétariennes, depuis la bourgeoisie nationale et la petite bourgeoisie jusqu'à l'intelligentsia progressiste et patriote.

Ces vues causent un grand tort au mouvement révolutionnaire, sèment le désarroi parmi certains militants non aguerris et dans diverses couches de la population, surtout parmi la jeunesse étudiante et les jeunes intellectuels, qui se veulent des forces indépendantes et essentielles de la révolution et ne considèrent comme indispensables ni l'hégémonie de la classe ouvrière ni le rôle de direction politique de son Parti marxiste léniniste.

La question de savoir à qui appartient le rôle d'hégémonie dans la révolution revêt une haute importance de principe, car de la force qui est à sa tête et qui la conduit, dépendent son orientation, son développement conséquent et sa destinée. L'attitude à l'égard de la classe ouvrière et de son rôle dirigeant est une pierre de touche pour tous les révolutionnaires. L'abandon de l'idée de l'hégémonie du prolétariat dans le mouvement révolutionnaire actuel est, comme l'indiquait Lénine, l'aspect le plus vulgaire du réformisme.

Les conditions qui font de la classe ouvrière la force déterminante de l'évolution sociale présente, la force dirigeante de la lutte pour la transformation révolutionnaire du monde capitaliste, n'ont nullement changé.

La classe ouvrière, en dépit de toutes les transformations qu'a subies le monde capitaliste actuel, est dépouillée de toute forme de propriété des moyens de production, elle n'a aucune part à la direction ni à l'organisation de la production, et les buts de celle-ci lui sont étrangers. Ce qu'on appelle «la société de consommation» n'a pas été créée pour satisfaire les besoins des travailleurs, mais pour intensifier leur exploitation et accroître les bénéfices des capitalistes. Il est de fait que les bénéfices des monopoles, des trusts et autres konzerns ont atteint des chiffres astronomiques, somme il est également de fait que, ces dernières années, dans les pays capitalistes les plus développés, d'âpres batailles d'une violence sans précédent ont éclaté entre la classe ouvrière et la bourgeoisie. Les ouvriers de France, d'Italie, d'Angleterre et d'Amérique se sont mis en grève, ils sont descen:dus dans la rue et ont occupé les usines, non pas par simple plaisir, mais parce que leurs conditions de vie sont des plus dures, parce que la machine capitaliste les écrase, fait d'eux de simples instruments, les déshumanise.

Contrairement aux allégations des idéologues bourgeois et révisionnistes, la société capitaliste ne se déprolétarise pas, mais se prolétarise au contraire constamment, le poids et le rôle de la classe ouvrière dans la production deviennent de plus en plus déterminants, et c'est elle qui demeure la principale force productive de la société. La pratique montre que c'est seulement quánd la classe ouvrière bouge, quand elle cesse le travail ne fût-ce qu'un seul jour, que toute la bourgeoisie est ébranlée et que ses institutions se mettent en état d'alerte. La classe ouvrière est une classe aux riches traditions de combat et d'organisation, elle a son Parti et sa théorie scientifique qui la guident dans la lutte de classe.

Toutes les forces révolutionnaires qui se battent pour renverser l'ordre bourgeois ne peuvent remporter la victoire que si elles fondent leur combat avec celui de la classe ouvrière, si elles reconnaissent et acceptent son rôle dirigeant et celui du parti prolétarien marxiste-léniniste. C'est là une nécessité objective. Toute autre voie conduit à l'aventurisme et à la déîaite. C'est cette grande union de toutes les forces révolutionnaires de gauche avec la classe ouvrière, que la bourgeoisie et les révisionnistes craignent par-dessus tout.

En ce domaine, le rôle de la social-démocratie et des révisionnistes modernes est particulièreïnent malfaisant. Encadrant la classe ouvrière dans leurs syndicats réformistes, ils s'emploient à freiner son élan révolutionnaire, à paralyser son esprit de combat, à faire d'elle une classe docile et sournise aux patrons capitalistes. Dans ces conditions on ne peut faire que la classe ouvrière s'éveille et prenne la direction de la lutte révolutionnaire sans mener une lutte résoìue au sein même des syndicats réfor:nistes contre la ligne et les positions de leurs chefs bourgeois, afro de les dé.masquer et de les isoler de la masse des ouvriers.

La jeunesse, les étudiants et les diverses couehes de l'intelligentsia occupent une place importante dans le mouvement révolutionnaire actuel. Dans bien des pays, et notamment en France et en Italie, aux Etats-Unis et au Japon, en Espagne et en Amérique Latine, ils se sont montrés très actifs et ont donné des preuves de courage, d'abnégation et d'esprit révolutionnaire. Mais il faut admettre que dans les mouvements des intellectuels et des étudiants de gauche, on observe une grande confu-sion idéologique et politique. Le caractère souvent. utopique de leurs programmes et de leurs mots d'ordre, leur impatien~ce et leurs explosions spontanées ont leur source dans les influences des idéologies non-prolétariennes et dans la composition sociale hétérogène de ces mouvements.

Les marxistes-léninistes consacrent toute leur attention aux mouvements de la jeunesse et des intellectuels de gauche, et, sans en cacher la faiblesse, ils luttent pour les amener sur de justes positions révolutionnaires, pour les affranchir de l'influence de l'idéologie bourgeoise, petite-bourgeoise et révisionniste.

En dépit du poids accru de l'intelligentsia dans la société actuelle, malgré les modifications que l'on constate dans le niveau et la nature de son action, ainsi que dans la composition sociale de cette couche, elle ne constitue pas une classe distincte. L'intelligentsia est une couche qui se situe entre les diverses classes de la société et qui provient de classes diverses. De par cette nature même, elle a pour trait certaines hé.sitations politiques et idéologiques. Et ces hésitations s'accentuent encore du fait que la bourgeoisie s'emploie de toutes les manières à la corrompre et à la mettre à son service.

L'intelligentsia, comme l'a indiqué Lénine et comme le confirme la pratique, n'a jamais été et ne peut jamais être une force sociale et politique indépendante. Son rôle et sa place dans la société

sont fonction des classes dont elle est issue et de sa situation sociale et économique, de l'alliance dc ses divers détachements avec telles ou telles classes.

Aussi l'intelligentsia ne peut-elle jamais supplanter la classe ouvrière quant au rôle dirigeant dans la révolution.

