*Le IVe Congrès du P.T.A. tint ses assises du 13 au 20 février 1961, à Tirana. Dans le rapport présenté à ce Congrès, le camarade Enver Hoxha procéda à une analyse scientifique marxiste-léniniste approfondie de l'activité du Parti dcpuis le IIIe Congrès. Le Congrès dressa le bilan des résultal.s obtenus dan.î les domaines politique, économique et culturel et définit clairement les voies de développement pour l'avenir.
Le Congrès, se fondant sur les transformations économiques et sociales radicales réalisées dans le pays, aboutit à la conclusion qu'en R.P. d'Albanie la base économique du socialisme avait d'ores et déjà été édifiée à la ville comme à la campagne et prit des décisions importantes qui ouvrirent de grandes perspectives à notre pays. Ce Congrès est entré dans l'histoire comme le congrès qui marqua une nouvelle étape dans le développement du pays, l'étape de l'édification intégrale de la société socialiste et prépara le Parti à lancer, sur tous les fronts, une attaque idéologique contre le révisionnisme moderne. Le Congrès approuva les directives du 3e plan quinquennal de dévelopnement économique et culturel du pays.
(Extraits)
13 février 1961
Chers camarades.
C'est avec un sentiment de légitime fierté que les communistes et le peuple albanais tout entier ont tourné leur coeur et leur esprit vers le IVe Congrès du Parti du Travail d'Albanie, qui entame aujourd'hui ses travaux. Ce Congrès constitue un nouvel événement de grande portée dans la glorieuse histoire de notre héroïque Parti et de notre peuple merveilleux. Ce Congrès discutera et approuvera les directives du 3e ,plan quinquennal de développement économique et culturel, il ouvrira de nouvelles voies et des perspectives encore plus radieuses à notre peuple, et notre patrie socialiste bien-aimée en sera encore renforcée.
Nous célébrerons cette année le vingtième anniversaire de la fondation de notre glorieux Parti. Vingt ans se sont écoulés depuis ces journées difficiles pour notre patrie, lorsque, du sein de notre peuple éprouvé, mais vaillant et indomptable, est né et a été fondé notre Parti marxiste-léniniste. Notre.pays était alors en .proie aux flammes, notre peuple s'était dressé contr e la servitude que lui imposaient les occupants fascistes, les hordes nazies de Hitler étaient aux portes du glorieux Moscou. Léningrad, la ville de la grande Révolution d'Octobre, assiégée était en grand danger. L'enfant né du sein du ?euple, le 8 novembre 1941, à Tirana, leva, dès ses premiers jours, son bras de fer et frappa sans meri les fascistes et les traîtres. Il prit dans ses mains d'acier le drapeau de la lutte pour la liberté, porta ezcore plus haut les tra.ditions combattantes de notre peuple, fit revivre avec un nouvel éclat la glorieue épopée des temps de Skanderbeg et de notre renaissanca nationale, dirigea notre peuple héroïque et le conduisit à la victoire complète sur les occupants nazi-fascistes et les traîtres au pays, donna à la patrie la vraie liberté et la souveraineté, lui rendit son honneur et sa dignité, son assurancè et sa foi dans ses propres forces; il cimenta l'amitié aéculaire entre le peuple albanais et les peuples frères d'Union soviétique, qui ont aidé à la libération de notre pays, l'amitié entre le peuple albanais et les peuples frères de Chine, ainsi que des autres pays de démocratie populaire, du camp du socialisme. La révolution populaire a été accomplie avec succès et elle a ouvert l'époque la plus glorieuse de notre histoire millénaire, l’èpoque de l’édification du socialisme et du commianisme en Albanie.
Dans le feu et les flammes de la lutte, dans les souffrances et les épreuves, dans les joies et les victoires, le peuple et le Parti n'ont fait qu'un et se sont liés indissolublement. L'histoire du Parti au cours de ces vingt années est l'histpire même du peuple albanais, les luttes du Parti sont les luttes du peuple, tout comme ses victoires sont les victoires du peuple. Parti et peuple sont unis chez nous comme la chair et l'os. Et c'est là la plus grande des victoires, le gage le plus sûr de l'avenir heureux de notre patrie. L'artisan de ces victoires a été le Parti, guidé dans sa lutte et dans son action par le marxisme-léninisme. Ces victoires ont été arrosées et grandies du sang sacré de dizaines de milliers de partisans et de partisanes, tombés en se couvrant de gioire dans de sanglants combats pour la liberté de la patrie, pour la démocratie, pour le socialisme et le communisme. . .
