français

Part II

ENVER HOXHA



RAPPORT D'ACTIVITE

DU COMITE CENTRAL DU PARTI DU TRAVAIL D'ALBANIE

présenté au

Vle Congrès du PTA

le 1er novembre 1971



EDITIONS «NAIM FRASHËRI»

TIRANA, 1972



LE RENFORCEMENT DE LA DICTATURE DU

PROLETARIAT ET LE DEVELOPPEMENT PLUS

POUSSE DE LA DEMOCRATIE SOCIALISTE







Camarades,



Le problème-clé de la révolution a été et restera jusqu'à la victoire du communisme, le problème du pouvoir d'Etat, de la dictature du prolétariat. Quel que soit le domaine dans lequel se développe la lutte de classes entre les deux voies, la voie socialiste et la voie capitaliste, que ce soit dans le domaine politique ou économique, idéologique, culturel ou militaire, cette lutte, en fin de compte, tourne autour de la question de savoir si la dictature du prolétariat sera sauvegardée et renforcée ou bien si elle dégénérera et sera renversée comme cela s'est passé en Union Soviétique et dans certains autres pays. Notre Parti a toujours tenu compte de cet enseignement vital du marxisme-léninisme, que l'expérience a entièrement confirmé.

Les années qui se sont écoulées depuis le Ve Congrès du Parti ont été marquées par une lutte menée dans toutes les directions par le Parti, la classe ouvrière et le peuple tout entier, pour faire progresser enoore plus la révolution socialiste, y compris dans le domaine politique. Cette lutte a eu pour but de sauvegander, renforcer et perfectionner la dictature du prolétariat, de l'épurer des vestiges et des influences de la vieille société, d'écarter le danger de la voir dégénérer en une dictature révisionniste-bourgeoise et d'accroître davantage le rôle actif de l'Etat dans tous les domaines de l'édification intégrale de la société socialiste.

Le fer de lance de cette lutte est dirigé contre le bureaucratisme pour permettre un nouvel essor de la démocratie socialiste. Ses résu ltats sont évidents et se font sentir dans tous les domaines de la vie du pays. Les liens du pouvoir avec les masses travailleuses se sont renforcés et étendus. L'appareil d'Etat s'est débarrassé de nombreux fardeaux bureaucratiques, il est devenu plus souple et plus efficace, il s'est rapproché beauooup plus de la base et s'est penché davantage sur les problèmes qu'elle affronte. L'esprit d'initiative des masses, l'intérêt qu'elles portent aux affaires de l'Etat et leur participation active à ces affaires se sont renforcés d'une façon incomparable. Ix contrôle des travailleurs, en premier lieu de la classe ouvrière, sur les appareils et les dirigeants, sur toute la vie du pays, est devenu un moyen puissant et efficace d'améliorer le travail dans toutes les directions. Les relations entre les cadres et les masses ent été établies sur de plus justes fondememts, ce qui a permis de renforcer la confiance réciproque et l'étroite collaboration entre eux. A tous les niveaux, on a constaté un regain d'ardeur au travail de la part des organes élus du pouvoir qui déploient leurs compétences et exercent leur contrôle sur les organes exécutifs et les administratiorre. On a abouti ainsi à une plus juste conception de ces questions et on a porté un coup sévère aux idées et aux pratiques bureaucratiques, intellectualistes, et technocratiques.

Notre expérience, en particulier celle que nous avons accumulée ces dernières années, caractérisées par une vie politique animée et pleine d'initiatives, a montré que lorsque le Parti exerce sa juste direction, la dictature du prolétariat peut résister à toutes les épreuves et accomplir sa mission historique avec succès.

Toutefois nous sommes conscients que les résultats obtenus grâce aux orientations et aux mesures adoptées par le Parti n'ont pas écarté tous les dangers une fois pour toutes. La lutte contre le bureaucratisme et toutes ses manifestations, en tant qu'une des expressions les plus importantes de la lutte de classe dans les conditions du socialisme, demeure une tâche permanente pour le Parti, l'Etat socialiste et pour tous les travailleurs. Il convient toutefois de dire qu'en pratique et dans de nornbreux cas, cette question n'est pas considérée avec tout le sérieux voulu. C'est la raison pour laquelle dans la lutte que nous avons menée pour mettre en oeuvre l'orientation du Parti, nous nous sommes heurtés et nous continuons à nous heurter à des conceptions entravantes et rétrogrades, à la résistance bureaucratique, ainsi qu'au formalisme, ce qui prouve que l'on n'a pas compris dans toute sa profondeur la nature des déformations bureaucratiques, et ainsi, souvent, la lutte contre ces déformations se réduit à en stigmatiser quelques manifestations partielles et secondaires.

C'est pourquoi les organisations du Parti et les organes du pouvoir doivent concentrer leur attention sur la lutte contre le bureaucratisme, renforcer le travail d'éducation et chercher sans cesse les mesures à prendre et les voies à suivre pour mener cette lutte jusqu'à son terme, en brisant les obstacles avec détermination et en coupant court à tout moment aux tendances entravantes quelle que soit la forme sous laquelle elles se présentent.

Cette lutte a une importance vitale pour l'avenir de la dictature du prolétariat, parce que le bureaucratisme est un grand mal aux profondes racines. Comme l'a montré l'ex-périence négative de l'Union Soviétique et de certains autres pays, le bureaucratisme aboutit à ceci: le pouvoir se détache des masses et du peuple, les organes dirigeants et les cadres sont placés audessus des masses et hors de leur contrôle, la démocratie socialiste dépérit, on voit apparaître le centralisme bureaucratique et la dictature du prolétariat dégénère.

La voie générale à suivre pour renforcer la dictature du prolétariat et tout le régime socialiste consiste dans le développement de la démocratie pour les masses. Sans démocratie socialiste il n'y a pas de dictature du prolétariat, comme il ne peut y avoir de démocratie authentique pour les travailleurs sans la dictature du prolétariat. Sous le couvent de l'extension de la démocratie, les révisionnistes khrouchtchéviens ont liquidé la dictature du prolétariat et ont établi à sa place leur dictature bureaucratique, qui est l'arme de domination de la nouvelle classe bourgeoise sur les masses travailleuses. Dans les pays où les révisionnistes sont au pouvoir comme d'-ailleurs dans les pays bourgeois classiques, la prétendue «démocratie» est un privilège pour la minorité exploiteuse et une mystification scandaleuse pour les masses populaires.

Amener le plus possible les masses à participer au gouvernement du pays a été et demeure la ligne inébranlable suivie par notre Parti du Travail et notre Etat prolétarien dans toute l'activité qu'ils déploient pour édifier le socialisme. Nous considérons cette participation comme la direction essentielle à suivre pour approfondir la démocratie socialiste en action, comme la condition indispensable pour mettre à profit l'expérience des larges masses travailleuses dans l'édification du socialisme, pour décupler la force de l'appareil de l'Etat de dictature du prolétariat, pour faire que les travailleurs deviennent de plus en plus conscients qu'ils sont les maîtres tout puissants du pays et que, sur toute chose, c'est à eux qu'appartient toujours le dernier mot.

Armer tous les citoyens d'un pareil sens de leur rôle et de leur place dans la vie politique et sociale et les préparer à tenir cc rôle correctzment, a impliqué et implique, outre un grand travail d'éducation et d'éclaircissement mené par le Parti, des mesures pratiques nombreuses qui permettent aux travailleurs de prendre part le plus largement possible à l'exercice du pouvoir et leur donnent la possibilité de toujours mieux juger ett contrôler directement l'adoption des décisions et leur mise en oeuvre.

De ce point de vue, l'application de la métho-de consistant à consulter les masses, à teznir compte de leur avis, à s'appuyer sur elles, mé,thode qui désormais fait partie intégrante de notre, pratique, doit être étendue et approfondie de façoni continue. Ce serait une erreur que de nous conttenter des résultats obtenus et de nous en tenir là. Il est indispensable que nous poursuivions nos eff forts avec une persévérance encore plus grande pur briser tout obstacle qui restreint la participation effective des masses à la direction des affaires de, la société et qui freine leur initiative créatrice, nous devons vivifier et enrichir les formes de la diémocratie, nous devons surtout accroître le rôle desi organisations de masse en tant que centres important pour organiser les travailleurs, comme triibune d'où ils font entendre leur voix et où se n'aanifestent leurs initiatives révolutionnaires.

Le fait de s'appuyer puissamment sur les masses pour vérifier la justesse des décisioins dans la pratique vivante revêt une particulièire importance. Vérifier constamment, revoir dans cesse sous un angle critique et autocritique tout le travail accompli et l'expérience acquise dans tous les domaines d'activité, afin de conservver et de développer ce qui repose sur une base solide de changer ce qui n'est pas justifié par la pratique ou qui a fait son temps et de trouver de, nouvelles voies et de nouveaux moyens pour résoudre les problèmes, - tout cela constitue une loi de la révolution socialiste qui, comme disait Karl Marx, est invincible, parce qu'elle se soumet constamment à sa propre critique.

Une telle méthode n'admet pas la tendance bureaucratique et conservatrice à fétichiser tout ce qui émane des appareils sous forme de schémas et de pratiques rigides qui ne répondent plus aux tâches et aux conditions nouvelles, qui ne correspondent pas aux grandes idées révolutionnarisatrices du Parti et deviennent un obstacle à leur application. Nous devons nous arrêter sérieusement sur cette question parce que, oomme nous l'enseigne Lénine, c'est dans ce domaine que les contradictions entre le nouveau et l'ancien dans le développement de la révolution se manifestent avec une force particulière et persistent longtemps encore.



«Dans tout le domaine des rapports sociaux, économiques et politiques, écrivait-il, nous sommes «terriblement» révolutionnaires. Mais en ce qui concerne la hiérarchie, l'observation des formes et de la procédure administrative notre «révolutionnarisme» fait constamment place d l'esprit de routine le plus moisi. On peut ici constater, un fait du plus haut intérêt, à savoir ,que, dans la ,.vie sociale, le plus prodigieux saut en avant s'allie fréquem-. ment à une monstrueuse indécision devant les moindres changements».



Les membres des organisations du Parti, les cadres et tous les travailleurs ne doivent jamais cesser d'être des révolutionnaires à l'esprit dialectique, ils doivent regarder la réalité en face dans son développement ininterrompu, ils ne doivent rien sanctifier, ils ne doivent pas craindre leschangements, mais ils doivent écarter avec courage tout ce qui est suranné dans les conceptions, les méthodes, les lois, les formes d'organisation et de direction.

Le Parti a sans cesse centré son attention sur le contrôle que les masses exercent d'en bas et l'a considéré comme une question de principe importante et un des aspects essentiels du développement de la démocratie socialiste. Mais l'approfondissement et le perfectionnement de ce contrôle sous les formes les plus appropriées est toujours. une tâche d'actualité et de premier plan.

Dans ce domaine, le contrôle direct de la classe ouvrière est déterminant. Le contrôle ouvrier par en bas est une nécessité impérieuse et un principe de base de la vie sociale tout au long de la période historique du socialisme. Ce contrôle, exercé sous la direction du Parti, est une expression concrète du rôle dirigeant de la classe ouvrière et de la démocratie prolétarienne en action. Il constitue une arme acérée dans la lutte contre le bureaucratisme et les influences étrangères au socialisme qui se manifestent dans la vie sociale et dans la eonscience des travailleurs, c'est une forme très efficace de l'éducation prolétarienne de la classe ouvrière, elle-même, un puissant encouragement à aller de l'avant dans l'édification socialiste. Nous voyons dans le contrôle exercé par les ouvriers une des garanties fondamentales pour écarter le danger du révisionnisme et pour éviter le retour au capitalisme.

Notre pratique concernant le contrôle direct de la classe ouvrière est confirmée par la vie. Après le Ve Congrès du Parti, l'application du contrôle ouvrier a entraîné un regain de l'activité révolutionnaire de la classe ouvrière dans tous les domaines. Le rôle des masses ouvrières dans la solution de divers problèmes s'est ac^ru de façon évidente, leur intérêt pour le travail de l'entreprisb et pour la vie du pays en général et leur sens des responsabilités dans ces domaines se sont beaucoup renforcés, la pratique de la critique et de l'autocritique envers les manifestations étrangères au socialisme s'est affermie.