La jeunesse, les étudiants, la fraction progressiste de l'intelligentsia sont de proches alliés de la classe ouvrière, mais ce ne sont pas les seuls. L'hégémonie de la classe ouvrière s'étend aussi sur d'autres couches de la population, qui ont la révoluti%on à coeur, principalement sur la paysannerie, qui, dans l’immense majoritdé des pays et des zones da monde, constitue sa principale alliée, la plus puissante et la plus résolue.

Les révi.sionnistes actuels, sous prétexte que le rôle de la paysannerie serait secondaire, surtout dans les pays capitalistes développés, cherchent à nier l'importance de la grande alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie pour donner la primauté à l'alliance de la classe ouvrièr e et de l'intelligenisia. Dans certains autres pays, les révisionnistes substituent à l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie, celle de la classe ouvrière et des couches petites-bourgeoises des villes et de leurs environs. Par ces théories et ces pratiques ils visent à détacher de la classe ouvrière son alliée la plus proche et la plus déterminée au combat. La thèse léniniste selon laquelle l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie est une force sociale capable de renverser la bourgeoisie et de construire le soc:ûlisme, est pleinement valable pour notre époque également,

De même que le sort de la révolution dans chaque pays dépend de l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie de même, sur le plan international, le sort de la révolution mondiale dépend de l'alliance des pays socialistes et du mouvement ouvrier dans les pays capitalistes évolués, d'une part, avec le mouvement anticolonialiste. de libération et démocrat.ique des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine, de l'autre. Toute attitude de dédain et de dénigrement à l'égard de la lutte des peuples de ces continents, qui constituent l'immense majorité de la population mondiale, et où l'impérialisme se voit infliger les coups les plus violents et les plus directs, est dans son essence, un autre aspect de la méconnaissance du rôle de la paysannerie et porte un grand tort à la cause de la révolution.

La base des alliances possibles s'élargit encore davantage lorsqu'il s'agit de révolutions démocratiques anti-impérialistes, auxquelles peut participer, nutre la paysannerie et la petite bourgeoisie des villes, la bourgeoisie nationale également. Mais quel que soit le poids de ces couches dans toute révolution, elles ne peuvent remplir le rôle d'hégémonie et de direction qui anpartient à la classe ouvrière. La bourgeoisie nationale, liée à l'exploitation capitaliste se caractérise par des hésitations et par des tendances au compromis avec l'irnpérialisme extérieur et la réaction intérieure. En tant que telle, elle n'est pas en mesure úe diriger de façon conséquente et jusqu'au bout la lutte de Libération et la révolution démocratique. De leur côté, les représentants de la paysannerie et des autres couches petites-bourgeoises, ont des exigences limitées, ils se trouvent sous l'influence de lüdéolosie bourgeoise et souvent chancellent tant vers la gauche que vers la droite, versant parfois dans l'opportunisme et parfois dans l'aventurisme.

Aussi la classe ouvrière, du fait même quelle est la .classe la plus révolutionnaire de la société, peut et doit se mettre à la tête du combat et diriger non seuiement la lutte pour le socialisme, mais aussi celle pour la démocratie et l'indépendance nationale. Lénine, il y a déjà plus d'un demi-siècle, a étayé cette thèse de solides arguments. Et cela est d'autant plus vrai aujourd'hui que la classe ouvrière a grandi, qu'elle s'est trempée, éduquée et organisée à un degré encore plus élevé et que les tâches démocratiques et socialistes se sont rapprochées et entrelacées encore plus étroitement. Dans

les conditions actuelles, la classe ouvrière est plus intéressée qu'aucune autre à conduire la révolution démocratique et anti-impérialiste jusqu'au bout.

La faiblesse numérique de la classe ouvrière dan.s quelque pays ne constitue pas un argument pour nier son rôle dirigeant, car sa force et son rôle n:e dépendent pas de son nombre. La classe ouvrière exerce son rôle de direction à travers son Parti, qui, comme le montre notamment l'exemple de notre pays, peut se créer et se mettre à la tête de la lutte révolutionnaire, même lorsque cette classe est peu nombreuse et non organisée.

On assiste actuellement à un regain de diverses théories qui prônent la spontanéité dans le mouvement révolutionnaire, qui sous-estiment le rôle du facteur conscient et méconnaissent le rôle de la théorie et du Parti du prolétariat. La dégénérescence des partis révisionnistes, leur transformation en partis réformistes inoffensifs pour la bourgeoisie ainsi que ies thèses antimarxistes des révisionnistes modernes soviétiques, yougoslaves, italiens,. etc., qui prétendent que «le capitalisme s'intégrerait dans le socialisme, consciemment ou inconsciemment, graduellement ou brusquemment», que «des partis et des organisations non prolétariens pourraient se faire les porteurs des idéaux du sociaiisme et diriger la lutte pour la réalisation de ces idéaux», que «certains pays où la nouvelle bourgeoisie nationale est au pouvoir, marchent eux aussi, vers le socialisme», etc., ont servi de base pour la propagation des conceptions les plus extrémistes, qui nient totalement le rôle de la théorie et la nécessité du Parti de la classe ouvrière. Il est aussi des gens, qui se posent en révolutionnaires des plus purs et qui vont jusqu'à dire que «la théorie de Marx sur la révolution ne fait aucune place au Parti et qu'elle n'en prévoit pas la nécessité». que «l'avant-garde de la révolution socialiste ne peut être identifiée au parti marxiste-léniniste», que le rôle du Parti peut fort bien être rempli par une «minorité active», qui apparaît comme un «ferment» dans le mouvement spontané, que de l'action révolutionnaire ellemême naissent la conscience et l'or ganisation révolutionnaires».

Toutes ces «théories» portent un tort incalculable au mouvement révolutionnaire, du fait qu'elles désorientent la classe ouvrière et la laissent désarmée face à l'attaque de la bourgeoisie, qui, de son côté, a perfectionné z l'extrême ses méthodes et ses moyens de propagande, l'organisation de sa lutte contre la révolution et le communisme.