II*
* chapitre du Rapport traite de la situation internationale et de la politique étrangère de la R.P.A,
LES RESULTATS DE L'EDIFICATION SOCIALISTE
DANS NOTRE PAYS
Chers camarades,
L'édification du socialisme dans notre pays, - tel est le but sacre, à la réalisation duquel est consacrée toute l'activité créatrice de notre peuple talentueux, de notre héroïque classe ouvrière, de notre paysannerie travailleuse et de notre intelligentsia populaire, qui, sous la direction de notre glorieux Parti, ont, au plein sens du terme, transformé notre patrie. En rendant compte de notre activité au Parti et au peuple nous constatons avec satisfaction, que, grâce à la fidèle et heureuse application - de la ligne générale, politique et économique, de notre Parti marxiste-léniniste pour l'édification du socialisme, notre pays s'engage à présent dans une étape nouvelle, l'étape de l'édification intégrale de la société socialiste, l'étape de sa transformation de pays agraireindustriel en pays industriel-agraire.
Si l'on évoque notre triste passé, les grands obstacles et difficultés qu'il nous a fallu surmonter, la lutte audacieuse et pleine d'abnégation de nos travailleurs au cours de ces années qui ont suivi la libération, on comprend alors mieux toute l'importance de l'étape atteinte dans le développement de notre société, l'héroïsme de notre peuple glorieux, le mérite de notre Parti du Travail, qui, tel un capitaine éprouvé, guidé par la boussole marxiste-léniniste, a acheminé notre pays dans la voie de la culture et du progrès.
A. - L'édification réussie de la base
économique du socialisme
Les conditions déterminantes du développement de notre pays dans la voie du socialisme ont été créées dès novembre 1944, lorsque, à la suite du triomphe de la révolution populaire, fut menée à son terme la principale tâche stratégique de cette révolution, le passage définitif du pouvoir politique aux mains de la classe ouvrière et des masses travailleuses, dirigées par le Parti du Travail d'Albanie. Les profondes transformations révolutionnaires économiques et sociales, acoomplies par le pouvoir populaire après la libération du pays, notamment la nationalisation de l'industrie, des transports, des banques, du commerce extérieur et du commerce intérieur de gros, ont entraîné l'instauration de la propriété sociale des principaux moyens de production et de circulation et ont créé les conditions économiques permettant d'entreprendre l'édification de la nouvelle société socialiste.
Le passage de notre pays, de l'état technique et économique arriéré et semi-féodal qui était le sien, directement à la phase de l'édification du socialisme, en brûlant l'étape du capitalisme industriel avancé, posa devant notre Parti une tâche des plus vitales et urgentes, celle de mettre sur pied une industrie par la voie de l'industrialisation socialiste et de l'électrification du pays.
«. . . La grande industrie, - a dit Lénine, en évoquant son r81e dans l'édification de la société socialiste, - est la base du passage au socialisme, et, du point de vae de la situation des forces productives, c'est-à-dire du point de vae du critère fondamental de l'ensemble du développement social, elle constitue la base de l'organisation économique socialiste, en ce qu'elle unit les ouvriers d'avant-garde de l’industrie, qu'elle unit la classe qui exercz la dictature du prolétariat».
Pour définir et mettre en oeuvre la politique d'industrialisation socialiste, le Parti s'est fondé sur les conditions concrètes de notre pays, sur les possibilités intérieures, sur les ressources naturelles et sur la coopération économique entre les pays socialistes. Dans les nouvelles conditions historiques, notre petit pays, en raison même de ses possibilités limitées en forces humaines et en moyens matériels et financiers, n'était pas en mesure de mettre sur pied toutes les branches de l'industrie. Les rythmes rapides d'accroissement de la production industrielle, la création et le développement de certaines branches de l'industrie lourde, de l'industrie minière en priorité, et, parallèlement, le développement de l'industrie légère, canstituent quelques-uns des traits caractéristiques de l'industrialisation socialiste de notre pays.
Sous la juste direction du Parti, grâce à la mobilisation des masses travailleuses des villes et des campagnes, et à leur travail créateur et plein d'abnégation, nous avons mis sur pied aujourd'hui une industrie nouvelle, dotée d'une technique moderne. L'Albanie est devenue un pays agraireindustriel. C'est là une grande victoire historique de notre Parti et de notre peuple dans la voie de la création de la base matérielle et technique du socialisme, pour le développement et le renforcement des forces productives du pays et des .rapports de production socialistes.
Parallèlement, le Parti a poursuivi une lutte ferme et une politique léniniste conséquente pour la collectivisation de l'agriculture, qui a été couronnée par l'établissement de la base économique du socia-lisme dans les campagnes également. Notre paysannérie, animée d'une confiance inébranlable dans le Parti, a embrassé la voie de la collectivisation et, de son plein gré, elle avance fermement dans cette voie, entièrement convaincue de la supériorité de l'économie collective sur la petite économie individuelle. Aujourd'hui, dans notre pays, la colleetivisation de l'agriculture est, dans l'ensemble, achevée. Le secteur socialiste y est prépondéra,nt tant du point de vue de la superficie de la terre cultivée, que de celui de la production marchande.