Le contrôle ouvrier est un long processus de lutte contre diverses tendances bureaucratiques qui voudraient le limiter, l'entraver et le placer sous tutelle, contre la crainte, les doutes et les confusions qui se manifestent au cours de son application. Son perfectionnement exige que chacun le conçoive comme un droit imprescriptible de la classe ouvrière, droit qu'elle exerce pour sauvegarder et renforcer la dictature du prolétariat et le régime socialiste. Il s'agit du contrôle de la classe ouvrière sur toute l'activité des organes et des organisations du Parti, de l'Etat et de la sphère économique et sur celle des appareils et des cadres, du contrôle qui s'exerce sur toute chose et sur tous, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Le coñtrôle ouvrier n'est pas un contrôle administratif portant sur des affaires courantes et de moindre importance. Il traduit l'opinion et l'attitude de la classe ouvrière envers des problèmes--clés qui concernent la politique, l'économie et la société.

Les organisations du Parti, les syndicats, les ouvriers euxmêmes doivent toujours chercher à animer les formes existantes et à trouver des formes nouvel'les, plus souples et plus efficaces dans l'exercice du contrôle ouvrier. Les schémas et les formes rigides le mutilent et le paralysent.

Le contrôle ouvrier ne se propose pas seulement d'observer et de constater mais encore de résoudre, et cela totalement, les questions qu'il soulève. Il est du devoir de tous, des organisations du Parti, des organes du pouvoir et des organisa tions de masse, de lutter avec obstination pour qu'il soit tenu compte dans les faits des observations et des propositions des ouvriers, de résoudre rapidement et avec le plus grand sérieux les problèmes mis à nu par leur contrôle. C'est in dispensable pour développer la pensée et l'action révolutionnaire des ouvriers et accroître leur participation active aux affaires de l'Etat, pour encourager leurs propres initiatives et pour développer encore plus leur contrôle.

Ce qui a une importance particulière pour la classe ouvrière, c'est qu'elle comprenne elle-même, avant toute chose, non seulement son rôle en tant que force productive déterminante mais encore son rôle politique comme classe d'avant-garde de notre société. Par sa lutte, par son attitude et son exemple elle entraîne toute la masse de la population et introduit chez tous l'esprit, la discipline et le comportement prolétariens qui doivent être le propre de tous au travail et dans la vie. Pour être à la hauteur de cette mission, il est indispensable que le contrôle ouvrier se déploie également sous la forme d'un contrôle de la classe ouvrière sur ellemême, d'une critique et d'une autocritique dans ses propres rangs, comme une lutte obstinée contre les manifestations de suffisance, d'indifférentisme et d'attachement à l'intérêt personnel étroit, contre tout esprit d'accommodement avec les phénomènes qui entravent notre marche en avant.

Le contrôle ouvrier est partie intégrante du contrôle des masses sur l'activité des organes du pouvoir, des organisations économiques, culturelles et éducatives des villes et des campagnes. L'exercice de ce contrôle est un droit et un devoir pour tous: pour le paysan à la coopérative, pour l'étudiant à l'école, pour l'intellectuel dans sa sphère d'activité, pour chaque citoyen dans toute la vie sociale.

Pour que le contrôle des masses soit étendu et s'exerce dans les meilleures conditions, il est nécessaire que les travailleurs soient continuellement au courant de l'activité des institutions et des organismes étatiques et sociaux. Le contrôle par les masses devient possible et il est facilité dans la mesure où on lutte contre la tendance des appareils et des organes étatiques et sociaux à user de formes de travail étriquées, dans la mesure où l'on rend publique leur activité, celle-ci devant être le plus ouverte possible et facilement contr ôlable par les travailleurs. Une connaissance toujours plus approfondie des mécanismes de la vie sociale socialiste et des lois de l'Etat par les larges masses de travailleurs, la confrontation avec les masses et les comptes-rendus d'activité faits en leur presence, oompris comme une méthode à utiliser en permanence pour 1e bon foncti.onnement de tout notre système de dictature du prolétariatconstituent d'nutres conditions indispensables à l'exercice du contrôle par les masses. Dans ce sens, un rôle plus actif revient aussi à la presse, qui a pour tâche de tenir les masses au courant de la situation et des problèmes de toute sorte, de renforcer la critique et de devenir, de façon plus marquée, la tribune où s'échangent d'une manière vivante les idées, où est reflétée et généralisée avec pénétration l'expérience acquise par les masses dans l'édification socialiste.

Dans la lutte contre le bureaucratisme et pour le renforcement de la dictature du prolétariat, les rapports entre les cadres et les masses ont une importance de premier ordre. L'expérience négative des pays révisionnistes est là pour montrer que lorsque les rapports entre les cadres et les masses sont établis de façon incorrecte, lorsque les cadres se détachent des masses, de leur vie et de leur lutte, lorsqu'ils ne se soumettent pas au contrôle des. masses, lorsqu'ils bénéficient de privilèges et de faveurs illicites, ils se bureaucratisent et dégénèrent, et leurs rapports avec les masses se transforment en rapports de domination et de soumission.

Notre Parti et notre pouvoir populaire, éclairés par les enseignements du marxisme-léninisme, ont adopté en particulier après le Ve Congrès une série de mesures politiques, idéologiques et économiques radicales visant à l'amélioration des rapports entre les cadres et les masses, afin que les cadres soient toujours des révolutionnaires conséquents et des serviteurs dévoués du peuple. On a mis en application la rotation systématique des cadres, des postes de direction à la base, de l'administration à la production et vice-versa. A présent, environ 56 pour cent des cadres dirigeants des appareils centraux et locaux et 50 pour cent de tous les cadres des appareils de l'administration en fonction, occupent leur poste actuel depuis moins de 5 ans. Des critères plus solides ont présidé aux formes de participation au travail manuel des cadres et de toutes les personnes se consacrant à un travail intellectuel. En même tempS il a été procédé au rajustement des salaires des cadres pour ne pas permettre de disproportions entre leur niveau de vie et celui des masses travailleuses. Nos efforts ont également tendu à ce que la formation idéologique et politique, l'instruction et la culture ainsi que la formation technique et professionnelle des cadres ne s'effectuent pas sans que progresse en même temps, de manière continue et dans tous les domaines, le niveau de formation des larges masses travailleuses. Ces mesures et le vaste travail d'éducation qu'accomplit le Parti permettent de combattre chez les cadres les manifestations de bureaucratisme et de carriérisme, de resserrer et d'approfondir leurs liens avec les ouvriers et les paysans, de combattre et d'extirper l'influence des conceptions intellectualistes qui tendent à sous-estimer età dédaigner les masses, de barrer la voie aux dangereux sentiments de présomption, de subjectivisme, etc..

Notre Parti a veillé et il veille constamment à ce que tous les cadres grandissent et se trempent en révolutionnaires, qu'ils pensent et travaillent comme tels jusqu'à la fin de leur vie. Le socialisme n'a pas besoin de bureaucrates et de technocrates qui ne croient qu'à leur «génie», à la technique, à la toute-puissance du décret. mais de cadres qui s'intègrent aux masses et vivent avec elles, qui pensent et sentent comme la classe ouvrière et la paysannerie ooopératrice. Dans la ligne du Parti, dans l'oeuvre grandiose et J e monde spirituel de la classe ouvrière et des coopérateurs, les cadres pourront puiser constamment force et inspiration.

Pour approfondir l'expérience acquise dans les rapports entre les cadres et les masses, il est nécessaire de lutter contre tout comportement subjectiviste et localiste ainsi que contre toutes les attitudes petites-bourgeoises de certains cadres eux-mêmes, de façon que la rotation et le travail à la production soient conçus comme une mesure dyant de l'importance au point de vue éducatif et idéologique et non pas comme un but en soi, comme une mesure visant à la révolutionnarisation continue des cadres eux-mêmes et des divers organes et appareils.

Le Parti attache une attention particulière au principe suivant lequel les cadres, de quelque échelon et niveau qu'ils soient, doivent être sous la double dépendance des organes du Parti et de l'Etat prolétarien d'en haut et directement des masses travailleuses d'en bas. En s'en tenant à ce principe, il est nécessaire de lutter dans l'avenir contre toute tendance à une application rigide dea textes régissant la nomination des cadres et contre tout penchant à travailler en petit comité, de façon que l'on sache toujours mieux ce que les masses pensent de l'activité des cadres et comment elles 1'apprécient.

Afin d'aboutir à un approfondissement plus poussé de la démocratie et à l'accroissement du rôle des masses, au cours de la période qui s'est écoulée entre les deux congrès un soin particulier a été témoigné au renforcement et à l'amélibration du travail des organes élus du pouvoir populaire. Dans ce sens, les dernières élections de l'Assemblée et des conseils populaires ont joué un rôle important parce qu'elles ont vu accéder à ces organes des hommes nouveaux, révolutionnaires et compétents, étroitement liés aux masses.

Malgré les résultats obtenus, il reste encore beaucoup à faire pour que les conseils populaires, à chaque échelon, en tant que représentants directs du peuple travailleur au pouvoir, puissent exercer les fonctions qui leur ont été confiées, écarter toute manifestation de formalisme dans leur propre travail et pour ne pas permettre aux organes exécutifs, aux administrations ou aux organisations économiques de transgresser tant soit peu leur rôle. On ne doit admettre aueune attitude de dédain, de la part de qui que ce soit, envers les représentants élus du peuple et envers les problèmes qu'ils sou'lèvent. Le député ou le conseiller doit être écouté attentivement et avec respect.

Le perfectionnement du travail des organes exécutifs est lié à la ferme lutte contre les manifestations de bureaucratisme, de technocratisme et de praticisme superficiel dans leur style et leur méthode d'action et au renforcement continu des liens avec les masses. Nous ne devons pas oublier un seul instant que le mal du bureaucratisme s'installe en premier lieu et avant tout dans les organes exécutifs et dans les appareils de l'administration. La vigilance des organisations du Parti, des cadres qui y travaillent et des masses travailleuses, constitue une arme acérée pour briser dans l'oeuf toute tendance et déformation bureaucratique.

Les récentes mesures adoptées en vue d'une plus juste répartition des compétences, ont libéré les organes du centre de fardeaux superflus et de 1a concentration inutile de nombreuses täches dans leurs mains. Cela a accru en particulier la responsabilité et l'esprit d'initiative du pouvoir à la base.

Compte tenu du développement impétueux, en largeur et er profondeur, de l'économie et de la culture, de l'accroissement du nombre des cadres et de l'élévation continue de leur niveau de formation, compte tenu de la participation toujours plus grande des masses à toute la vie sociale et économique, la tendance à tout codifier d'en haut et à placer les organes inférieurs sous tutéue serait anachronique et nuisible. Dans notre pays le centralisme prolétarien repose sur des bases inébranlables, parce qu'il s'appuie sur la ligne marxiste-léniniste unique du Parti, sur les lois uriiques qui régissent tous les rapports sociaux et d'ttat, sur le plan unique de développement de l'économie et de 1.a culture socialistes, sur la mise en oeuvre centralisée des moyens financiers à travers le budget d'Etat, sur la politique unique des prix, sur le système unique et centralisé dès salaires, sur le monopole d'Etat du commerce extérieur, etc. C'est pourquoi il n'y a pas lieu de craindre que l'essor de l'initiative de la base et l'extension de ses compétences portent atteinte au centralisme.



Camarades,



Dans notre pays le socialisme s'édifie dans les conditions de l'encerclement impérialiste-révisionniste. C'est pourquoi notre pays a tou jours considéré et considère encore comme une de ses tâches élevées et permanentes la défense de la Patrie. de la liberté et de l'indépendance nationale, sans lesquelles il ne peut y avoir ni de pouvoir populaire, ni de socialisme. Si la petite Albanie a résisté et résiste, forte et inébranlable comme un roc de granit, c'est avant tout parce que nos ennemis connaissent fort bien notre unité, la force de notre peuple et sa détermination à défendre jusqu'au bout les acquisitions de la révolution et à affronter avec succès n'importe quel danger.