Il a été désormais historiquement démontré que sans son Parti, la classe ouvrière, quelles que soient les conditions dans lesquelles elle vit et agit, ne peut acquérir d'elle-même une conscience de classe. Ce qui transforme la classe ouvrière de «classe en soi» en «classe pour soi», c'est le Parti. Bien entendu, la lutte, l'action, trempen.t et mettent à l'épreuve les masses et les révolutionnaires, elles leur enseignent bien des choses. Mais tant qu'un parti politique doté d'un programme clair, d'une stratégie et d'une tactique scientifique, fait défaut, la lutte, soit demeure à mi-chemin, soit échoue. C'est ce qu'enseigne aussi l'expérience du mouvement révolutionnaire actuel et des nombreuses luttes des peuples des divers continents.

Même quand certains révisionnistes et opportunistes de diverses couleurs admettent la nécessité de l'existence du Parti, ils le font en altérant gravement son rôle et les principes organisationnels de son édification. Ils proclament périmées et dépassées les idées de Lénine sur ces questions. En particulier, ils mettent en cause le principe selon lequel le Parti est non seulement l'avant-garde consciente de la classe ouvrière, mais aussi sa forme d'organisation la plus élevée, qui se caractérise par une unité de pensée et d'action, et à laquelle revient le rôle dirigeant dans l'ensemble de l'activité révolutionnaire en tout dom,aine où elle se déploie. Certains d'entre eux réduisent le rôle du Parti à celui d'une organisation n'assumant que des tâches d'orientation générale et d'éducation politique et idéologique, ou à un centre de coordination et d'information. D'autres l'identifient à la guérilla ou s'expriment pour «l'association» à droits égaux du parti marxiste-léniniste avec les autres partis et: organisations de la classe ouvrière et des massesi laborieuses.

Le rôle dirigeant du parti de la classe ouvrière dans la lutte pour le socialisme, qu'il existe un seul ou plusieurs partis, est une loi objective. La transformation révolutionnaire de la société capitaliste sur des bases socialistes ne peut se réaliserqu'à travers une lutte de grande ampleur et très. complexe menée sous des formes multiples et dans tous les domaines, économique, politique, idéologique et militaire. Dans cette lutte, la classe ouvrière fait alliance avec diverses forces sociales et politi-ques. Toutes les formes de lutte et d'organisation, tous les détachements du mouvement révolutionnaire doivent servir un seul but. De là découle la nécessité d'un parti comme centre unique dedirection et d'organisation.

La lutte pour le socialisme a pour base théorique l'idéologie de la classe ouvrière, le marxismeléninisme, la doctrine scientifique qui, seule, donne une juste définition du socialisme et des voies menant à sa réalisation. Aucun autre parti ou Organisation ne peut se faire le porteur de cette théorie, l'élaborer et la mettre en pratique, si ce n'est le parti communiste du prolétariat, le parti de la classe à laquelle appartient l'avenir socialiste et communiste, qui défend les intérêts fondamen-taux des travailleurs et de toutes les forces progressistes de la société et se bat pour eux, le parti de la classe qui, comme l'a dit Marx, ne peut se libérer elle-même sans libérer l'humanité entière. Si le sort de la révolution est laissé aux mains d'un centre d'orientation générale, à une organisation purement coordinatrice ou à la guérilla, la révolution s'engagera dans une impasse et elle subira un échec.

Le contenu objectif de toutes les xthéories» qui nient la nécessité du rôle dirigeant de la classe ouvrière et de son Parti se ramène en fait à la négation de la révolution, du socialisme et du marxisme-léninisme. Ces conceptions ne font que porter de l'eau au moulin de la bourgeoisie et de la contre-révolution. Aussi leur dénonciation et la défense résolue des enseignements léninistes sur l'hégémonie de la classe ouvrière, sur le rôle dirigeant du parti du prolétariat, et la défense des principes de son édification et de son organisation, constituent-elles aujourd'hui une tâche très importante et actuelle pour dissiper la confusion et le désarroi qu'ont créés les révisionnistes en ce domaine, et pour promouvoir la révolution et la lutte pour le socialisme et le communisme.





La révolution, voie de l'affranchissement de l'humanité



L'idée que la révolution est l'unique moyen de transformer le monde, l'unique voie à suivre pour secouer le joug national et social, s'est ernparée des esprits de millions d'hommes sur tous les continents. Tout le monde parle maintenant de révolution. Cependant, les conceptions concernant son contenu ses forces motrices, ses voies et formes de développement sont des plus diverses. Tout cela fait l'objet d'une âpre lutte et d'une grande polémique idéologiques.

A propos de cette question aussi, qui est d'importance vitale, les révisionnistes modernes, avec à leur tête les révisionnistes soviétiques, ont pris la défense des intérêts de la bourgeoisie et les servent. Ils s'efforcent de semer la confusion dans les rangs des révolutionnaires et de saper la révolution. Par démagogie les révisionnistes prétendent être pour la révolution, tandis que par leurs points de vue et leurs actes ils s'efforcent de l'étouffer dans l'oeuf ou de la saboter lorsqu'elle éclate. Ils ont ramené toute la théorie et la pratique de la révolution aux réformes à réaliser dans le cadre du système capitaliste et ils tentent de persuader les travailleurs que, prétendument, à notre époque, la ligne de démarcation entre la révolution et les réformes s'est complètement effacée. Ils propagent bruyamment que la classe ouvrière est à même de réaliser des transformations radicales dans l'infrastructure économique du capitalisme, d'occuper des positions importantes, de s'emparer de tout le pouvoir et de réaliser le soeialisme sans la révolution violente, sans briser la machine d'Etat de la bourgeoisie et sans instaurer la dictature du prolétariat.

Dans leur activité prati.que, les révisionnistes s'en tiennent aux revendications quotidiennes. Tous leurs efforts tendent à donner de l'extension à la démocratie bourgeoise, à en perfectionner les institutions et ils sacrifient le but final aux intérêts de ce régime. Cela ressort parfaitement aujourd'hui de toute l'activité des révisionnistes italiens, français et autres, qui se sont transformés en valets de la bourgeoisie, en rempart de son système, qui ont trahi les intérêts vitaux de la classe ouvrière tt sont allés jusqu'à condamner férocement toute action revolutionnaire des masses portant atteinte à la domination de la bourgeoisie. Alors qu'ils se prononcent contre la violence révolutionnaire des masses et justifient la violence de la bourgeoisie, les révisionnistes modernes recourent, là où ils sont eux-mêmes au pouvoir, à la -riolence contrerévolutionnaire, comme cela s'est produit en Tchécoslovaquie et en Pologne, où ils ont sauvagement réprimé le peuple tchécoslovaque et la révolte de la classe ouvrière polonaise. Là leur trahison et leur dégénérescence totales sont apparues au grand jour avec encore plus de netteté.