A l'égard des petits producteurs de la ville également, notre Parti a poursuivi une politique juste, visant à les engager dans la voie de l'économie socialiste à travers leur union librement consentie dans les coopératives d'artisanat. Aujourd'hui ces coopératives comprennent l'immense majorité de nos artisans.
Les formes socialistes de l'économie et les rapports de production socialistes dominent dans toutes, les branches. En 1960, le secteur socialiste a fourni environ 90% du revenu national. L'année passée, le secteur socialiste a assuré 90% de la production industrielle et plus de 80% de la production agricole globales, la totalité du commerce de gros et 90% du commerce en détail. Ainsi, dans notre pays, l'économie multiforme a, dans l'ensemble, été liquidée, et, à sa place, a été mis sur pied un système économique unique, socialiste. De ce fait, la base :économique du socialisme a été créée aussi bien eì la campagne qu'à la ville. L'économie capitaliste, les classes exploiteuses et l'exploitation de l'homme par l'homme ont été liquidées. Grâce à cette victoire historique, notre pays a accéléré sa marche vers l'édifieation plus complète de la base matérielle et technique du socialisme.
Sur la solide base des nouveaux rapports de production socialistes, les forces productives du pays se sont développées avec dynamisme, le chômage a été supprimé une fois pour toutes, ïe revenu national s'est accru considérablement et le niveau matériel. et culturel des masses travailleuses n'a cessé de s'élever.
Les transformations révolutionnaiies accomplies dans le domaine de l'idéologie, de l'enseignement et de la culture, ainsi que le grand travail mené par le Parti pour cultiver chez les travailleurs la conscience socialiste, pour élever leur niveau technique et culturel et former les cadres de la nouvelle intelligentsia socialiste, sont une partie intégrante de notre révolution socialiste.
L'établissement des rapports de production socialistes a changé radicalement l'ancienne structure des classes de notre société. Le trait le plus caractéristique et fondamental de la structure des classes dans notre pays à l'étape actuelle c'est l'existence de deux classes amies, de la classe ouvrière et de la paysannerie coopératrice, leur alliance, sous la direction de la classe ouvrière, et le renforcement, sur cette base, de l'unité morale et politique de tous les travailleurs.
Au cours de l'oeuvre d'édification du socialisme, est née, a grandi et s'est trempée notre classe ouvrière. Aujourd'hui les ouvriers, avec leurs familles, représentent environ 22,5% de l'ensemble de la population. Toutefois, ce qui est déterminant, c'est que notre classe ouvrière n'est plus une classe politiquement opprimée et économiquement exploitée, comme l'est la classe ouvrière dans la société capitaliste, mais une classe qui a détruit jusque dans ses fondements le pouvoir et l'appareil bureaucratiques féodaux et bourgeois, pour construire, sur ses ruines, le pouvoir nouveau, une classe dirigeante qui détient le pouvoir politique, qui est l'initiatrice et l'organisatrice de toutes les transformations économiques et sociales réalisées dans notre société, une classe qui ne cesse d'élever son niveau politique, technique et culturel.
Avec la réorganisation de l'agriculture sur des bases socialistes, à la place de la paysannerie qui exploitait la terre à titre individuel, est née et se forme dans nos campagnes une classe nouvelle, la paysannerie coopératrice. La base de son économie n'est plus la petite propriété privée, mais la propriété collective. La source de ses revenus et de son bien-être n'est plus le travail individuel et les instruments primitifs, mais le travail collectif et la technique avancée. Le développement et le renforcement économique et organisationnel ultérieur du système socialiste à la campagne s'accompagneront de la consolidation et du développement de cette classe et de son alliance avec la classe ouvrière.
Dans la lutte pour l'édification du socialisme s'est formée l'intelligentsia nouvelle socialiste, issue du sein du peuple et fidèle au peuple. Elle marche côte à côte avec la classe ouvrière et la paysannerie coopératrice. Grâce au travail d'éducation et à la juste politique du Parti lui-même, les meiileurs éléments de l'ancienne intelligentsia, peu nombreuse, que nous avons héritée du passé, se sont rangés, eux aussi, aux côtés du peuple et du socialisme.
Notre Parti n'a cessé de considérer l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie travailleuse comme la principale force sociale pour l'édification du socialisme. Pour affermir cette alliance, de nouveaux liens économiques ont été noués entre la ville et la campagne et les liens existants ont été étendus tant dans le domaine de la circulation des marchandises que dans celui de la production.