Se préparer à défendre la Patrie est une tâche permanente et continue que l'on accomplit aussi bien dans les bons que dans les mauvais jours, indépendamment des événements qui se produisent dans le monde. Nous ne faisons pas reposer la défense du pays sur la oonjoncture politique internationale. mais essentiellement sur le facteur intérieur, qui est selon nous déterminant, sur la force, l'héroîsme et la résistance de fer de notre peuple, oourageusement guidé par le Parti du Travail, sur l'état de préparation au combat qui nous permette de faire face à toute situation et à tout agresseur.

Pour accomplir avec succès cette nèble tâche historique, le peuple entier, jeunes et vieux, uni comme un seul bloc autour du Parti, doit élever son niveau idéologique et politique, il doit clairement comprendre la ligne du Parti, ses tactiques et sa stratégie, il doit les appliquer conclemment avec une discipline de fer et un ardent patriotisme, à tout moment et dans n'importe quelle circonstance, au mépris de tout sacrifice.

On défend la Patrie et le socialisme, la vie et le travail du peuple les armes à la main, en dotant l'armée et le peuple de moyens moderne., et en les entraînant sans répit pour qu'ils sachent s'en servir à la perfection et avec la plus grane efficacité. La Patrie appartient au peuple tout entier, c'est pourquoi elle est défendue non seulement par l'armée régulière, portant l'uniforme, mais par tout le peuple en armes, organisé et préparé militairement.

Nous guidant sur l'indication de Lénine qui nous reoommande de faire de «chaque citoyen un soldat et de chaque soldat un citoyen», nous cherchons à ce que chacun tout à la fois travaille, s'instruise et soit prêt à défendre la Patrie. Notre pays tout entier est un grand chantier d'édification, une grande école d'éducation communiste, une citadelle inexpugnable.

Le Parti et le Gouvernement ont toujours attaché le plus grand soin à ce que les forces armées grandissent, s'éduquent et se trempent. Notre armée populaire est prête, à tout moment et dans n'importe quelle situation, aussi difficile qu'elle soit, à s'acquitter honorablement de sa noble tâche de défendre la Patrie socialiste.

Notre armée est une armée de type nouveau, l'armée du peuple, l'armée de la révolution. Préservant jalousement les traditions glorieuses de l'armée des partisans, elle se distingue au pbint de vue qualitatif des armées des pays bourgeois et révisionnistes. Ce n'est pas une armée de caserne, une caste fermée coupée du peuple et au-dessus du peuple, mais une armée intégrée dans tout le peuple en armes. Les points dè vue réactionnaires bourgeois et révisionnistes sur l'armée, les manifestations d'arrogance, de suffisance, d'autoritarisme, l'attitude distante à l'égard des hommes de troupe, etc., sont étrangers à ses cadres qui sont issus du peuple.

En poursuivant sa révolutionnarisation et à la suite des mesures prises par le Parti pour la débarrasser de nombreuses formes et structures organisationnelles, de nombreux règlements étrangers au socialisme et incompatibles avec une armée eomme la nôtre, celle-ci est vraiment devenue une armée de la dictature du prolétariat, capable d'accomplir honorablement sa mission en fonction des conditions et des tâches propres à la défense du pays.

Dans tous les aspects de la vie de l'armée nous nous en sommes tenus, de façon conséquente, au principe consistant à donner la priorité au travail idéologique sur le travail militaire, la priorité à l'homme, en tant que facteur déterminant, comparativement à l'arme. C'est le tr avail politique qui, en élevant la conscience des gens, donne de la vie et confère toute sa valeur à tout autre travail effectué dans l'armée. Il n'y a que le travail politique qui fait de l'armée une arme fidèle de la dictature du prolétariat, une gardienne vigilante des victoires acquises par le peuple.

Le Parti a consacré, et il le fera encore dans l'avenir, tout le soin voulu à une solide préparation militaire, à une connaissance approfondie de l'art de la guerre populaire, à une maîtrise parfaite des armes et de la technique modernes de la part des combattants, au renforcement du règlement et de la discipline militaire prolétarienne, sans tolérer dans tout cela aucune attitude simpliste.

Le Parti a été et demeure l'âme de l'armée, le cerveau qui la guide sur la voie juste, la force vivifiante qui la rend invincible. Dans notre armée, à la pointe de notre défense et au commandement, il y a le Parti.

Les comités et les organisations du Parti à la base, quelle que soit l'action qu'ils entreprennent ou le próblème qu'ils se proposent de résoudre, ne doivent jamais négliger les tâches concernant le renforcement de la défense de la Patrie. Dans ce sens, ils doivent mener un grand travail idéologique et politique pour éduquer tous les travailleurs afin qu'ils demeurent vigilants et qu'ils soient parfaitement et très sérieusement préparés au combat en tenant compte, de la façon la plus réaliste, des conditions et des exigences de la guerre moderne.

De leur côté, les organes du Parti dans l'armée et les commandements militaires doivent améliorer le style de travail pour élever la formation politique et l'état de préparation au combat des forces armées, ils doivent renforcer et perfectionner en particulier les méthodes d'éducation et de préparation militaire de l'ensemble de la population, conformément aux structures organisationnelles actuelles de l'armée.

Etant donné que les problèmes de 1a défense, de l'armée et de l'entraînement militaire sont des problèmes qui intéressent toute la collectivité, il est nécessaire de renforcer et d'améliorer encore plus la collaboration et la coordination du travail entre les organisations du Parti et les commandements au sein de l'armée, d'une part, et les organisations du Parti et les organes du pouvoir et de l'économie à la base, de l'autre.

Grâce à la sollicitude constante du Parti, on a développé et renforcé les organes de la Sûreté d'Etat, de la Police populaire et de la garde des frontières. Dans toute leur activité ceux-ci ont compté, de plus en plus, sur la contribution et le soutien actif des masses travailleuses, ils ont appliqué avec soin les enseignements du Parti et ils ont lutté courageusement pour défendre la légalité socialiste, les intérêts ,de l'Etat et du peuple.

Le renforcement accru des organes de la Sûreté d'Etat, de da Police populaire et de la garde des frontières implique que l'on porte le travail idéologique, politique et professionnel à un degré supérieur, que l'on aiguise la vigilance révolutionnaire et renforce la discipline consciente pour appliquer de façon rigoureuse les normes établies et étendre davantage les liens avec les masses. Assurer en permanence le rôle dirigeant et le contrôle du Parti dans toute leur activité constitue une condition indispensable pour que ces organes, chers au Parti et au peuple, s'acquittent honorablement de leur mission, et une solide garantie qu'ils le feront.

Notre législation révolutionnaire joue un rôle très important dans le renforcement et le perfecticnne.nerrt de la dictature du prolétariat. Suivant les orientations du Ve Congrès et avec la participation active des masses, on a réalisé un grand travail pour réviser toute la législation de l'Etat, pour la simplifier et l'adapter aux conditions actuelles. Cette entreprise, parallèlement à la réorganisation des organes de la justice qui ont été rapprochés des masses et placés enoore mieux sous leur contrôle, a influé de façon évidente sur la révolutionnarisation de leur travail. Perfectionner continuellement la législation, faire connaître les lois aux masses populaires, pour qu'elles les appliquent de la façon la plus consciente possible, et renforcer les liens des organes de la justice avec les travailleurs en comptant sur ceux-ci pour défendre les lois, voilà une grande tâche pour 1e Parti.



Camarades,



Vingt-sept ans se sont écoulés depuis que notre peuple, sous la ferme direction marxiste léniniste du Parti du Travail, a renversé par la lutte armée l'odieux pouvoir des impérialistes étrangers et des classes exploiteuses réactionnaires du pays et que, pour la première fois dans son histoire séculaire, il instaurait en Albanie le pouvoir populaire. A la suite des élections de décembre 1945, les premières élections libres, générales et démocratiques qui se soient déroulées dans notre pays, et d'où sortit l'Assemblée Constituante, véritable représentante des aspirations et des intéreêts du peuple, fut approuvée la loi fondamentale du nouvel Etat - la Constitution de la République Populaire d'Albanie.

Notre pays venait à peine de sortir de la grande Lutte de Libération Nationale et faisait ses premier pas sur la voie de l'édification socialiste. Dans ces circonstances, l'approbation de la Constitution était un événement historique marquant et une nouvelle et grande victoire politique du peuple. Son importance résidait dans ~le fait qu'elle légalisait le bouleversement profond et radical qui s'était effectué dans la vie de notre société à la suite du triomphe de la révolution populaire, qu'elle sanctionnait au point de vue juridique toutes les grandes victoires politiques, économiques et sociales remportées par notre peuple au cours de sa lutte héroïque et ouvrait de claires perspectives pour d'autres transformations révolutionnaires dans tous les domaines d'activité sur des bases socialistes.

La Constitution devint le point d'appui et la source de toute la législation de notre nouvel Etat de démocratie populaire, législation qui traduisait la volonté du peuple et défendait ses intérêts. Elle joua un grand räle non seulement dans la défense et la consolidation du pouvoir et dans toutes les autres victoires de la révolution, mais encore dans le développement général du régime socio-économique sur la voie du socialisme.

Un quart de siècle s'est écoulé depuis lors. Ce fut une période de grandes transformations révolutionnaires qui visaient à jeter et à consolider les fondements du nouveau régime dans toua les domaines. Les grandes idées du marxisme-léninisme sur la société nouvelle affranchie de toute oppression et exploitation et le programme fixé par notre Parti pour édifier les bases du socialisme, devinrent une réalité. Le pouvoir populaire qui avait vu le jour au bout da fusil du partisan fut consolidé, sous la direction sans partage du Parti du Travail, en tant que pouvoir de la dictature du prolétariat.

Les moyens de production, qui se trouvaient aux mains des capitalistes du pays et des impérialistes

étrangers, devinrent le patrimoine commun du peuple. Le secteur capitaliste de l'économie fut complètement liquidé. Une révolution radicale fut réalisée dans les campagnes, la oollectivisation de l'agriculture transforma de fond en comble la petite production paysanne et la plaça sur des bases

socialistes. L'économie multiforme eéda la place au sys tème unique de l'économie socialiste. En supprimant la propriété privée on supprima du même coup les classes exploiteuses et tous les autres antagonismes entre la ville et la campagne, entre le travail intellectuel et manuel, antagonismes inhérents à l'exploitation capitaliste. Des relations entièrement nouvelles d'alliance, de soutien et d'entraide, reposant sur le socialisme, ont été établies entre la classe ouvrière, la paysannerie la borieuse et l'intelligentsia populaire. Les distinctions entre elles vont diminuant. Sur cette base mn a vu se resserrer de plus en plus l'unité sociale. économique, idéologique et politique du peuple: Grâce à l'édification de la base économique du socialisme, qui est la seconde plus grande zictoire après celle de l'instauration du pouvoir populaire, notre pays a abordé une nouvelle étape historique, celle de l'édification intégrale de la société socialiste. La lutte pour l'accomplissement des tâches propres à cette étape a été marquée par de nouvelles et grandes victoires. Cette lutte a été portée à un degré supérieur après le Ve Congrès du Parti. Le grand processus de la révolutionnarisation de toute la vie du pays, qui a soulevé d'enthousiasme le peuple tout entier, a abouti à la consolidation et au développement plus marqué des profondes transformations éoonomiques, sociales, politiques et i déologiques, au renforcement et au perfectionnement de la (base économique et de toute la superstructure de la société. On a accumulé une nouvelle expérience de grande valeur qui indique comment il faut barrer 4a voie au révisionnisme et à la restauration du capitalisme, comment on peut assurer la progression de la révolution jusqu'à sa victoire complète et définitive.

Vue à travers le prisme de ces profonds changements révolutionnaires, la ,Constitution en vigueur, en dépit ides corrections et des amendements qui y ont été apportés, a été dépassée dans nombre de ses aspects fondamentaux et elle ne reflète plus la réalité socialiste actuelle de l'Albanie. C'est pourquoi le Comité Central du Parti propose de rédiger une nouvelle Constitution, qui répondrait à l'étape actuelle du développement du pays et à la réalité socialiste, de façon que, comme composante de la superstructure politique, elle serve encore mieux la base économique et tout le développement socialiste de la société.