L'échec des théories évolutionnistes et pacifiques des révisionnistes modernes est confirmé également par le déroulement des événements dans le monde à l'heure actuelle. Les luttes anti-impérialistes et de libération qui se sont déclenchées en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, les revoltes des ouvriers et des masses travailleuses dans les pays caiiitalistes développés eux-mêmes, montrent que la solution réformiste révisionniste ne répond pas à la réalité ni aux aspirations des masses. En fait, l'activité révolutionnaire actuelle se déploie sans les révisionnistes et contre leur gré. Néanmoins, il ne faut pas sous-estimer le danger que représentent les théories et les pratiques révisionnistes. Bien des gens, parmi lesquels il y a également des révolutionnaires sincères, tout en repoussant la voie réformiste des révisionnistes et en la critiquant, ont adopté d'autres conceptions erronées sur la révolution et sur ses voies de développement, Cela relève chez eux d'une position de classe petitebourgeoise, d'une absence de formation idéologique marxiste-léniniste et de l'influence des points de vue anarchistes, trotskistes et putschistes. Certains d'entre eux conçoivent la révolution comme un putsch, comme l'oeuvre de quelq ues «héros». Il s surestiment et considèrent comme absolu le rôle de l'«activité subjective», et ils s'imaginent que la situation révoluttonnaire, en tant que condition du déclenchement de la révolution, peut être créée artificiellenaent par les «initiatives actives» d'un groupe combattant, qui sert de «petit moteur» mettant en mouvement le «grand moteur» des masses. Selon eux, le potentiel révolutionnairedes masses dans la société capitaliste est toujours prêt à exploser pourvu qu'il y ait une impulsion du dehors, pourvu qu'il se crée un «foyer» de guérilla, car alors les masses suivront automatiquement.

La lutte armée déclenchée par le groupe des révolutionnaires professionnels ne peut exercer son influence sur l'élan des masses que si elle est coordonnée avec d'autres facteurs objectifs de caractère politique, social et psychologique, qui déterminent l'apparition d'une situation révolutionnaire, que si elle s'appuie sur les larges masses et jouit de leur sympathie et de leur soutien actif. Autrement, comme le montre la pratique tragique dans certains pays d'Amérique Latine, l'action de la minorité armée, si héroîque et pénétrée d'abnégation soitelle, se heurte à l'incompréhension des masses, se coupe des masses et va à la défaite.

Ce sont les situations objectives eêmes qui mûrissent les révolutions tandis que leir victoire ou leur défaite dépend de l'état et du rôle du facteur subjectif. Ce facteur ne peut pis être représenté que par un seul g.roupe d'hommes, si conscients soient-ils de la nécessité de la révolution. La révolution est l'oeuvre des masses. Si les masses ne sont pas convaincues de la nécessité cie la révolution, si elles ne se préparent pas, ne se mobilisent pas et ne s'organisent pas, aucune révolution ne peut triompher. Le facteur subjectif ne peut pas être préparé par les seules actions du «foyer » de guér illa, ni seulement par l'a,gitation et la propagande. Pour cela, comme Lénine et la vie même nous l'enseignent, il est indispensable que les masses se persuadent par leur propre expérience pratiaque.

La conception du rôle décisif de la minorité armée est associée aussi à des points de vue selon lesquels la lutte ne pourrait se développer que dans les campagnes ou que dans les vlles, qu'il faudrait se consacrer à la seule lutte armée ou à la seule activité clandestine. Par ailleurs, la thèse trotskiste, qui considère la révolution comme un acte instantané et la grève générale politlque somme la seule forme susceptible de la menpr à bien, connaît aussi une large diffusion. Adoptér comme ligne de conduite la tutte armée ne signifie pas du tout renoncer à toutes les autres formes de lutte, concentrer tout son effort dans les ciampagnes ,èt abandonner la lutte dans les villes ou vice-versa, ne se consacrer qu'à l'objectif final, à la prise du pouvoir, et négliger la «petite lutte» pour les revendications économiques, politiques et sociales urgentesdes travailleurs, cela ne signifie pas ne s'occuper que de l'organisation des forces armées et dédaigner le travail parmi les masses et au sein de leurs organisations, ne travailler et ne lutter que dans la clandestinité et renoncer à l'utilisation des possibilités légales et semi-légales, etc. La préparation de la révolution n'est pas l'affaire d'un seul jour, mais c'est un travail multiforme et complexe. Il faut travailler et lutter à cette fin dans tous les domaines et en recourant à toutes les formes d'action, en les coordonnant de manière correcte et en les modifiant à mesure que les situations changent, mais en les subordonnant toujours à la réalisation du but final.

La révolution n'est pas l'oeuvre de la seule classe ouvrière et encore moins de son parti d'avantgarde seulement. Pour la réaliser, la classe ouvrière, selon le caractère de la révolution et selon ses étapes, forme des alliances avec d'autres forces sociales, auxquelles elle est liée ,par des intérêts fondamentaux eommuns, elle crée de vastes fronts populaires ayant des programmes politiques déterminés, fronts dans lesquels le parti de la classe ouvrière ne se dilue pas, mais garde toujours son indépendance sur le plan organisationnel et politique. Les éléments aux points de vue étroits et sectaires oonsidèrent que toutes ces tactiques sont erronées et qu'elles conduisent à la voie pacifique et réformiste. Selon eux, les programmes, les fronts, les alliances ne sont que des machinations artificielles qui ont pour but de détourner l'attention et d'entraver la lutte armée. Ces points de vue font écho aux thèses connues, préconisées par les trotskistes, qui oonsidérent chaque alliance comme de la collaboration de classe, qui nient les tapes de la révolution et sont pour la révolutior, prolétarienne «pure» et directe.

La révolution a ses propres lois qui son, générales et obligatoires pour chaque pays. La négation de ces lois conduit au révisionnisme. En spéculant sur les changements qui ont lieu dans le monde et sur les conditions nationales particulières les révisionnistes ont remplacé les vérités universelles du marxisme-léninisme par leurs thèses et leurs conclusions antimarxistes et contre-révolutionnaires. Toutefois, il y a lieu de considérer commè out aussi nuisibles les conceptions dogmatiques de ceux qui ne tiennent aucun compte des par:icularités nationales, qui s'écartent de l'analyse de la situation réelle, qui échafaudent des schérnas, dans lesquels iis tentent de faire rentrer les réalités des différents pays, qui considèrent comme absolue l'expérience d'un pays et la présentent comme uniiverselle ou qui parlent d'une révolttion continentale et dénient la possibilité de 1a victoire de la révolution dans un ou plusieurs pàys particuliers.