Comme on le voit, la période que constituent ces 16 années de pouvoir populaire a été une période de profondes transformations révolutionnaires, accomplies sous la direction du Parti. Au cours de cette période, il nous a fallu surmonter une série de difficultés, d'obstacles et de contradictions. Ces difficultés et ces contradictions se sont encore accrues et compliquées du fait des complots des impérialistes et de l'ingérence brutale des révisionnistes yougoslaves dans nos affaires intérieures, du fait de leur activité hostile multiforme contre notre Parti et notre Etat. Pour neutraliser ces agissements, notre Parti a mené une âpre lutte, conforme aux principes et conséquente. contre les ennemis intérieurs et extérieurs. contre les impérialistes et leurs valets, les révisionnistes yougoslaves. En même temps, le Parti a frappé avec une ferme résolution tous les opportunistes, les déviationnistes et les traîtres qui ont tenté de saper son oeuvre et de le détourner de la voie marxiste-léniniste.
Dans toute son activité visant à la transformation socialiste de l'économie, le P.T.A. a appliqué une ligne générale fuste; il s'est appuyé constamment sur le marxisme-léninisme : il a traité les questions d'une manière scientifique; il est resté fidèle aux principes de l'internationalisme prolétarien : il a su mobiliser les larges masses des travailleurs et en faire des bâtisseurs et des défenseurs conscients de la société nouvelle, socialiste.
Pendant ce temps, le Parti a lutté pour résoudre aussi les contradictions non antagonistes, engendrées par notre marche en avant vers l'édification du sodalisme, comme le sont: les contradictions entre le pouvoir politique avancé et le niveau relativement bas des forces productives, entre le développement accéléré de l'industrie et le retard de l'agriculture, entre, d'une part, la technique avancée. et d'autre part. les besoins en cadres d'un haut niveau de formation professionnelle, entre le niveau de la production et celui de la consommation etc. Ces victoires sont dues pour une part déterminante aux grands efforts, au travail glorieux et plein d'abnégation de notre peuple héroïque, au patriotisme socialiste, au talent et à la résolution de notre héro'ique classe ouvrière, de notre paysannerie travailleuse et de notre intelligentsia populaire; elles sont le résultat de la juste ligne et de la direction à la fois sage, hardie et clairvoyante de notre Parti du Travail, à la manière créatrice dont il a su appliquer la théorie marxiste-léniniste dans les conditions historiques concrètes de notre pays. D'autre part. l'aide prêtée alors à notre pays par l'Union soviétique et les frères du camp socialiste a joué un rôle im.portant en tant que facteur extérieur. Le peuple albanais et son Parti du Travail seront à j;amais reconnaissants aux peuples et aux Partis communistes et ouvriers de ces pays de cette aide internationaliste et fraternelle.
L'histoire de ces 20 dernières années a confirmé le testame.nt de nos ancêtres selon lequel «la liberté ne se reçoit jamais en cadeau; elle se conquiert au prix du sa,ng versé ». Au XXe siècle, au siècle du léninisme, le peuple albanais, qui ne s'était jamais incliné au cours de sa longue histoire. a su, sous la conduite de son glorieux Parti, par sa lutte héroïque et en usant de la violence, battre les fascistes hitlériens et italiens, détruire totalement la féodalo-bourgeoisie et son pouv,)ii7, créer le nouveau pouvoir du peuple, créer l'Albanie nouvelle, et il édifie actuellement avec succès le socialisme. Si nous avons, pendant vingt ans, surmonté victorieusement des terribles remous et tempêtes, c'est précisément parce que la lutte de notre Parti et de notre peuple contre l'impérialisme, contre le fascisme et contre la féodalo bourgeoisie, pour la libération de l'Albanie et pour la prise du pouvoir, s'est développée sous ces formes-là, c'est parce que le peuple s'est attaché avec un grand élan révolutionnaire à l'oeuvre de reconstruction du pays appauvri et ravagé par la guerre, et d'édification du socialisme, et parce que nous nous sommes montrés toujours vigilants pour sauvégarder les victoires du peuple. L'élan révolutionnaire du peuple ne s'est pas ralenti et ne se ralentira jamais, les tâches fixées ont été et seront toujours réalisées avec suecès. Nous avons écrasé nos ennemis et nous les écraserons chaque fois qu'ils tenteront de porter atteinte à la patrie et au peuple. Si nous nous en étions remis aux capitalistes américains, anglais, français et italiens. aux Shefqet Vërlaci et Mustafa Kruja, pour qu'ils nous offrent la liberté, si nous avions travaillé en acceptant des compromis honteux avec les impérialistes, en ayant peur et en vacillant devant eux, en leur quémandant l,a liberté, la libération, et la paix, cela aurait été bien triste pour les destinées de notre peuple. La ligne marxisteléniniste de notre Parti brille comme le soleil printanier; comme le soleil, elle réchauffe et fait fleurir notre patrie; mais les rayons ardents de ce soleil aveuglent les ennemis de notre peuple, les ennemis du marxisme-léninisme.