La révision de la Constitution est un pas d'une grande importance théorique et pratique quant au renforcement et au perfectionnement de l'Etat de dictature du prolétariat dans notre pays. La nouvelle Constitution servira de base juridique à l'organisation et à la législation d'Etat, exigées par la phase actuelle de notre édification socialiste. Elle devra être un document juridique, politique et idéologique reflétant pleinement la ligne du Parti incarnée dans notre pratique révolutionnaire, et une source d'inspiration pour tous les travailleurs dans la lutte qu'ils mènent pour édifier complètement la société socialiste.

La rédaction de la nouvelle Constitution est un travail de grande responsabilité. Ce sera la Constitution de l'Albanie socialiste, d'un pays qui s'en tient fidèlement aux principes du socialisme scientifique et qui les applique et les développe de façon créatrice. Dans la rédaction de la nouvelle Constitution il faudra tenir compte aussi bien de notre riche expérience révolutionnaire que de l'expérience du socialisme dans le monde. Cette Constitution doit présenter les véritables traits du socialisme, pur de toutes les altérations que lui ont fait subir les révisionnistes modernes. Elle sera le reflet de la glorieuse voie sur laquelle le Parti nous a conduits avec sagesse et de l'immense expérience que nous y avons acquise; elle nous inspirera, nous remplira d'optimisme et nous poussera à de nouvelles batailles et à de nouvelles victories.







IV



LA LUTTE IDEOLOGIQUE ET L'EDUCATION

DE L'HOMME NOUVEAU



Ces dernières années, le développement de la révolution dans le domaine de l'idéologie et de la culture a été marqué par une lutte de classe menée de front contre toutes les formes de l'idéologie étrangère au socialisme, depuis les vieilles survivances qui viennent de la profondeur des siècles jusqu'à l'influence actuelle de l'idéologie bourgeoise et révisionniste. Le but fondamental de cette lutte est de révolutionnariser la pensée et la conscience des hommes, tout leur monde spirituel, pour faire prévaloir l'idéologie marxiste-léniniste, la morale prolétarienne et la culture socialiste. C'est une lutte de grande ampleur, une lutte de masse, menée avec la participation active de toutes les couches de la population; une telle tutte se traduit dans la pratique par des mouvements et des actions révolutionnaires, par de vastes discussions populaires, la tenue de débats et la formulation ouverte de la critique, toutes choses dans lesquelles s'affrontent les idêes et les vieilles coutumes réactionnaires, d'une part, et les idées et la morale révolutionnaires nouvelles de l'autre.

La lutte pour l'approfondissement de la révolution idéologique et culturelle, qui fait partie intégrante du processus de la révolutionnarisation générale de la vie du pays, a été préparée par le travail qu'a accompli le Parti dans ses trente années d'existence. S'appuyant sur les résultats obtenus, notre Parti lutte pour faire progresser sans interruption le travail visant ià la formation de l'homme nouveau de la société nouvelle, socialiste, d'un homme doté de profondes convictions marxistes-léninistes, de hautes qualités morales révolutionnaires communistes, d'un large horizon culturel et d'un riohe univers spirituel.



Renforcer encore plus la conscience socialiste des masses travailleuses en luttant contre toutes les survivances et influences des idéologies étrangères au socialisme



Bien que notre révolution ait renversé les vieux rapports de production et qu'elle ait ainsi liquidé la base matérielle qui a fait surgir et qui entretient et alimente les diverses formes de l'idéologie des classes exploiteuses, nous n'en continuons pas moins à nous heurter à leurs nombreuses survivans et à leur influence. La société nouvelle, socialiste et son développement accru ne peuvent se concilier avec ces survivances étrangères au socialisme. Celles-ci non seulement entravent la marche en avant de la révolu tion, mais elles recèlent le daner de lui faire rebrousser chemin. La triste expérience de l'apparition du révisionnisme en Union Soviétique et dans d'autres pays est là pour montrer que si l'on ne s'emploie pas de toutes ses forces à approfondir la révolution idéologique et cultur elle. on abandonne, en fait, la révolution socialiste en chemin, on compromet sa réalisation dans le domaine politique et économique et l'on fraie la voie à la dégénérescence bourgeoise dans tous les domaines.

L'intensification de la lutte de classe idéologique est également dictée par la nécessité de libérer sous tous les aspects les capacités physiques, intellectuelles et spirituelles de tous les travailleurs, en particulier des femmes et des jeunes, pour les délivrer du lourd fardeau des péjugés anciens, afin .de permettre à leur élan révolutionnáire de s'exprimer avec une force irrésistible dans tous les domaines d'activité. L'idéal du socialisme est d'affranchir les travailleurs non seulement du joug social et écon.omique mais encore de l'esclavage spiritual des idéologies étran,gères au social'_sme. Le socialisme est le seul système qui crée toutes les possibilités pour l'émancipation des hommes et qui est en mesure de la réaliser complètement.

La lutte que mène le Parti pour l'éducation de l'homme nouveau est vaste et complexe. Cette éducation ne se fait pas uniquement au moyen de la propagande et de l'agitation, elle ne s'en tient pas seulement à une lutte purement académique contre les idées et les conceptions anciennes, elle s'accomplit aussi à travers la création de conditions économiques, sociales et politiques, qui font s'épanouir chez l'homme les cenceptions et les normes socialistes. Elle s'effectue tout au long de l'activité pratique des hommes, dans la lutte qu'ils mènent et le travail qu'ils fournissent pour édifier le socialisme. Ces dernières années le Parti a lutté avec un rare courage pour élaborer une orientation marxiste-léniniste dans chaque domaine et engager les masses dans des actions révolutionnaires. Notre Parti a ainsi accumulé une précieuse expérience, théorique et pratique, dans le processus de l'approfondissement de la révolution socialiste.

Une offensive sans précédent a été lancée en particulier contre les formes les plus vieilles de l'idéologie des classes exploiteuses, ,contre la mentalité patriarcale et conservatrice, la religion et les coutumes rétrogrades qui, pour la raison connue du grand retard hérité du passé, ont erncore des racines et n'ont pas été définitivement extirpées.

La lutte menée pour annihiler l'influence de la religion a donné de grands résultats. Dans un temps très court on est arrivé à dépouiller de leurs fonctions toutes les institutions religieuses et les prêtres qui propageaient et maintenaient vivants l'idéalisme et le mysticisme le plus obscurantiste et le plus anachronique. L'Albanie est devenue un pays sans églises ni mosquées, sans prëtres ni imams.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu'on est arrivé à libérer entièrement les travailleurs de l'influence de cet opium qu'est la religion, car pour en arriver là íl faudra un long processus de rééducation et d'éducation. Il n'en est pas moins vrai au'un coup décisif lui a été ainsi porté et que ce fut là une victoire déterminante, une nouvelle et Puissante prémisse de l'émancipation plus complète de la conscience des hommes, de leur complète libération des croyances et des préjugés religieux.

Cette victoire n'a pas été obtenue sans efforts ni par de simples mesures administratives. Toutes les conditions requises étaient venues à maturité et les travailleurs, de leur libre volonté, ont décidé du sort des institutions religieuses qui avaient toujours observé une attitude antinationale et servi les féodaux, la bourgeoisie et les occupants, sans égard au fait que des ecclésiastiques patriotes de toutes les croyances ont lutté pour la liberté et l'indépendance de l'Albanie. Cette attitude antinationale et antipopulaire du monde religieux était entrée en contradiction depuis longtemps avec les sentiments les plus profonds du peuple albanais si attaché à la Patrie et à la liberté. La Lutte de Libération nationale devait approfondir -davantage cette contradiction. Les grandes transformations socialistes effectuées dans toute la vie du pays et le travail de propagande accompli dans toutes les directions par le Parti rendirent les masses encore plus conscientes de la vanité des croyances religieuses et de l'incompatibilité des institutions religieuses et des prêtres avec la nouvelle réalité socialiste.

Notre Parti n'a jamais permis que l'on joue avec les sentiments du peuple. Mais en tant que parti marxiste léniniste, il oonçoit clairement qu'au cours de sa marche victorieuse la révolution socialiste se doit de briser, lorsque les conditions objec tives et subjectives sont réunies, tous les liens qui rat+achent les masses au vieux monde et qui les empêchent de marcher de l'avant.

Voyez ce qui se passe dans les pays où les révisionnistes sont au pouvoir! IDans le cadre général de la dégénérescence bourgeoise, au nom des conjonctures politiques intérieures et extérieures, on va jusqu'à utiliser l'église à des fins social-impérialistes, on intensifie la propagande religieuse, on accroît le nombre des églises et des prêtres, on ranime des vieilleries réactionnaires et obscurantistes datant du Moyen Age.

A l'étape actuelle de la révolution la vie inscrit ,à l'ordre du jour la complète émancipation de la femme, comme un problème très aigu. Les femmes et les jeunes filles furent les forces de notre société les plus opprimées et paralysées aussi bien par les lois de la religion que par les normes, les coutumes et usages patriarcaux.

A la suite de l'instauration du pouvoir popuu

laire et de la création de la base économique du socialisme, la femme albanaise, comme tous les travailleurs, est parvenue à s'affranchir de l'exploitation capitaliste, elle a accédé à la liberté et elle jouit de droits politiques égaux à ceux des hommes, on lui a donné toutes les possibilités de s'engager avec toutes ses forces sur le grand front de l'édification socialiste du pays. A présent dans notre pays, les femmes militent dans ious les secteurs d'activité et il n'y a :pas une oeuvre nouvelle qui ne porte l'empreinte de leur travail manuel et intellectuel, Elles constituent ç5 pour cent environ des travailleurs des villes et des campagnes.

Dans ce pays où les femmes et les jeunes filles étaient les masses les plus retardataires, dédaignées par la société et les hommes, il y en a maintenant des centaines et des milliers qui dirigent les affaires du pouvoir à tous les échelons et jusqu'à l'Assemblée Populaire, qui assument d'importantes fonctions dans les organisations de masse et dans celles du Parti, qui dirigent la production ainsi que d'autres secteurs d'activité. Le Parti et le peuple sont vraiment fiers de nos femmes et de nos filles héroïques qui, quoique dans des conditions restant pour elles plus difficiles que pour les hommes, travaillent et luttent avec intelligence, courage et vaillance, aussi bien que leurs camarades hommes.

Malgré les résultats obtenus dans la lutte pour l'émancipation de la femme, assurer l'égalité complète et authentique de la femme et de l'homme dans la vie sociale et familiale demeure encore un problème préoccupant. Les conceptions arriérées, féodales et patriarcales qui estiment que ia femme est un être inférieur, demeurent comme par le passé le principal obstacle. Sans briser ces conceptions qui oppriment et paralysent sa personnalité et ses énergies, sans surmonter ce mur on ne peut assurer son progrès et celui de toute notre société sur la voie du socialisme.

Voilà pourquoi notre Parti a pointé le fer de lance de sa lutte pour l'émancipation de la femme, essentiellement sur le front idéologique, sur la lutte contre les idées conservatrices, les normes et les coutumes asservissantes et les conceptiaris qui dénigrent et offensent la femme.

Les succès obtenus sont grands. Toutefois la complète émancipation de la femme demeure pour "avenir aussi une des tâches les plus importantes du Parti. Et l'émancipation de la femme ne veut pas seulement dire une femme affranchie, mais encore une société définitivement libérée des préjugés et des conceptions sur la femme étrangères au socialisme. Cette émancipation sous-entend aussi la création de toutes les conditions matérielles et spirituelles pour établir une égalité effective et complète de phomme et de la femme dans tous les domaines de la vie. C'est pourquoi, s'il faut travailler avec obstination pour la formation idéologique et culturelle, l'élévation du degré d'instruction et du niveau technique et professionnel des femmes afin qu'elles connaissent le même épanouissement que leurs camarades hommes et puissent exprimer avec compétence leur avis sur tous les problèmes, il faut faire preuve de tout autant d'obstination pour que la société en général et l'entourage familial, les hommes en particulier, les placent dans des conditions égales d'épanouissement et leur permettent de s'instruire et de créer. Leur travail et leur activité sociale ne doivent pas être entravés par les tâches domestiques quotidiennes et fatigantes qui sont ordinairement leur lot. Nous avons déjà et nous aurons de plus en plus la possibilité de socialiser graduellement de nombreux travaux domestiques.