De nos jours, alors que la vague de la révolution suit une courbe ascendante, alors que dans bien des pays et zones la révolution demeare à l'ordre du jour, la compréhension correcte de son contenu, de ses voies et formes de développement est décisive. La lutte contre les conceptions iévisionnistes et antimarxistes de droite ou de gaucle, la lutte pour l'application cré,trice des enseignenents fondamentaux du marxisme-léninisme sur cette question est partie intégrante de la lutte de classe, elle est une condition indispensable du triomphe de la révolution.











Le socialisme ne peut être édifié que sur la base

de la théorie marxiste-léniniste



Le triomphe de la Révolution d'Octobre en Russie a inauguré une grande époque dans l'histoire de l'humanité, celle du passage du capitalisme au soçialisme. Depuis lors, le socialisme s'est transformé d'un théorie scientifique en une réalité vivante, qui, malgré la trahison révisionniste, a entièrement démontré sa supériorité dans tous les domaines sur le système capitaliste. Toutes les conquêtes du socialisme ont été réalisées sur la base de la théorie scientifique du marxisme-léninisme.

En tant que système social, qui s'édifie dans les conditions d'une lutte de classes acharnée entre le prolétariat et la bourgeoisie à l'échelle nationale et internationale, le socialisme ne peut pas se développer tranquillement, sans di,fficultés ni contradictions. La lutte entre les deux voies de développement la voie socialiste et la voie capitaliste, est une lutte longue et tant qu'elle se pcyursuit, le danger de restauration du capitalisme ne cesse d'exister. Cependant, ce dan,ger n'est pas fatal comme tentent de le faire croire les idéologues bourgeois. Il est parfaitement évitable si le parti communiste demeure fidèle aux enseignements du marxisme-léninisme, s'il mène avec fermeté et esprit de suite la lutte de classe contre les influences et les pressions du monde ancien, s'il sait surmonter avec succès les difficultés et les contradictions qui surgissent, s'il ferme tous les accès à la possibilité de la dégénérescence bourgeoise.

Le retour en arrière de l'Union Soviétique et de quelques autres pays est dû précisément au fait que l'on y a abandonné les enseignements du marxisme-léninisme et renoncé aux principes fOndamentaux de l'édification socialiste. On y a sapé les victoires de la révolution et l'on a ouvert la voie à la restauration du capitalisme. Mais ce n'est pas le seul grand mal que les révisio nnistes o_nt causé au socia'lisme. Pour frayer la voie à leur trahison, ils ont attaqué violemment la ligne r évolutionnaire suivie par le Parti Communiste bolchévique ayant à sa tête Staline et toute l'expérience historique de la dictature du prolétariat, ils ont mis en cause la vitalité de la science marxiste-léniniste pour la srlution des problèmes de l'heure, la capacité de

classe ouvrière de transformer de manière révolutionnaire la société, ainsi que le rôle dirigeant du parti communiste. Les révisionnistes khrouchtchéviens ont fourni ainsi de puissantes armes aux idéologues bourgeois pour leur propagande anticommuniste. Ils sont devenus un foyer de diffusion de toutes sortes de conceptions antimarxistes surle socialisme.

La confusion s'accroît encore davantage du fait que les révisionnistes khrouchtchéviens s'efforcent de faire passer la restauration du capitalisme en. Union Soviétique et ailleurs potr du socialisme.

Cette démagogie désoriente aussi nombre d'hommes honnêtes qui, en critiquant à juste titre de nombreux phénomènes négatifs de la vie en Union Soviétique et dans les autres pays révisionnistes, identifient le système social de ceux-ci avec le socialisme et attribuent les conséquences de la restauration du capitalisme au socialisme. Les autres courants révisionnistes qui on.t des dissensions avec la direction soviétique, critiquent le «modèle soviétique du socialisme», le taxant d'être bureaucratique et totalitaire et -préconisent dans leur propagande leur propre modèle «démocratique et humanitaire», qui ñ'est autre qu'une nouvelle variante du capitalisme. A leur tour, les éléments des groupes trotskistes s'efforcent de mettre à profit la dégénér escence bourgeoise du socialisme dans les pays où les révisionnistes sont au pouvoir pour répandrre contre le socialisme leurs calomnies, que les révisionnistes eux-mêmes ont encouragées paleurs théories et pratiques antimarxistes.

Dans ces conditions, la défense de la théorie et de la pratique du socialisme scientifique contre les attaques et les déformations des révisionnistes modernes de tout acabit et de toute nuance et des autres courants bourgeois et petits-bourgeois, est l'une des tâches les plus importantes dans la lutte idéologique actuelle. Avant tout, il faut que le masque prétendument socialiste que portent les révisionnistes qui sont au pouvoir, surtout celui des chefs de file soviétiques, leur soit totalement arraché.

En Union Soviétique on a liquidé la dictature du prolétariat et le parti du prolétariü., ce n'est plus la classe ouvrière qui est au pouvoir, mais la n-uvelle bourgeoisie révisionniste. L'Etat et le parti se sont convertis en instruments aux mains des révisionnistes, que ceux-ci utilisent pour défendre et eonsolider leur domination poiitique et économique. Les étiquettes prétendument socialistes et communistes qu'ils appliquent à leur Etat et à leur parti ne servent qu'à tromper les gens, car le carac;ère de l'Etat et du parti n'est pas déterminé par les noms qu'ils portent pas plus que par leur composit-:on sociale, mais avant tout par la politique qu'ils suivent, par la question de savoir qui cette politique sert et à qui elle profite.

Le changement du caractère du parti et de l'Etat, la transformation contre-révolutionnaire dans le domaine de la superstructure politique et idéologique ne pouvaient pas ne pas conduire aussi à la modification de la base économique du socialisme. Les réformes économiques entreprises par les khrouchtchéviens conformément à leurs canceptions idéologiques antimarxistes, ont entraîné le changement radical des rapporti de production. Elles ont introduit dans l'économie soviétique unsystème d'organisation et de direction qui fait de la réalisation du profit capitaliste le but de la production. L'actuel Etat soviétique, tel un capitaliste eollectif, gère les moyens de production au nom et dans l'intérêt de la nouvelle bourgeoisie soviétique. Le régime de la propriété commune socialiste s'est converti en un capitalisme d'Etat de type nouveau.