Les seize années de pouvoir populaire ont confirmé la justesse des lois générales de la révolution socialiste, formulées par la doctrine victorieuse du marxisme-léninisme. Elles ont confirmé aussi qu'il est pratiquement et effectivement possible aux pays arriérés de passer directement de l'ancien régime féodal au socialisme. en brûlant l'étape du capitalisme développé.
B. - Le 2e plan quinquennal, important pas en avant dans le développement de notre
économie et de notre culture
Dans la période qui s'est écoulée depuis le Ille Congrès du Parti du Travail d'Albanie, et qui coïncide avec la réalisation du 2e plan quinquennal, un pas en avant d'importance historique a été accompli pour l'édification de la base économique du socialisme dans notre pays.
Le IIIe Congrès du Parti a assigné comme tàches principales de développer l'industrie, surtout l'industrie minière, en se fondant principalement sur l'utilisation complète des capacités productives existantes et la mobilisation des réserves intérieures, ét en même temps de développer rapidement l'agriculture, grâce surtout à la réorganisation de la production agricole sur des bases socialistes. A partir de quoi, il fixait comme objectif d'élever encore le niveau de vie matériel et culturel des travailleurs.
Dressant le bilan du travail eff ectué au cours de ces cinq années, notre Parti, avec un sentiment de légitime fzerté, annonce que dans 1'ensemble la tâche principale du 2e quinquennat a été réalisée avant terme.
Le volume de la production industrielle g lobale fixé par le IIIe Congrès du Parti pour la période 1956-1960. a été réalisé en quatre ans et neuf mois; celui de l'industrie minière en quatre ans et demi, tandis que le niveau de la production industrielle, prévu pour 1960, a été atteint une année avant terme. En 1960, le volume global de la production industrielle a augmenté de plus de 118% par rapport à 1955, au lieu des 92% fixés par le Congrès, à un rythme moyen annuel de 16.9% au lieu de 14%. La production des moyens de production (groupe «A») s'est accrue à un rythme moyen annuel de 18"(). au lieu des 14,8% fixés par le Congrès et celle des biens de consommation (groupe «B») de 16% au lieu de 13,5%. Pour mieux comprendre l'importance de ces chiffres. l'importance de nos succès, il n'est que de rappeler que la production des seuls districts de Peshkopi et de Burrel. en 1960, a été éga.le à la production totale de l'Albanie en 1938, alors que la production de la ville de Tirana. à elle seule, a été cinq fois supérieure. Voilà l'oeuvre de notre glorieux Parti et de notre pouvoir populaire. voilà ce qu'un peuple libre comme le nôtre est capable d'accomplir.
L'autre tâche principale fixée par le IIIe Congrès du Parti et qui consistait dans la collectivisation de l'agriculture, a également été réalisée avant terme. Dès juillet 1960. le secteur socialiste représentait 86.3a'n de toutes les terres cultivées. Ainsi. dans nos campagnes. la base économique du socialisme était désormais créée. Par cette victoire d'une grande portée historique. notre Parti. s'en tenant aux enseignements immortels de Lénine accompli avec succès l'une des tmches les plus difficile, dc la période de transition.
Les tâches fixées pour 1'élévation du niveau de vie matériel et culturel du peuple ont également étc: réalisées avec succès. L'accroissement de la production industrielle et agricole, la suppression t orale du système de rationnement, les baisses successives des prix de vente au détail etc. ont amélioré considérablement le bien-être des travailleurs.
La mobilisation et l'empressement des masses travailleuses, l'encouragement aux initiatives prises pour déceler et mettre en valeur les réserves intérieures, l'élévation continue des énergies créat.rices des travailleurs, ont rendu possible la révision des chiffres du 2e plan quinquennal. Les adjonctions qui y ont été apportées ont été approuvées par le Plénum du Comité central du Parti en février 1958 et elles ont joué un rôle important pour le dépassement des tâches du 2e quinquennat dans plusieurs branches essentielles de la production.
La réalisation du 2e plan quinquennal est le fruit du grand travail plein d'abnégation de notrc héroïque classe ouvrière, de notre paysannerie travailleuse et de notre intelligentsia populaire, de 1a juste et sage direction de notre glorieux Purti du Travail...