Ici se pose une autre question très importante:

créer une vie vraiment démocratique dans la famille. La lutte pour l'extension et l'approfondissement de la démocratie socialiste dans notre vie sociale a pénétré aussi au sein de la famille, où les manifestations de cette inégalité sont plus fortes. Nous sommes les témoins de l'ébranlement et de la destruction des fondements de la vie patriarcale, et de la pénétration toujours plus large au sein de la famille des principes de la morale communiste et de l'esprit de l'idéologie socialiste. De nouvelles formes démocratiques et socialistes agissent maintenant beaucoup plus dans les liens conjugaux et dans les rapports familiaux. Mais ces nouvelles formes de rapports ne sont pas encore devenues dominantes. Le fait que la famille évolue relativement moins vite que l'ensemble de la société est connu. C'est pourquoi il faut lutter pour que ce retard diminue de jour en jour et pour que la vie de la famille puisse progresser au rythme de notre temps, parallèlement aux grands changements qui marquent la vie du pays. La famille albanaise, en tant que foyer d'éducation, a cultivé de précieuses qualités patriotiques et morales. Mais certaines conceptions traditionnelles de son travail d'éducation ne sont pas en mesure de répondre à nos exigences et dans un certain sens s'opposent é la réalité actuelle. Il faut travailler de façon plus active à la révolutionnarisation de la vie en famille pour la débarrasser, petit à petit, des survivances conservatrices et de la mentalité patriarcale, pour en faire un foyer où les hommes seront éduqués dans l'esprit de l'idéologie du Parti.

Notre société ne peut rester indifférente aux problèmes de la famille en les considérant comme des questions privées auxquelles on ne doit pas se mêler . Bien au contraire, elle cherchera toujours des iormes appropriées pour influersua ces questions tout en condamnant comme étrangères au sociaiiçme les ingérences grossières et sans tact, c,pl~ortunes ou non, dans les affaires intimes de la famille.

Le Parti a également mené une lutte incessante contre la mentalité et la psychologie petites-bourgeoises. Or, maintenant il convient de donner encore plus d'efficacité à notre attaque. L'idéologie pente-bourgeoise est profondément enracinée clans la conscience des hommes. Cela se rattache au font nue, dans le passé, la petite proPriété paysanne et le travail artisanal privé dominaient dans notre pays et que c'est sur cette base quhnt été édifiue les raplorts de toute sorte entre les hnmmes et sue s2 sont formées leurs conceptions. Il ne font pas de cioute que les grandes transformations économisues et sociales et le travail aux multiples aspects dép~oyé pour l'éducation des masses ont porté de z'udes coups à l'idéologie petite-bourgeolse et ont déduitson rayon d'action dans l'activité et la vie des gens de chez nous.

Mais il faut regarder la réalité en face. Les conceptions et les tendances petites-bourgeolses sont conservi et maintenues encore vivantes. Elles apparaissent dans une mesure plus ou moins grande chez toutes les couches de la population non seulement dans les campagnes mais encore dans les villes. Les survivances petites-bourgeolses sont enire1aeées aver toutes les formes de l'idéologie des classes exploiteuses, aussi bien avec les coutumes arriérées et patriarcales qu'avec les influences bourgeoises et révisionnistes.

Comme le dit le camarade Mao Tsétoung, l'idéologie petite-bourgeoise a un caractère conservateur, son influence constitue l'une des principales sources de l'opportunisme et de l'aventurisme dans le mouvement ouvrier. En fait, un des principaux facteurs qui a rendu possible le processus de la dégénérescence capitaliste en Union Soviétique a été le courant petit-bourgeois lié au bureaucratisme et à la pression générale de l'idéologie bourgeoise et révisionniste.

Cela dit, il ressort encore plus clairement que la lutte contre l'idéologie petite=bourgeoise et ses manifestations est une des tâches les plus importantes que doit exécuter le Parti dans son travail général, en particulier dans son travail idéologique.

En premier lieu, on doit lutter pour renforcer la discipline prolétarienne au travail, contre la tendance à se contenter de peu et la mentalité paysanne et artisanale, et on doit se montrer plus exigeant en ce qui concerne la productivité de tout travail social. Mais ce n'est pas là un simple problème d'éducation. Il s'agit d'un problème social et économique complexe. Ce n'est -qu'en établissant de justes critères socialistes dans le aomaine de l'organisation des normes de travail, de la rétribution et du contrôle du travail, de sa quantité et de sa qualité, que l'on pourra mener avec succès l'éducation des masses en vue de leur inculquer les qualités socialistes nécessaires à l'accomplissement consciencieux, au moment voulu et avec une haute productivité, de tout travail social.

U.ne lutte ferme doit être menée contre l'individualisme petit-bourgeois qui se manifeste dans la tendance à considérer les questions sous un angle étroit, trop étroit, à s'en tenir r igoureusement à l'intérêt personnel que l'on oppose à l'intérêt génér al de la société, à vivre en vase clos dans un monde étriqué et mesquin, qui maintient l'homme éloigné des grands idéaux de l'époque, qui le rend indifférent et apathique enver s tout, sauf son intérêt personnel et familial, et l'incite à ne rechercher que son intérêt matériel et sa propre quiétude.

La recherche de l'intérêt personnel étroit est une expression non seulement de l'idéologie petitebourgeoise mais de toutes les idéologies des classes exploiteuses, un sentiment qui prend sa source dans la propriété privée, sur laquelle s'appuient ces idéologies. Cette tendance, qui se manifeste sous les formes les plus diverses, est un des plaies les plus graves que nous avons héritées du passé et un des plus grands dangers quant aux destinées du socialisme. C'est pourquoi la lutte contre toute tenc?ance à placer l'intérêt personnel au-dessus de l'intérêt général doit être considérée comme une qaestion fondamentale dans tout le travail idéologique du Parti.

Dans la lutte contre l'idéologie petite-bourgeoise, on doit tenir compte que ses manifestations s'insèrent dans diverses attitudes conservatrices et libérales, qu'elles alimentent des idées oontraires aux principes et poussent à passer d'un extrême à l'autre. Leur action se fait largement sentir dans l'attitude envers le travail et la propriété sociale, mais aussi en particulier dans le mode de vie et dans diverses habitudes prises, surtout au sein de la famille.

Pour renforcer et tremper constamment la conscience socialiste des gens de chez nous, il faudra non seulement lutter contre les survivances des vieilles idéologies patriarcales, conservatrices et petites-rbourgeoises, mais encore mener une lutte continue et intransigeante contre l'influence des actuels courants idéologiques bourgeois et révisionnistes. Notre pays ne vit pas isolé du monde capitaliste et révisionniste ì¥Á19 11ð¿1111111111111&1

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1ne telle substitution représente un grand danger. En détruisant l'influence de l'idéologie étr angère au socialisme, qui vient de la profondeur des siècles, en cicatrisant les plaies sociales et idéologiques héritées de la vieille société féodale-bourgeoise, notre Parti lutte pour ne pas permettre l'apparition de nouvelles plaies sociales et idéologiques, propres au monde moderne capitaliste et révisionniste.

Toute la lutte que nous avons menée ces dernières années et tout le processus de la révolutionnarisation de la vie du pays sont autant de coups sévères portés à l'idéologie bourgeoise et révisionniste. Ils visent à dresser une barrière agissante devant la pénétration de cette idéologie. Mais il serait impardonnable de penser que nous sommes désormais à l'abri de toute influence de l'idéologie bourgeoise et révisionniste, que les gens de chez nous sont désormais immunisés. Un des principaux aspects de la stratégie hostile des impérialistes et des révisionnistes contre notre pays est justement la pression idéologique qu'ils ont la possibilité d'exercer à travers les nombreux canaux de l'information moderne, en particulier à travers l'influence culturelle qui revêt des formes multiples. C'est pourquoi une de nos premières táches est d'organiser, à l'avenir aussi, une lutte continue contre l'idéologie bourgeoise et révisionniste en aiguisant notre vióilance idéologique et en affermissant notre esprit militant révolutionnaire.

La lutte sur le front idéologique, comme le Parti l'a toujours souligné, est une composante très importante de la lutte de classe, qui se poursuit sans interruption dans tous les domaines, politique, économique, idéologique et culturel. C'est de cette lutte que dépen.d le développenent heureux de la révolution, la défense et la consolidation de ses acquisitions. L'expérience a désormais prouvé de façon irréfutable, que tout abandon de la lutte de classe, tout affaiblissement, toute conception erronée et toute déformation de cette lutte sont lourdes de conséquences extrêmement sérieuses. C'est dans ces phénomènes que nous devons vo'r et rechercher une des causes les plus importantes de ce qui s'est passé en Union Soviétique et dans certains autres pays, c'est en eux que réside l'essence même de la trahison révisionniste.

L'important n'est pas seulement d'admettre la lutte de classe, mais encore d'en avoir une conception correcte et large, c'est-à-dire de la concevoir comme une lutte qui se poursuit pendant toute la période historique de passage du capitalisme au communisme, comme une lutte qui ne se développe pas seulement contre les ennemis extérieurs er intérieurs, mais qui se déroule également au sein du peuple et du Parti, comme une lutte qui doit être menée oontinuellement partout et par tous.

Tant que continue la latte de classes, qui n'est pas créée artificiellement, mais existe objectivement en tant que lutte entre deux voies de développement - la voie socialiste et la voie capitaliste -, on ne saurait se laisser aller à une attitude faite de quiétude, de contentement de soi et de libéralisme, en prétendant avoir supprimé tous les maux et paré à tous les dangers. Bien au contraire, le fer de lance de la lutte de classe doit être toujours acéré, parce qu'il constitue l'arme puissante qui nous protège des ennemis, qui nous débarrasse ~de tous les maux, qui nous forge en tant que révolutionnaires prolétariens. Nous devons mener cette lutte de façon conséquente en `aisant toujours ressortir le caractère antagoniste ou non antagoniste des contradictions et en nous appuyant fortenent sur les masses.

Chez nous, c'est la classe ouvrière qui est au pouvoir et, ià travers le Parti et l'Etat prolétarien, elle dirige toute la vie du pays. Son rôle de direction et de contrôle est déterminant. Sans ce rôle il n'y a pas de dictature du prolétariat, il n'y a pas de socialisme. C'est pourquoi le Parti a consacré et continue à consacrer toute son attention à l'éducation générale de la classe ouvrière, à l'élévation de sa conscience politique et au développement de ses capacités, afin qu'elle soit en mesure non seulement de comprendre sa mission en tant que classe dirigeantc au pouvoir mais encore de la réaliser dans la pratique.

Les années qui se sont écoulées ont marquédans ce sens d'importants succès qui apparaissent clairement dans l'élévation de l'esprit militant de la classe ouvrière, dans les magnifiques résultats obtenus au travail, dans les initiatives et la créativité révolutionnaires, dans le renforcement et l'extension du contrôle ouvrier direct, dans l'élévation du niveau idéologique, culturel, technique

et professionnel, dans le fait que, par son exemple et son travail, la classe ouvrière donne toujours plus le ton à toute la vie du pays.

Ces résultats constituent une base solide permettant de parfaire l'éducation de la classe ouvrière. Dans ce domaine, le travail essentiel doit consister comme toujours à assurer son éducation idéologique et politique, à l'armer de la théorie marxiste-léniniste et des enseignements du Parti, étroitement rattachés à la vie et à la lutte quotidiennes. Son éducation professionnelle, son niveau d'instruction et culturel ne sont pas moins importants.