Ayant pris en main les rênes de l'Etat et de l'économie, la nouvelle bourgeoisie soviétique, composée de bureaucrates et de technocrates, s'en sert pour s'assurer d'importants privilèges et revenus. Le fossé qui la sépare de la classe ouvrière et des masses travailleuses devient toujours plus profond. Elle a remplacé la rétribution selon le travail par tout un système de distribution des revenus qui fui permet de s'approprier le fruit du labeur et de la peine des masses travailleuses, de s'assurer, par les procédés les plus divers, des revenus des dizaines de fois plus élevés que ceux des ouvriers et des paysans.

En Union Soviétique se poursuit un profond processus de désagrégation, de décadence et de dégénér escence dans tous les domaines, idéologique, moral, éducatif et cuiturel. On est en train de réduire à néant toutes les valeurs morales et spirituelles du socialisme. L'idédlogie bourgeoise avec toutes ses conséquences devient l'idéologie dominante. Les nonne.s de la morale communiste. qui prescrivent de servir avec dévouemen et la cause du peupie cédent la place à l'intérêt personnel, à l'indivi-Jualisrne et à l'arrivisme. Le mode de vie bourgeois a pris de vastes proportions. On a abandonné l'esprit révolutionnaire et l'esprit de parti prolétarien dans l'art et la culture. L'école soviétique cultive le technocratisme et l'intellectualisme, elle forme de nouveaux contingents pour les révisionnistes.

La restauration du capitalisme en Union Soviétique ne pouvait manquer d'entraîner la modification radicale de sa politique extérieure. Les actuels dirigeants soviétiques ont substitué à l'internationalisme prolétarien l'égoîsme national et le chauvinisme de grande puissance. L'Union Soviétique est devenue aujourd'hui une puissance impérialiste qui poursuit une politique agressive. De base de la révolution mondiale qu'elle était, l'Union Soviétique s'est transformée en une base de la contrerévolution.

Tout cela montre que l'Union Soviétique actuelle ne peut plus s'appeler pays socialiste, mais Etat capitaliste et puissance impérialiste. Les plaies de sa politique intérieure et extérieure ne sont pas des plaies du socialisme, comme le prétendent la propagande bourgeoise et ceux qui en sont les victimes ou qui font choeur avec elle. Ce sont des plaies du système capitaliste lui-même, qui a été restauré en Union Soviétique. On ne peut les guérir par le recours à des remèdes parti els. Il serait très dangereux de se faire des illusions à cet égard. Ces maux ne disparaîtront que lorsque les révisionnistes seront renversés et que la dictature du prolétariat sera rétablie.

Dans la situation cr créée par la trahison des révisionnistes soviétiques et par la propagande anticommuniste de la bourgeoisie, une grande publicité est faite en particulier au «systéme d'autogestion» yougoslave, considéré comme la meilleure voie pour l’édification du socialisme. De nombreux révisionnistes, notamment dans les pays capitaliçtes occidentaux, sont des partisans de cette voie. Celle-ci a aussi des sympathisants dans les pays révisionnistes de l'Europe orientale. Les théoriciens du «socialisme d'autogestion» prétendent qu'ils traduisent et appliquent les idées authentiques de Marx et de Lénine sur le socialisme, soi-disant déformées dans la pratique suivie jusqu'à ce jour par le «stalinisme». En vérité, ils ont exhumé et prônent les vieilles théor ies anarcho-syn.dicalistes et boukhariniennes critiquées en leur temps par Marx et Lénine. Leurs ar guments théoriques sont absolument sans fon:lement, tandis que la réalité yougoslave actuelle est la preuve la plus patente de l’'échec du «système d'autogestion».

Les théories révisionnistes yougoslaves sont fon.dées sur i'idée boukharinienne de l'intégration du capitalisme d ns le socialisme. Sur le plan international, selon ces théories, le capitalisme d'après la Seconde úuerre mondiale, en même temps qu'ii se stabiliserait et évoluerait vers un capitalisme d'Etat, se transformerait graduellement en un «sociaiisme de type étatiste», ce qui supprimerait la libne de démarcation entre les deux systèmes et frayerait la voie à une collaboration large et multiforme entre eux, pour saper en fait le socialisme authentique.

Dans le pays même, les révisionnistes yougoslaves, tout comme les révisionnistes gomulkiens, ont abandonné la collectivisation de la campagne, ils ont laissé aux koulaks les mains libres pour exploiter les travailleurs et pour s'enrichir en prétendant qu'ils les intégreraient ainsi dans le socialisme et que, avec les capitaux fournis par eux, ils réaliser aient l'industrialisation du pays. Par ailleurs, les revisionnistes yougoslaves ont morcelé la propriété d'Etat, la propriété du peuple, et, en la convertissant en une prétendue propriété de groupe, ils ont frayé la voie à la naissance d'une bourjeoisie nouvelle, qui a pris en main les rênes du pays et domine actuellement la classe ouvrière et les peuples de Yougoslavie. Dans le mème temps, lei révisionnistes bluffaient en présentant cette ligrle comme une prolétarisation du régime, comme une lutte oontre les formes «bureaucratiques étatistes du socialisme», comme une «voie nouvelle» pour l'édification de la véritable société socialiste. :Mais tout cela a été démasqué et la vie en a révélé la pourriture.

Pour sortir de cette grave situation, hour faire face aux grandes difficultés et contradictions économiques, politiques et sociales engendrses par la restauration du capitalisme, les révisionn:istes yougoslaves, n'ayant pu «édifier le socialisrne» avec l'aide de la bourgeoisie du pays et de ses capitaux, ont tendu la main aux impérialistes américains et aux capitalistes des autres pays. Ils ont inventé ainsi un «socialisme» nouveau, qui peut être édifi é à l'aide des crédits et des investissemerrts de la bourgeoisie internationale, et en premie. lieu de l'impérialisme américain, l'ennemi le plus féroce du communisme. Le fait est que dans la Yougoslavie actuelle, le déferlement des capitaux et dei investissements directs des Etats et des sociétés câpitalistes étrangers a pour résultat de fare passe, les clés de l'économie nationale yougoslave dans oqes mains étrangères. Un processus semblable se poursuit dans les autres pays révisionnistes également.