2. - La collectivisation de l'agriculture est le
plus grand succès du Parti à la campagne
La politique de notre Parti pour la transformaticn socialiste de la campagne, politique basse sur les enseignements du marxisme-léninisme, a été parfaitement mise en oeuvre durant les quatre premières années du 2e quinquennat. Des coonératives agriçoles ont été créées dans toutes nos campagnes, à l'exception des zones essentiellement montagneuses. C'est là une des .plus brillantes victoires de notre Parti et de notre peuple.
La juste ligne du Parti concernant la collectivisation, qui se traduit par le mot d'ordre que l'on connaît «ni se hâter, ni marquer le pas», et qui a été appliquée dans la première étape, a amené les larges couches de la paysannerie pauvre et moyenne à se convaincre concrètement du grand avantage des exploitations agricoles et collectives par rapport aux exploitations individuelles. L'orientation donnée par le plénum du Comité central du Parti en décembre 1955, et soulignée aussi par le IIIe Congrès, en vue d'accélérer le rythme de la collectivisation, a marqué le début d'une nouvelle étape de la collectivisation massive de l'agricuiture, dans toutes les ïprincipales zones de la République. Ainsi, tandis qu'à la fin de 1955 les coopératives ne couvraient que 14,5% des terres cultivées appartenant à la paysannerie, un an plus tard elles en représentaient 30,8%. L'année 1957 fut l'année du grand tournant. En effet, non seulement les paysans pauvres, mais aussi les paysans moyens se mirent à adhérer en masse aux coopératives agricoles, et la superficie collectivisée a atteint 58°%. En 1960, 83,2% des champs appartena,nt à la paysannerie avaient été collectivisés, ce qui a permis de réaliser un an avant terme la tâche fixée par le IIIe Congrès du Parti. Dans cet immense travail accompli pour la transformation socialiste de la campagne, les communistes des villes et des campagnes, les patriotes, les meilleurs militants du Front Démocratique et des autres organisations de masse, l'héroïque classe ouvrière de notre pays, conscients de la tâche que leur a assignée le Parti, et de concert avec notre paysannerie travailleuse, qui a suivi et suit toujours fidèïement la voie du Parti, ont tendu toutes leurs forces et leurs énergies et ont fait don à notre pays de cette grande victoire.
Pour assurer le triomphe du régime coopératif à la campagne, le Parti a dû engager une âpre lutte contre les ennemis extérieurs et intérieurs, notamment contre les koulaks, qui n'ont ménagé aucun effort pour entraver l'acheminement de la paiysannerie travailleuse dans la voie du socialisme, en exploitant la mentalité individualiste du petit propriétaire rural. Les koulaks se sont efforcés de susciter la méfiance et le doute parmi les paysans, de les éloigner de la voie juste que le Parti leur indiquait. Mais tous ces efforts ont échoué: notre paysannerie travailleuse et patriote, animée d'une confiance inébranlable dans le Parti, dans sa ligne ;uste, a rejeté la voie du capitalisme pour s'engager dans celle du socialisme. La ligne de notre Parti a triomphé dans les campagnes. Cela a prouvé encore une fois la justesse de cette ligne, la force du Parti et du peuple et leur unité inébranlable, la maturité politique de notre paysan, qui s'est engagé, avec conviction et détermination, dans la voie indiquée par le Parti pour la collectivi.sation de l'agriculture, la seule voie juste permettant de sortir une fois pour toutes de l'état arriéré et d'édifier ia vie nouvelle à la campagne.
La victoire de la collectivisation de l'agriculture dans notre pays, est une nouvelle preuve convaincante de la justesse des thèses de Lénine sur la politique que doivent suivre les partis marxistes pour entraîner la paysannerie travailleuse dans la voie du socialisme. La clique révisionniste de Belgrade a beau prôner sa «voie spécifique», à travers laquelle se développerait soi-disant «le socialisme» dans les campagnes yougoslaves. Seuls les ennemis du léninisme, comme le sont les révisicnnistes modernes, s'efforcent de tromper les masses en leur montrant des voies prétendument «nouvelles» pour édifier le socialisme à la campagne. alors que ces «voies nouvelles», non seulement entravent l'instauration du socialisme dans les campagnes ,mais elles contribuent à l'appauvrissement des paysans, à leur prolétarisation. à i'enrichissement des koulaks, elles encouragent ce s derniers à acheter le sol et à exploiter les moyens mécanisés dans leur intérêt, même si ces rnoyens sont aux mains de l'Etat. Par ces «formes» d'action soi-disant spécifiques et nouvelles, soi-disant préliminaires et préparatoires pour une collectivisation future, les révisionnistes modernes creusent éffectivement la tombe du socialisme dans les campagnes, ils renforcent la couche des koulaks, permettent au capitalisme de se fortifier chaque jour davantage dans les villages. La vie a confirmé que la seule voie qui assure à la paysannerie son avenir, qui la fait échapper une fois pour toutes à l'exploitation capitaliste et à la pauvreté, est la voie de la collectivisation de l'agriculture...