Ces deux aspects de l'éducation communiste de la classe ouvrière et de tous les travailleurs sont étroitement liés. Toutefois le Parti a donné et il continue à donner la primauté à l'éducation idéologique, politique et morale, parce qu'à l'encontre des bourgeois et des révisionnistes, nous ne voyons pas dans la classe ouvrière une simple force de production qui devrait se contenter de travailler et de produire, tandis que les :bureaucrates et les technocrates domineraient, feraient la loi, l'opprimeraient, l'exploiteraient dans l'intérêt de la bourgeoisie capitaliste et révisionniste.

Les théories bourgeoises technocratiques qu' voudraient nier la nécessité de la révolution sociale du prolétariat pour la remplacer par la révolution technique et scientifique et qui visent à rejeter le caractère révolutionnaire conséquent et la mission historique de la classe ouvrière, nous sont absolument étrangères. La révolution technique et scientifique ne pourra jamais changer ni la nature du capitalisme ni celle du socialisme, elle ne peut pas modifier les lois objectives de l'évolution de la société. Chez nous, la révolution technique et scientifique se développe sous la direction de la dictature du prolétariat. Les bureaucrates et les technocrates ne peuvent être et ne seront jamais au pouvoir: c'est la classe ouvrière et les lois de la dictature du prolétariat qui domineront jusqu'à l'excinction de l'Etat, jusqu'à la victoire complète du com-munisme.

Dans notre pays, les spécia'listes, les techniciens et les intellectuels en général, issus de la classe ouvrière et des masses travailleuses, éduqués par le Parti dans l'esprit du socialisme, occupent la place qu'ils méritent et remplissent un rôle important dans tous les domaines d'activité comme auxiliaires de la classe ouvrière et comme 3erviteurs du peuple. Le .Parti ne lutte pas seulement contre les oonceptions bureaucratiques, technocra-tiques et intellectualistes, mais en même temps contre les conceptions vulgaires qui nient et dédaignent le travail et le rôle de l'intelligentsia. Le but du Parti c'est de maintenir l'intelligentsia pure et révolutionnaire, de la lier étroitement aux ouvriers et aux paysans, de la rendre capable d'affronter les influences étrangères bourgeoises et révisionnistes et de lutter avec détermination, com-me elle l'a fait jusqu'ici, pour la grande cause de la classe ouvrière et du peuple.

Dans la lutte pour l'éducation de l'homme nouveau le Parti a effectué un travail fructueux, en particulier pour ce qui est de l'éducal ion communiste de la jeunesse. Notre jeunesse est étroitement liée au Parti, politiquement éclairée, moralement pure, correctement orientée et elle n'a aucune inquiétude dans la vie, elle est une combattante intrépide qui met toute sa précieuse énergie au service de la révolution socialiste et du progrès général du peupie.

Dans le monde capitaliste et révisionniste, l'on observe exactement l'opposé. Là-bas, le problème de la jeunesse est des plus inquiétants. La jeunesse ressent la crise de cette société pourrie et cherche une issue à cette situation. Dans le cadre de cette lutte elle entreprend, de temps à autre, diverses actions révolutionnaires. Mais on la désoriente, on lui inculque le sentiment du vide moral et de l'absence d'idéaux dans la vie, on l'entraîne sur la voie de la débauche et de la dégénérescence, on consu-ne son energie en lui offrant une vie sans idéal et sans perspective. La bourgeoisie recourt à tous les moyens, depus les jouets d'enfants jusqu'à la presse, la littérature, l'école et l'é'glise, pour corrompre la masse de la jeunesse et du peuple, et l'éloigner de la politique, de la lutte pour l'avenir, et de la révolution, tout en donnant à cette corruption l'aspect d'une vie soi-disant «libre» et «moderne».

L'honnêteté, la vie dans la simplicité et la dignité, la morale haute et pure, la fidélité au peuple travailleur et à la Patrie, toutes les vertus élevées et révolutionnaires des peuples sont considérées par la bourgeoisie et sa machine de propagande comme anachroniques et archaîques. On les combat ouvertemen t ou indirectement, on les déforme et on les adapte de façon démagogique pour servir les intérêts de la bourgeoisie, au détriment des intérêts des travailleurs, pour étouffer la révolte révolutionnaire et contrecarrer l'influence du marxisme-léninisme, qui est le défenseur de ce grand trésor spirituel du peuple.

Les idéologues bourgeois et révisionnistes cherchent à convaincre la jeunesse et les masses qu'il est inutile de lutter pour trouver une issue aux profondes contradictions qui rongent leur société. La seule alternative qu'ils proposent est de se laisser

ller au pessimisme et à la eorruption. C'est ici que prennent leur source les encouragements, cyniques et entraînant des conséquences sociales catastrophiques, à l'alcoolisme, à la toxicomanie, à l'érotisme et à beaucoup d'autres instincts bestiaux qui sévissent dans le monde capitaliste et révisionniste.

Chez nous, en opposition complète avec cette situation, la jeune génération, rassemblée dans sa propre organisation militante -de l'Union de la Jeunesse du Travail d'Albanie et guidée par le Parti, est entrée dans d'arène de la lutte de classe idéologique avec son esprit novateur hardi comme une combattante inflexible, comme une force révolutionnarisatrice, une force motrice et combative dans le domaine des transformations sociales, idéologiques et culturelles. Tout en se préserv ant de l'influence de l'idéologie bourgeoise et révisionniste, notre jeunesse héroïque s'est portée oourageusement à la pointe de la lutte contre toutes les traditions du vieux monde qui ont fait leur temps, et contre tout ce qui est étranger au socia1 isme et entrave notre marche en avant. Dans cette lutte, on a vu croître de jour en jour la personnalité de la jeunesse, son courage a grandi, ses initiatives révolutionnaires se sont multipliées et son expérience s'est enrichie.

Mais nous devons toujours suivre du regard et comprendre notre jeunesse dans son essor impétueux. Cet essor est accompagné par des difficultés de croissance et des contradictions. Au travail comme partout ailleurs, la jeunesse se heurte à un sérieux obstadle, constitué par les manifestations de conservatisme qui freinent son élan révolutionnaire, sous-estiment son énergie et ses capacités créatrices, qui la paralysent, surtout dans le domaine des rapports sociaux et moraux, en particulier au sein de la famille et dans une mesure sensible à l'école également. Parallèle ment à cela, la jeunesse se heurte aussi à l'influence du libéralisme et d'une sorte d'indifférence que lui témoigne l'opinion sociale, et dans certains cas la famille. Nous ne devons pas oublier que le fer de lance de l'idéologie révisionniste et bourgeoise est pointé en premier lieu sur la jeunesse qui, du fait même de son manque d'expérience, est plus vulnérable. C'est pourquoi, dans l'avenir aussi, le Parti luttera pour engager la jeunesse à combattre toutes les sortes d'influence de l'idéologie étrangère au socialisme, pour la nourrir de façon conséquente des idéaux révolutionnaires marxistes-léninistes, pour ouvrir dans tous les domaines des horizons à son énergie inépuisa~ble, et encourager largement son esprit d'initiative.

Pour atteindre cet objectif, il faut tonifier la vie de la jeunesse dans tous ses aspects, étendre le cercle de ses intérêts et de son activité, oonnaître ses aspirations et ses désirs, apprécier ses possibiiités et ses forces. Dans ce sens, il faut mener un travail plus souple et habile en luttant contre toute manifestation de formalisme et de bureaucratisme, toute tentative d'imposer son diktat et sa tutelle, car ce sont ilà des attitudes qui ne tiennent pas compte des intérêts et des besoins de la jeunesse, des particularités psychologiques de l'âge, etc. Dans bien des cas, de pareilles manifestations sont le fait non seulement de parents et d'enseignants, mais encore des organisations du Parti et des cadres qui travaillent avec la jeunesse. Les vieilles traditions conservatrices et bureaucratiques entravent en particulier la démocratisation plus poussée de la, vie scolaire et empêchent la jeunesse de participer effectivement à la révolutionnarisation générale de la vie à l'école.

Notre tâche est de donner à la jeunesse la possibilité d'organiser elle-même sa vie de façon active et dynamique et de l'aider avec habileté à le faire. A cette fin, un râle particulier revient à l'organisation de l'Union de la Jeunesse du Travail d'Albanie. Celle-ci doit donner une nouvelle impulsion à son activité en tenant compte des changements rapides qu'apporte l'évolution de la vie du pays et de la jeunesse elle-même et adapter ses formes de travail à ces changements et aux nouveaux besoins qu'ils font naître chez celle-ci.

Notre société se trouve dans une période d'essor impétueux. Des traditions, des normes et couturíies séculaires sont brisées, les idéologies de toutes les classes dont l'étoile a pâli sont battues en brèche, de nouvelles 'formes et coutumes qui ,libèrent la pensée et la conscience des travailleurs voient le jour, l'idéologie du prolétariat glorieux triomphe. La révolutionnarisation plus poussée de la vie du pays et l'âpre lutte idéologique menée au cours de ces dernières années ont créé un nouveau rapport, plus judicieux, entre les exigences du socialisme et la conscience des hommes. Mais ce serait naturellement une erreur de penser qu'on a radicalement balayé toutes les formes et les manifestations des idéologies anciennes eb qu'on a résolu toutes les contradictions dans ce domaine. Aussi fort qu'ait pu être notre coup, il ne peut pas être définitif et en fait il ne l'est pas. Les positions

acquises par l'idéologie socialiste ont besoin d'être oonsolidées et affermies encore plus jusqu'à ce qu'elles dominent partout, dans toute notre société.

Tout en luttant avec obstination pour révolutionnariser tous les aspects de notre superstructure, tout en mettant vigoureusement l'accent sur la nécessité d'intensifier la lutte idéologique, nous ne perdons ja~mais de vue que le facteur décisif qui détermine notre marche en avant est l'augmentation ininterrompue de la production socialiste et la transformation impétueuse de notre société dans tous les domaines. Ce n'est que sur cette base que l'on peut réaliser la révolutionnarisation de la pensée et de la conscience des hommes. C'est pourquoi notre lutte idéologique ne se développera avec succês que si, dans le même temps, on fait progresser la production socialiste et l'on combine la révolutionnarisation des mécanismes de la vie sociale, économique et politique avec l'éducation communiste des masses travailleuses, et avec leur mobilisation dans des actions et des mouvements révolutionnaires incessants.

La lutte idéologique, en tant qu'une des formes les plus compliquées et les plus âpres .de la lutte de classes, est une lutte à mort entre notre idéologie et l'idéologie ennemie étrangère au socialisme, entre le nouveau et l'ancien, entre ce qui est révolutionnaire et ce qui est réactionnaire.

Au cours de cette lutte nous opposons à l'ancien, que nous nions et voulons supprimer, le nouveau qui naît et s'affirme. Aux conceptions et aux idées bourgeoises et révisionnistes nous opposons nos points de vue marxistes-léninistes. A la vieille psychologie petite-bourgeoise nous opposons la nouvelle psychologie socialiste. Aux manifestations de pindividualisme et de l'indifférentisme bourgeois et petitJbourgeois nous opposons la primauté de l'intérêt oollectif et la solidarité socialiste. Au libéralisme bourgeois et aux idées conservatrices et patriarcales nous opposons notre solide esprit procressiste. Aux tendances à une vie faite de quiétu~de et à la présomption nous opposons l'esprit de sacrifice et de l'action, l'esprit pr atique, la modestie et l'exigence envers soi-même.

La formation de la conception du monde marxiste-léniniste joue un rôle de premier plan dans l'approfondissement de la lutte de classe idéologique. On a créé maintenant de nouvelles conditions objectives et subjectives, qui nous donnent la possibilité de faire progresser tout le travail déployé pour que les communistes et les masses travailleuses assimilent de façon créatrice le marxisme-léninisme, pour faire reposer la lutte contre les conceptions idéalistes et métaphysiques sur des bases

encore plus scientifiques, pour réaliser l'assimilation de la théorie marxiste-léniniste en la rattachant encore plus étroitement à la pratique révolutionnaire. Au cours de ces dernières années un grand travail a été mené pour l'étude de l'histoire de notre Parti et de ses documents fondamentaux. Dans cette étude l'attention a été concentrée sur :es éléments essentiì¥Á19 11ð¿1111111111111&1

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1oblèmes qui se rattachent à ces actions et mouvements. Dans ce domaine, on a vivifié aussi le travail de la presse et des autres moyens de propagande et de culture de masse.