On observe une autre manifestation de cette orientation en Yougoslavie dans le plt.énomène massif de l'émigration des forces vives eb créatrices: des centaines de milliers d'ouvriers, de techniciens et de spécialistes sont obligés de quitter leurs familles et leur patrie pour aller vendre la force de leurs bras et leurs .capacit.és intellectuelles aux capitalistes allemands, belges, français et autres. Cette traite des travailleurs, ce commerce d'hommes pour procurer quelques devises au pays est l'un des aspects les plus hideux de la réalité yougoslave actuelle.

I1 ne saurait être question d'aucune intégration du caöitalisme dans le socialisme en Y ougoslavie. Ce qui s'est passé dans .ce pays et ce qui se passe dans d'autres pays aussi où les révisionnistes sonr au pouvoir, c'est l'intégration .du socialisme dans le capitalisme, la liquidation des conquêtes socialistes et l'engagement sur la voie capitaliste.

Les révisionnistes yougoslaves prétendent que, dans leur système, s'affirme le véritable rôle des travailleurs et de l'ensemble de la classe ouvrière, qui, nous dit-on, gère elle-même les moyens de production, dirige l'économie et procède à 'a °répartition du produit social. En fait, il s'y produit tout le contraire. Le morcellement de la propriété étatique et la négation du rôle dirigeant de l'Etat socialiste signifient le morcellement de la classe ouvrière, la né,gation de son rôle diri,geant dans la vie de la société. La pratique yougoslave a pour effet de mettre en opposition les intérêts des différents détachements de la classe ouvrière, de provoquer la concurrence et la lutte entre les collectifs ouvriers. Ce qui surgit alors au premier plan ce sont les intérêts étroits et immédiats de l'entreprise, de la commune ou des républiques fédérées, qui s'opposent aux intérêts généraux de la société.

Dans ces eonditions, la classe ouvrière n'est pas à même d' gir en tant que classe, d'exbrimer et de défendre ses propres intérêts générauk en tant que classe au pouvoir. En Yougoslavie la classe ouvrière a perdu depuis longtemps son rôle hégémonique. Elle s'est convertie, de classe dirigeante au pouvoir en classe dirigée, opprimée et exploitée par la nouvelle bourgeoisie qui détient, tout le pouvoir. En Yougoslavie, le pari communiste de la classe ouvrièr e a entièrement dé,généñé il est devenu un refu,ge pour les couches anti.proIétariennes qui représentent et défendent le collrs capitaliste.

La Yougoslavie actuelle pré.sente tous les traits d'un pays bourgeois et elle souffre des mênles maux graves et chroniques qui sont typiqut!s d, capitalisme, tels que les profondes crises économiques, le chômage, .la concurrence, l'anarchie et l'inflation les âpres conflits sociaux et politiques et lcs discordes nationales. Cette situation a conduit à la création et au renforcement úe groupements et de tendances nationalistes bourgeoises, à l'exacerbation de la lutte pour l'hégémonie qu'ils se hirent et que se livrent aussi les républiques. Sur l’actuelle scène politique yougoslave on voit dorriner les clans «grands serbes» et «grands croate». Aux premiers on a appliqué l'étiquette de kominformistes, mais en fait ils ont été et sont des ennemis jurép, du Bureau d'Information, au même titre que les dirigeants yougoslaves eux-mémes et es dirigeants khrouchtchéviens soviétiques.

Les révisionnistes yougoslaves ont Pace les peuples et la classe ouvrière de Yougoslavie dans un étau de fer, dans l'étau de la bourgeoisie intérieure et du capitalisme étranger qui est en train de devenir le maître dans ce pays. Ils ne pourront sortir de cette situation, ni par les réformes économiques et politiques dont les révisionnistes font grande publicité, ni en fondant des espoirs et en nourrissant des illusions sur tels ou tels groupes nationalistes. Le mal a des racines profondes et il ne pourra être éliminé que lorsque les peuples de Yougoslavie, en suivant la voie marxiste-léniniste, briseront l'étau qui les enserre.

On parie aussi de socialisme aujourd'hui dans certains pays qui se sont libérés de la vieille domination coloniale de l'impérialisme. D'un pays à l'autre on attribue aux notions de «socialisme», de «société socialiste» un contenu différent. Dans ces théories il y a bien des choses obscures, confuses, éclectiques, il y a un mélange des principes du socialisme avec ceux du capitalisme, un mélange de l'idéologie socialiste avec l'idéologie bourgeoise, nationaliste et religieuse.

De leur côté, les révisionnistes soviétiques et d'autres font écho à ces théories non scientifiques, Ils ont même découvert une voie nouvelle, la prétendue «voie non capitaliste de développement», qui conduirait prétendument au socialisme sans le rôle dirigeant de la classe ouvrière et du parti communiste, sans la théorie marxiste-léniniste, sans la révolution socialiste et la dictature du prolétariat. Par ces allégations, les révisionnistes khrouchtchéviens et autres désorientent les tendances socialistes sincères dans ces pays, ils y accentuent la confusion idéologique et y paralysentla lutte des forces progressistes pour le socialisme. En prétendant que ces pays également se sont sol-disant, engagés dans la voie du socialisme, les révisionnist;es soviétiques leur offrent quelques miettes polir mieux les pressurer, pour étendre leur influence impérialiste et les attacher à leur remorqut.

Les marxistes :éninistes saluent et solztiennent toute tendance et aspiration sincère au sc,cialisme, mais dans le même temps ils soulignent que le socialisme dans chaque pays a triomphá et ne peut triompher que sur la base du marxisme-léninisme et sous la conduite de la classe ouvrière 6t de son parti armé de la conception du monde prolétarienne.

A notre époque, il n'est question ni de copier les pseudo-socialismes révisionnistes, ni d'inventer dé nouveaux socialismes. Le socialisme existe et se développe en tant que théorie et en tant que pr atique. Il a accumulé une riche expérience historique qui a été synthétisée dans la théorie marxiste-léniniste, et vérifiée dans la vie par sa vitalité. Se basant sur cette théorie scientifique et l'appliquant dans les conditions de chaque pays, les forces révolutionnaires trouveront la juste voie ve:rs le socialisme.