3. - L'élévation du niveau de vie matériel des masses travailleuses
L'accroissement ininterrompu de la Droduction industrielle et agricole globale, le triomphe de la collectivisation dans les campagnes, en mëme temps que le développement de tous les autres secteurs de l'économie nationale ont eu pour résultat objectif l'élévation continue du niveau de vie matériel et culturel de la population. Dans notre pays, l'organisation planifiée du processus de la production sociale tend à assurer le bien-être et le développement général de tous les membres de la société.
L'élévation du niveau de vie matériel et culturel des travailleurs au cours de la réalisation du 2e plan quinquennal est illustrée par les principaux indices suivants:
A la fin de 1960, le revenu national avaìt augmenté de 48% par rapport à 1955.
D'importantes mesures ont été prises pour assurer la baisse des .prix de vente au détail, l'augmentation des salaires et des pensions les plus bas, l'élévation des prix d'achat des produits de l'agriculture et de l'élevage, etc. Ces mesures. en même temps que l'élévation du niveau de qualification des travailleurs et de la production du travail, ont eu pour effet, de 1955 à 1959, une hausse de 29% du salaire réel des ouvriers et des employés.
Les organismes du commerce ont mieux approvisionné la population en marchandises de consommation courante. Au cours du dernier quinquennat, le volume de la circulation des marchandises a augmenté de 94%.
Les résultats obtenus au cours des premières années du 2e plan quinquennal, dans l'accroissement des productions industrielles et agricoles, ont créé les conditions requises pour supprimer totaïement le système de rationnement, ce qui a été ïait en novembre 1957, avant le terme fixé par le Ilie Congrès du Parti. La mise en oeuvre de cette ìniportante mesure a constitué une grande victoire qui confirme la sagesse de la politique économique suivie par notre Parti. Un nouvel èssor a ainsi été donné à la production et la répartition.
Concernant les conditions de vie de la population, une des questions à laquelle nous avons consacré le .plus d'attention est celle du logemen t, l'accroissement du fonds des logements et l'amèlioration de leur entretien. Au cours des dix dernières années il a été construit un .nombre d'habitations qui auraient suffi à loger la population des villes de Shkodër, Durrës, Korçë, Vlorë et Elbasan prises ensemble, avant la Libération.
La situation sanitaire dans notre pays a connu une amélioration notable. Le taux d'accroissement naturel de la population a été en moyenne d'environ 32~ó0, croissance sans précédent dans l'histoire de notre pays et qui le range en ce domaine parmi les tout premiers pays au monde. Selon les do.nnées préliminaires du recensement de 1960, la population de notre pays a atteint 1.625.000 habitants, en regard de 1.122.000 en 1945.
4. - La révolution culturelle se développe chez nous avec succès
Les tâches fixées par le IIle Congrès pour le développement de l'enseignement, de la science et de la culture ont, dans l'ensemble, été réalisées avec succès.
Notre pays est devenu non seulement un chantier de construction, mais aussi une grande école, où un habitant sur cinq poursuit des études. Aujourd'hui. plus de 300.000 personnes sont inscrites dans les établissements de l'enseignement régulier et des cours du soir. La mise sur pied des écoles septennales. dont le réseau s'est étendu à tel point que l'on a même créé des classes pour seulement 10 à 15 élèves, a constitué un grand progrès. Nous possédons au,jourd'hui 557 écoles de l'enseignement régulier de 7 ans, avec plus de 63.300 élèves, contre les 2.563 élèves que ce cycle comptait avant la Libération.
L'enseignement secondaire, naguère privilège de certaines couches sociales, a pris un grand essor. Des écoles secondaires ont été ouvertes non seulement dans les chefs-lieúx des districts les moins importants, mais aussi dans certains chefslieux de localité. Rien que pour l'année scolaire en cours, plus de 16.000 élèves sont inscrits aux établissements de l'enseignement secondaire régulser. et 9.500 d'entre eux aux écoles professionnelles ou pédagogiques de ce même degré.
Au cours du 2e quinquennat a été fondée l'Université d'Etat de Tirana, le plus important centre scientifique et éducatif de notre pays, fierté de notre pouvoir populaire. A l'heure actuelle, 7.800 étudiants sont inscrits aux établissements d'enseignement supérieúr du pays ou dans des universités étrangères, soit un nombre 4,6 fois supérieur à celui des élèves de toutes les écoles secondaires du pays en 1938, ou encore 3 fois supérieur à celui des élèves des écoles d'alors correspondant au cycle d'enseignement actuel de 7 ans.