Ces résultats constituent une base solide permettant d'oeuvrer avec encore plus d'obstination et de façon plus habile dans le but que tous les communistes et tous les travailleurs aient une connaissance sûre de la théorie marxiste-léniniste. A cette fin il est exigé que soient étudiées de façon approfondie et continue les oeuvres, toujours actuelles, de nos grands classiques, Marx, Engels, Lénine et Staline, les documents de notre Parti et les matériaux dans lesquels est généralisée l'expérience du mouvement communiste international. Cette étude n'est pas et ne -doit pas devenir un but en soi, mais elle doit être étroitement liée à la pratique révolutionnaire actuelle et la servir. I1 ne faut pas étudier tout ce qui nous tombe sous la main. On doit au contraire se fixer un objectif déterminé et choisir la littérature qui s'y rapporte. L'étude de la théorie marxiste-léniniste doit nous permettre d'approfondir la connaissance de la politique du Parti et de l'appliquer correctement dans tous les domaines d'activité, de bien comprendre et de mener avec succès la lutte contre l'impérialisme et le révisionnisme moderne, de connaître les lois de la lutte de classes, celles -des rapports entre les conditions de la vie matérielle et la conscience des hommes, les lois de l'économie et de la politique, de façon à pouvoir discerner et résoudre correctement les contradictions et les problèmes que pose ïe développement de la vie du pays.

On atteint ce résultat non pas en apprenant par coeur quelques formules et quelques thèses, mais en acquérant une solide connaissance des principes fondamentaux et de la méthodologie marxiste-léniniste, en assimilant les méthodes dont use le matérialisme dialectique pour interpréter les phénomènes et résoudre les problèmes, en luttant comme toujours contre les positions dogmatiques et contre les points de vue subjectivistes.

Le marxisme-léninisme est une théorie révoiutionnaire jusqu'au bout. Eclairant les nouveaux problèmes que soulève la vie, il se développe dans la lutte contre les conceptions de ses adversaires idéologiques. Ce n'est que dans le processus de cette lutte qu'il peut être assimilé de façon appro''Dndie, quc des idées marxistes-léninistes vivantes peuvent s'implanter et se transformer en une oonviction consciente et militante. La confrontation des points de vue et le débat doivent être largement employés même au sein du Parti et de toute la société, dans la lutte contre toute manifestation de conformisme et contre la tendance à masquer les ccntradictions. Ce n'est qu'en suivant cette voie que l'on peut s'immuniser activement contre l'idéologLe étrangère au socialisme et réaliser une édacation vraiment révolutionnaire.

Toutefois, dans nos méthodes d'éducation, la routine persiste ainsi que de vieilles habitudes de travail qui empêchent d'atteindre de tels objectifs. Dans notre presse et dans nos publications, à la radio, dans les cours et les conférences il y a encore beaucoup de formalisme et de ton officiel. On n'y retrouve pas, dans la mesure voulue, l'esprit du la confrontation des opinions et, au lieu de recourir amplement à la méthode du débat, on s'en tient à des méthodes stéréotypées et éculées et l'on fait preuve de peu d'esprit créateur. De pareilles méthodes empêchent la propagande fructueuse et l'assimilation de façon créatrice du marxisme-léninisme et de la politique du Parti. C'est pourquoi la lutte que nous menons contre elles doit être encore plus résolue. Il ne faut pas hésiter à se débarrasser courageusement de toutes les formes de travail qui ont fait leur temps et qui ne répondent plus au niveau actuel du développement politique, idéologique et culturel des gens de chez nous, aux exigences qu'a engendrées ce niveau et à la nécessité de l'élever toujours davantage.



Mettre toujours mieux l'enseignement, la

culture et l'art au service du socialisme et du

peuple



Au cours de la période qui vient de s'écouler on a~fourni un immense travail pour révolutionnariser encore plus l'enseignement, la culture, les lettres et les arts et pour les mettre toujours mieux au service de la cause du socialisme et du peuple. La révolutionnarisation de l'école est une des plus grandes actions entreprises par le Parti. La large discussion populaire qui a porté sur cette question a pe:°mis dans une grande mesure de combattre les conceptions et les influences bourgeoises et révisionnistes et d'élaborer des conceptions marxistes-léninistes concernant l'école. Actuellement on lutte de front pour suivre les orientations fixées par le Parti dans ce domaine, orientations dont le bien-fondé est prouvé chaque jour par l’expérience. Les nouveaux programmes scolaires sont appliqués avec succès. Un grand travail, auquel participent des milliers d'enseignants et de pédagogues, est poursuivi pour rédiger les nouveaux textes scolmres. On travaille également à la révolutionnarisation des structures, des méthodes et des formes d'enseignement et d'éducation. Ces mesures tendent à axer autour du pivot idéologique marxiste-léniniste tout le travail d'enseignement et d'éducation de l'école, à réaliser ce travail en respectant l'unité de ses composantes fondamentales – étude, travail à la production et éducation physique et -militaire - à le rattacher étroitement et dans tous ses aspects à la pratique révolutionnaire.

Les mesures visant à la révolutionnarisation de l'écale portent sur les fondements mêmes de toute son activité. De pair avec l'élargissement de l'enseignement, le Parti veille particulièrement à son développement en profondeur, au renforcement du contenu socialiste de l'éoole. Bien sûr, dans l'avenir aussi l'école connaîtra un processus d'extension et d'accentuation de son caractère de masse à travers des voies multiples et variées, en particulier dans l'enseignement secondaire et supérieur. Mais les questions de contenu demeurent toujours les plus fondamentales. C'est pourquoi la réalisation complète et à des rythmes aussi rapides que possible des tâches que nous avons fixées, l'élaboration théorique plus poussée, sur la base de l'exnérience prat que, des questions idéologiques, scientifiques et pédagogiques ainsi que du contenu du travail d'enseignement et d'éducation, en particulier des programmes et des manuels scolaires, constituent notre principale préoccupation.

Maintenant que l'extension du cycle d'enseignement de 8 ans dans tout le pays est achevée, la nécessité de le consolider et de le renforcer qualitativement devient encore plus aiguë. C'est la condition d'un travail de niveau et de qualité supérieurs dans les écoles de tous les degrés. Notr e école se voit assigner maintenant l'importante tâche de moderniser, sur le plan scientifique et pédagogique, son enseignement, son contenu et sa méthode. Cette tâche ne peut pas être réalisée sans que l'enseignement ne reflète de façon appropriée les processus actuels et les tendances du développement de la révolution technique et scientifique, sans une étude approfondie de la science et de la technique modernes, sans l'emploi de mé:hodes pédagiques modernes. A cette fin, des changements importants et plus rapides doivent être apportés non seulement aux programmes et textes, mais aussi et surtout à l'ensemble des moyens didactiques employés. C'est ainsi qu'il faudra introduire graduellement la terchnique moderne dans l'en;eignement, assurer la qualification des maîtres, pourvoir les élèves et les enseignants de la littérature nécessaire, se montrer enfin plus exigeant envers eux. Un problème de premier ordre est l'emploi de méthodes actives qui stimulent le travail individuel des élèves et des étudiants et développent leurs capacités, leurs aptitudes et leurs talents.

Dans notre école socialiste le perfectionnement des méthodes scientifiques d'enseignement se réalise aussi à travers une liaison étroite de la théorie avec la pratique et le travail productif. Malgré les problèmes organisationnels et pédagogiques compliqués que cela pose, la participation de la jeunesse scolaire et estudiantine aù travail productif dans les fabriques et les coopératives et aux actions à l'échelle locale et nationale, s'accomplit avec succès. Mais il y a encore des difficultés qui résultent des incompréhensions et des obstacles que font surgir, dans l'organisation et l'application pratique de ce mouvement, aussi bien les directeurs des écoles que ceux des entreprises économiques.

Il convient également de consacrer un soin particulier à l'application des programmes de la préparation militaire de la jeunesse, qu'il faut considérer somme une autre composante extrêmement importante de notre école nouvelle. On devra mener cette préparation avec tout le sérieux voulu, en l'adaptant aux divers âges et en luttant contre toute tendance à sous-estimer ce devoir qui se rattache au renforcement de la défense de la liberté et de indépendance de la Patrie.

Il va de soi que la lutte pour la révolutionnarisation de l'école demande que tout le travail soit porté à un niveau scientifique supérieur. Sans entreprendre des études sérieuses, sans développer les sciences pédagogiques on ne saurait accomplir avec succès toutes les tâches qui se posent à notre école.

Les nouveaux programmes d'éducation physique et militaire à l'école, programmes qui sont appliqués avec succès, ont donné une nouvelle impulsion à l'éducation physique et aux sports. Quoi qu'il en soit, c'est encore un secteur reardataire de notre travail. Les principes définis, suivant les-quels le mouvement d'éducation physique loit avant tout avoir un caractère de masse et se fonder sur une préparation physique générale et sur les sports de base, ne sont pas appliqués de façon conséquente, et l'on constate dans la pratique l'existence de tendances unilatérales. Le mouvement d'éducation physique de la jeunesse et des masses manque d'ampleur, les organes du Parti, du pouvoir, de l'enseignement et de l'éduca tion physique, de la jeunesse et des syndicats n'y consacrent pas toute leur attention. Ici, l'essentiel ce ne sont pas les obstacles et les insuffisances matérielles, quoiqu'il y en ait et qu'on puisse y remédier; l'important, c'est de lutter contre les concept ions déformées qui se traduisent par la sous-estimation. du mouvement d'éducation physique de masse et des sports de base. Pour nous qui voulons avoir une jeunesse et un peuple forts, sains et trempés, il est indispensable d'opérer un tournant dans ce domaine également et de considérer cela comme une importante tâche du Parti.

Nous devons aussi nous soucier davantage de la façon de vivre de la jeunesse et des travailleurs, de leur culture générale, de leurs loi,irs, de leurs jeux, des terrains de sports, de l'édit:on,du mouvement artistique, etc. Arriver à harrnoniser le travail de l'école avec tout le système de l'education extra-scolaire et de la culture de masse et former une juste conception de l'ampleur qu contenu de la culture et des moyens de travail culturel constitue un problème d'actualité très important. L'essor de l'édition et une plus large dffusion du livre, l'extension du réseau des centres calturels et artistiques à tout le pays, le développerhent du mouvement artistique amateur et plus récámment encore l'installation de la télévision ainsi que la révolutionnarisation du contenu de tout ce travail déployé dans le domaine culturel, sont des indices importants du bond quantitatif et qualitatif qu'il a fait. Dans ce domaine, nous sommes engagés dans une lutte soutenue pour accentuer les traits socialistes de notre culture et détruire les influences surannées et étrangères au socialisme. Or la soif de culture chez les masses ne cesse de s'accroître et l'on ne progresse pas à des rythmes appropriés pour pouvoir l'étancher. Les moyens les plus variés de la culture de masse n'ont pas enco.re suffisamment pénétré au sein de la famille et l'individu ne s'en sert pas encore largement dans son travail quotidien et à ses heures de loisirs. C'est pourquoi, dans de nombreuy cas, on n'arrive ni à parfair,e, ni à développer, ni à consolider les connaissances acquises à l'école. Il est de notre devoir de prendre des mesures pour que cette oantradiction ne s'approfondisse pas davantage.

Notre vie socialiste a été et doit être pénétrée de culture. Cela veut dire que de pair avec l'école, avec le livre, l'activité artistique, etc., toute la vie dans son ensemble, y compris l'activité productive, y compris le mode de vie et de comportement ainsi que la création d'un bon cadre de travail à l'usine, à l'école ou au village, y compris la façon dont nous édifions et aménageons nos villes et nos villages, notre architecture et notre urbanisme; tout cela donc doit servir, chez nous, la formation culturelle de l'homme nouveau. Il arrive parfois qu'on ait des conceptions étroites ou qu'on sousestime tel ou tel domaine de la culture. En particulier on témoigne peu de soin aux conditions de vie quotidiennes. Toute l'attention est centrée sur les questions de la production. Cela est compréhensible, mais il faut témoigner beaucoup plus d'attention également aux conditions de travail, au délassement et aux loisirs des travailìeurs, à la mise à profit par eux de tous les moyens d'information et de communication sociale, au développement génér al de leur culture.