La compréhension correcte du socialksme est une importante question de principe, car elle aide à ce que les aspirations et la lutte des peuples pour le socialisme s'orientent correctement, visent à un objectif clair. Voilà pourquoi il est de par.ticulière importance que les révolutionnaires fixent; une limite et une nette ligne de démarcátion 6ntre les véritables pays socialistes et ceux qui n'ont de socialiste que le nom, comme il importe également qu'on fasse une distinction entre les partis et les forces marxistes-léninistes authentiques qui luttent pour le socialisme et les partis qui n'ont de communiste que l'enseigne. Ainsi les révolutionnaires se rendront mieux compte sur qui ils doivent s'appuyer et qui ils doivent soutenir. C'est de cette manière que se renforce l'unité authentique des forces révolutionnaires et que la lutte pour le socialisme se fond en un seul courant sur la base du marxisme-léninisme et de l'internationalisme prolétarien.

Dans la lutte pour la grande cause de la libération de la classe ouvrière et des peuples, grossissent et se renforcent les rangs des forces marxistesléninistes. Aujourd'hui, presque partout où les vieux partis communistes ont dégénéré en partis révisionnistes, on a vu naître des mouvements et des partis nouveaux, marxistes-léninistes, qui ont empoigné le draneau de la révolution et du socialisme, abandonné oar les révisionnistes modernes.

La présence à notre Congrès d'un si grand nombre de délégués représentant les vrais communistes révolutionnaires des pays d'Europe, d'Asie d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Océanie, est un témoignage vivant du développement impétueux qu'a pris le mouvement marxiste-léniniste, elle est l'éloquente expression de son unité et de son caractere international.

L'extension du mouvement marxiste-léniniste a suscité la haine rageuse de la réaction et surtout des révisionnistes modernes qui y voient un ennemi dangereux pour eux. Ils s'efforcent de le dénigrer et de lui appliquer toutes sortes d'étiquettes. Mais toute cette campagne d'attaques et de calomnies montre que le mouvement marxiste-léniniste est sur la juste voie.

Le mouvement marxiste-léniniste se développe dans les conditions d'une lutte de classes acharnée sur le plan national et international. Les partis et les groupes nouveaux ont en face d'eux des ennemis nombreux, la réaction bourgeoise, la trahison révisionniste, le réformisme social-démocrate, l'aventurisme petit-bourgeois. Mais ils repoussent leurs pressions, intrigues et provocations en faisant preuve de vigilance, de clairvoyance idéologique et de fermeté révolutionnaire.

Dans cette lutte, ce qui est important et eonstitue la tendance générale du développement; c'est que les forces marxistes-léninistes croissent, se trempent, s'organisent et s'affirment tous les jóurs davantage comme des forces politiques révolutionnaires dans la vie de leurs pays respectifs.

En se lançant dans la grande lutte politique, dans les actions concrètes et les mouvements révolutionnaires des travailleurs, elles renforcent leurs liens avec les masses et enrichissent leur expérience. Dans le feu des nouvelles batailles de classe, elles perfectionnent les formes d'organisation léniniste du Parti et de toute son activité, elles forgent leur unité de pensée et d'action, renforcent la oohésian de leurs rangs.

Au nom des délégués du Congrès et de tous les communistes albanais, nous adressons aux marxistes-léninistes, à tous les révolutionnaires auther.tiques où qu'ils se trouvent, notre salut le plus ardent et nos meilleurs voeux pour de plus grandes victoires au profit de notre grande cause commune. Nous leur assurons que le Parti du Travail d'Albanie soutiendra et appuiera de toutes ses forces et par tous les moyens le mouvement marxiste léniniste, tous ceux qui luttent contre l'impérialisme et le révisionnisme, pour le triomphe de la révolution et du socialisme. Nous considérons cela comme un devoir internationaliste primordial, comme nous apprécions la so'lidarité des partis et des forces révolutionnaires à l'égard de notre Parti et de notre pays, et le soutien qu'ils leur prêtent, comme un facteur très important pour la cause du socialisme en Albanie.



Camarades délégués.



Dans ce rapport le Comité Central du Parti vous présente un tableau général de la grande activité déployée par le Parti et du travail héroîque et plein d'abnégation accompli par notre peuple au cours des cinq dernières années sur tous les fronts de l'édification socialiste. Les victoires remportées font déborder nos coeurs de joie et sont pour nous une source d'inspiration, elles nous donnent des forces nouvelles pour aller toujours de l'avant, le front haut et plein d'assurance, sur la voie juste et radieuse sur laquelle nous guide le Parti.

Les tâches que noús avoru à réaliser et les problèmes que nous avons à résoudre sont nombreux et difficiles, mais ces tâches sont aussi glorieuses que nobles. Elles visent à renforcer encore davantage la cause du socialisme en Albanie, à donner une nouvelle et puissante impulsion à l'économie, à l'oeuvre d'édification, à la culture et à tous les autres secteurs, à les porter à un niveau supérieur, à embellir encore davantage la vie de notre peuple, à garantir son travail pacifique, ainsi que la liberté et l'indépendance de la Patrie.

Nous sommes remplis d'enthousiasme et d'optimisme en considérant les objectifs fixés et nous avons la ferme conviction que nous les atteindrons et les dépasserons. Nous devons cette assurance et cette conviction à notre peuple merveilleux, à son intelligence et à sa profonde sagesse, à l'esprit révolutionnaire et aux mains ha'biles de notre classe ouvrière, au patriotisme de notre paysannerie coopératrice, au dévouement de notre intelligentsia populaire, à l'élan créateur irrésistible de notre jeunesse, aux énergies intarissables des femmes de notre pays. Nous devons cette assurance et cette conviction à notre héroique Parti, à sa ligne juste marxiste-léniniste, à la détermination des communistes albanais, qui, pour la cause du peuple et du socialisme, sont, comme toujours, prêts à surmonter n'importe quel obstacle et difficulté, à consentir n'importe quel sacrifice.

En avant, camarades, vers de nouvelles victoires pour le bonheur et la prospérité de notre peuple et de notre Patrie socialiste!

- Vive notre peuple héroïque, vaillant et laborieux !

- Vive le Parti du Travail d'Albanie, le dirigeant éprouvé et l'artisan de toutes les victoires de notre peuple!

FIN