Dans la lutte à mener pour surmonter ces insuffisances il est indispensable que soit accru l'intérêt général que l'Etat et la société doivent porter au travail d'éducation et culturel, au perfectionnement de la méthode suivie pour accomplir ce travail, à la mise à profit complète et rationnelle des moyens existants ainsi qu'à la création de possibilités pour s'assurer les moyens matériels nécessaires.

Les résultats obtenus ces dernières années dans l'essor de la littérature et des arts sont notables et d'une valeur éducative précieuse. La lutte héroique du Parti et du peuple contre le blocus impérialiste et révisionniste, la révolutionnarisation dans tous les domaines de la vie du pays, les exigences du Parti quant à une culture militante d'esprit révolutionnaire, national et répondant aux conditions de l'époque -ainsi qu'une plus correcte compréhension des oeuvres littéraires et artistiques étrangères et une plus jtste attitude à l'égard des répertoires, ont donné une impulsion puissante à l'e ssor de notre littérature et de notre art. Ils ont acquis une plus grande maturité idéologique et politique ainsi qu'un niveau artistique plus élevé. La création artistique a grandi de façon incomparable, et tous les .genres de l'art et de la littérature, comme la prose et la poésie, la musique, les arts figuratifs, le théâtre et le cinéma, se sont développés avec succès. Aux talents affirmés sont venus s'ajouter et continuent chaque jour à s'ajouter de jeunes talents. De pair avec la plus haute qualité des oeuvres créées par des professionnels, la création populaire et le mouvement artistique amateur ont pris un essor sans précédent. Notre art socialiste marche ainsi puissamment sur ses deux jambes. En suivant de façon conséquente les principes du réalisme socialiste, notre littérature et notre art révolutionnaires connaîtront de nouveaux développements plus grands encore.

Conduisant les masses, le Parti lutte avec obstination pour promouvoir ce qui est socialiste et abattre tout obstacle qui freine notre marche en avant, il met à nu avec courage les contradiclions et lutte pour les résoudre, il critique les lacunes sans jamais perdre de vue la perspective générale, il accomplit chaque jour le processus connu qui consiste à édifier le nouveau et à détruire l'ancien, iI transforme la vie des hommes et forme l'homme nouveau. Notre littérature et notre art doivent en tenir compte eux aussi, ils doivent eux-mêmes en porter la marque. La représentation de la nouvelle réalité socialiste dans son développement révolutionnaire et avec ses contradictions propres à l'époque - réalité dans laquelle la littérature puise son indispensable caractère dramatique et les conflits quelle doit refléter -, voilà en quoi consiste ïe nouveau contenu qui donne de la vigueur à notre littérature et à notre art de réalisme socialiste. Et un pareil contenu conduit forcément à rechercher et -à trouver des formes nouvelles. Tout cela, ainsi que le fait de s'appuyer solidement sur la so.uche nationale, sur la création et l'héritage culturel progressiste de notre peuple, confère à notre littérature et à notre art socialistes cette originalité et cette nouveauté qui les distinguent des autres, non seulement en tant que création d'un peuple et d'une nation déterminés, mais encor e par les traits qu'acquiert cette création à travers les conditions de la lutte contre l'impérialisme et le révis'onnisme moderne et pour la révolutionnarisat'on de toute la vie du pays.

C'est justement le caractère militant révolutionnaire de la littérature et de l'art qui est né par les révisionnistes. Après avoir proclamé «étroits» ou simplement rejeté le réalisme socialiste, en tant que méthode créatrice, et le principe de l'esprit de parti prolétarien, ils ont ouvert les portes aux courants réactionnaires et décadents les plus divers qui ont abouti à la dégénérescence de la littérature et de l'art, et ils en ont fait la tête de pont pour la restauration du capitalisme. Lorsque l'art engendre les idées et les visées de la contrerévolution, lorsqu'il devient le porte-parole des, couches ou des éléments bureaucratisés et embourgeoisés, lorsqu'il s'oppose aux aspirations et à la lutte des masses, il ne peut jamais être un art authentique.

On obtiendra un plus grand épanouissement de Part de réalisme socialiste en consolidant les positions acquises, en luttant contre toute influence étrangère au socialisme et inconciliable avec notre idéologie socialiste, en combattant aussiì¥Á19 11ð¿1111111111111&1

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1ure et des arts.



Etendre le travail scientifique, élever le niveau

de son organisation et de sa direction



Il est temps que nous consacrions un soin beaucoup plus grand que nous ne l'avons fait jusqu'à présent à l'élargissement et au développement de la recherche et de l'activité scientifiques, que nous les organisions et les dirigions mieux, Cette nécessité est dictée aussi bien par la grande importance de la science à notre époque que par les conditions objectives et ïes tâches du développement de notre pays à l'étape que nous traversons. La science est devenue maintenant un facteur très important pour le développement de la production et de tous les autres secteurs de l'activité sociale. Elle s'est transformée en une force directement productive, de l'efficacité de laquelle dépend, dans une grande mesure, l'élévation de la puissance économique du pays. Les progrès réalisés par la science moderne sont colossaux et toute négligence dans ce domaing se refléterait négativement dans le rythme généi al de l'édification du pays. Le développement de plus en plus grand de l'économie et de la culture ne peut être intensifié encore davantage que si on le fait reposer sur la science et la technique modernes, que si l'on encourage la révolution technique et scientifique. Au stade atteint maintenant par notre pays, on ne saurait progresser rapidement dans aucun domaine sans des études scientifiques approfondies répondant aux exigences de l'heure et tenant cornpte de l'avenir, études qui mettront en évidence les objectifs que nous nous proposons d'atteindre et indiqueront les voies à suivre dans ce but. Cette nécessité de porter à un degrc scientifique toujours plus élevé le travail de direction de toutes les activités ne pourra étre satisfaite avec succès que si nous nous appuyons puissamment sur la science et mettons à profit ses acquisitions de façon intensive.

Les nouvelles tâches fixées dans le domaine de la science doivent également être fondées sur nos possibilités et sur les résultats que nous avons obtenus. La base matérielle et technique de l'économie se perfectionne et se modernise sans cesse. Le niveau d'instruction et de culture des masses s'élève continûment. On a mis en place un réseau d'écoles d'enseignement supérieur et certains instituts particuliers où est mené un travail scientifique organisé. Au cours de ces dernières années s'est développé un vaste mouvement visant à l'expérimentation scientifique de masse. A la suite de quoi, l'effort des travailleurs scientifiques et de toute l'intelligentsia créatrice s'est uni à celui des masses. Sur cette base, on a résolu de noxribreux problèmes impo.rtants et vitaux pour le pays, pour l'économie et la culture. Notre tâche est de consolider ces succès et de promouvoir ce travail sans interruption.

Pour atteindre cet objectif il est indispensable de rejeter toutes les idées vulgaires et primitives qui sous-estiment le rôle de la science et celui des institutions et des travailleurs scientifiques, idées qui prennent leur source dans le manque de l'expérience nécessaire dans ce domaine et dans la profonde incompréhension du grand rôle que joue la science actuellement. Dans le même temps, nous devons approfondir la lutte qui se développe contre toutes les conceptions intellectualistes visant à barrer hermétiquement tout accès au travail scientifique, à donner à celui-ci un caractère académique détaché de la pratique révolutionnaire de la production qui est celle des masses travailleuses, à sous estimer le rôle des masses dans le développement de l'expérimentation scientifique et de la science en général.

En partant de justes conceptions nous pourrons rattraper le retarct relatif que l'on constate à présent dans le domaine des études et des recherches scientifiques par rapport aux objectifs que l'on se propose d'atteindre pour accélérer et intensifier le développement de l'économie et de la culture socialistes. De cette façon nous pourrons connaître et faire nôtres les acquisitions de la science et de la technique mondiales dans la production et la recherche scientifique, et nous les appliquerons encore mieux. Ainsi s'accélérera le rythme de la lutte pour passer, dans l'organisation et le travail de direction de la production, des conceptions et des méthodes artisanales étroites à des conceptions et méthodes industrielles modernes.

Dans l'avenir il est indispensable de donner la prioriti, et de consacrer enoore plus de soin aux moyens et aux forces dont .doivent dispòser les branches scientifiques qui sont les plus déterminantes pour le progrès général du pays dans l'immédiat comme à plus long terme, et qui guident ce progrès. De ce point de vue, dans l'organisation générale du travail scientifique la première place doit revenir aux diverses sciences techniques et agronomiques qui intéressent directement le développement intensif des principales branches de l'économie. La mise en place d'une agriculture moderne, eh particulier, réclame des études organisées et complexes non seulement de la part des spécialistes de l'agriculture mais encore des travailleurs des sciences biologiques, chimiques, physiques, mécaniques, etc.

Dans le même temps, les recherches progresseront aussi dans le domaine des sciences économiques et sociales. Les études sur le perfectionnement des rapports socialistes de production et sur les autres problèmes du développemenï de l'économie doivent être, elles aussi, l'obj-et d'une attention particulière. Au cours de ces dernières années, on a sensiblement accentué le caractère de masse des études portant sur les voies de développement de notre révolution et sur son expérience dans divers domaines, ainsi que sur de nombreux problèmes sociologiques. Ces études ont vivifié et enrichi notre pensée théorique marxisteléniniste et ont créé les prémisses d'une organisation plus solide de toutes les sphères d'activité. Pour ce qui est des sciences qui s'occupent de l'étude dE l'histoire de notre peuple et de sa culture matérielle et spirituelle, les traditions désormais établies ont été consolidées et des horizons découverts, permettant à ces études de s'intensifier et de traiter plus en profondeur les problèmes essentiels du passé et les problèmes actuels les plus aigus.

Les tâches que nous devrons accomplir dans le domaine de la science imposent une amélioration radicale de l'organisation et de la direction de tout le travail scientifique à tous les échelons et dans tous les domaines, depuis la planification de son développement jusqu'à l'application organisée de ses résvltats et de ses indications pratiques. Tout en travaillant au renforcement des centres d'études à la base, des ibureaux techniques, technologiques et des bureaux d'études, des champs d'expérimentation des cultures, des divers laboratoires, des séminaires et des commissions scientifiques, en tant qu'importants moyens pour donner au travail scientifique un caractère de masse encore plus prononcé, nous devrons aussi progresser plus rapidement vers l'agrandissement et le renforcement des institutions scientifiques particulières existantes et vers la création des nouvelles institutions nécessaires, tout en prenant des mesures en vue d'une organisation et d'une direction plus coordonnées et centralisées de l'ensemble du travail et de la vie scientifique à l'échelle nationale, en fonction des possibilités actuelles et des tâches futures.

Il va de soi qu'un pareil développement de la science implique aussi l'extension graduelle de la base matérielle nécessaire à ce travail. Plus urgent encore est le problème de la formation et de la spécialisation des cadres. Cette spécialisation doit être complète et concerner toutes les branches. Elle doit commencer partiellement dès l'ensèignement supérieur, être approfondie au cours du tra-vail professionnel et se réaliser à travers des études post-universitaires, à travers l'accomplissement de divers travaux scientifiques. Enfin, lorsque cela est indispensable, on pourra également l'acquérir à l'étranger. Retarder et négliger la solution de ce problème entraîne des effets négatifs pour l'avenir.

Les organes du Parti, de l'Etat et de l'économie doivent soutenir et appuyer de façon plus active la pensée scientifique de nos spécialistes et de nos travailleurs, apprécier toute expérience positive et encourager toute proposition valable, en frayant courageusement la voie à ce qui est nouveau, en renonçant à la routine et aux vieilles méthodes de travail, en permettant à la puissante énergie créatrice et à l'esprit novateur des gens de chez nous de se donner libre cours.