Aujourd'hui, 4245 cadres supérieurs et quelque 20.000 cadres moyens sont occupés dans les diverses branches de l'économie et de la culture. Nous comptons actuellement 870 ingénieurs contre 35 en 1938, 570 agronomes contre 45 et 478 médecins et dentistes contre 122. Dans la seule année 1960, un millier de personnes ont ter miné leurs études supérieures dans le pays ou à l'étranger, soit plus de deux fois plus que le total des cadres supérieurs du pays en 1938.
L'Albanie, il y a encore quinze ans, pays agricóle arriéré, possède aujourd'hui une classe ouvrière qui a assuré sa prise de conscience, et qui compte dans ses rangs 62% d'ouvriers qualifiés. Au cours de la période correspondant au 2e plan quinquennal, les écoles professionnelles inférieures et les écoles d'apprentissage ont formé quelque 47.000 jeunes ouvriers, en regard des 39.000 prévus par le plan, et plus de 83.000 ouvriers, contre les 70.000 prévus, ont terminé les cours de qualification. Au cours du 2e quinquennat, environ 9.300 cadres moyens ainsi que 2.800 cadres supérieurs ont `erminé leurs études dans les écoles d'enseignement régulier et du soir, dans le pays et à l'étranger.
Dans notre pays, l'organisation du travail scientifique a été acheminée dans la juste voie. D'importants succès ont été enregistrés, particulièrement dans le domaine des sciences historiques et philologiques. Grâce à la sollicitude du Parti, le patrimoine hérité dans le domaine de la culture matérielle et spirituelle, toute l'oeuvre féconde et progressiste des générations antérieures de notre peuple héroïque au long des siècles, a été et continue d'être mis en lumière, il est devenu le bien du peuple, en même temps qu'une grande force mobilisatrice dans la lutte pour l'édification de la vie et de la culture nouvelles dans notre pays. La rédaction de «l'Histoire de l'Albanie» et de «l'Histoire de la littérature albanaise» constitue une precieuse contribution dans ce domaine. Des études fructueuses ont également été menées par les instituts scientifiques concernés sur certaines questions de l'agriculture et de l'élevage.
D'importants succès ont aussi été obtenus dans le domaine de la littérature et des arts. Au cours de cette période il a été .publié 7000 oeuvres originales des divers genres. Nous possédons aujourd'hui un théâtre de l'Opéra et du Ballet, des théâtres dramatiques et 11 théâtres professionnels de variétés. Le premier opéra et les premiers films de long métrage albanais, les expositions d'art, les concours théâtraux à l'échelle nationale, les festivals folkloriques constituent autant de manifestations qui ont animé la vie culturelle et artistique du pays. Nos écrivains et nos artistes, toujours fidèles à la grande cause de la classe ouvrière, ont, par leur créativité, prêté une aide notable au Parti dans sa lutte idéologique pour la formation de l'homme nouveau. Au cours de cette période, ils ont créé des oeuvres et des figures artistiques qui incarnent les idéaux élevés de nos contemporains et de notre époque prodigieuse.
III
LE DEVELOPPEMENT ULTERIEUR DE NOTRE
PAYS DANS LA VOIE DE L'EDIFICATION
SOCIALISTE,
Camarades,
Le Comité central du Parti du Travail d'Albanie a élaboré le projet de directives du 3e plan quinquennal pour le développement de l'économie nationale et de la culture. Ce projet de directives, avant d'être présenté à l'examen et à l'approbation définitive de cette instance suprême du Parti, a été, comme on le sait, soumis à la discussion des masses travailleuses. Partout, dans les lieux de travail comme dans les villages, jusqu'aux coins les plus reculés de notre patrie, nos masses travailleuses ont discuté avec un vif intérêt des principaux chiffres de la brillante perspective que le 3e plan quinquennal ouvre à notre pays. Le projet de directives a aussi été examiné en détail dans les réunions des organisations de base et dans les conférences de compte rendu et d'élections de notre Parti.
L'enthousiasme que le projet de directives a suscité chez chaque travailleur a démontré une fois de plus que les chiffres du 3e plan quinquennal sont réalistes. Ce plan, si chargé soit-il, est parfaitement réalisable, ce que viennent confirmer les nombreux engagements pris en vue de son accomplissement avant terme.
Notre Parti a toujours considéré la discussion des principaux problèmes avec les masses comme une question de principe dans son travail. En cette matière, il s'est toujours guidé sur le .principe léniniste connu du centralisme démocratique, qui implique une combinaison harmonieuse de la direction centralisée de l'économie par l'Etat avec la plus large activité créatrice des masses travailleuses et avec leur participation directe à la direction de la production. C'est là qu'a sa source le resserrement continu des liens du Parti avec le peuple, qui voit dans le Parti le véritable interprète de ses sentiments et dé ses aspirations séculaires.
Le débat populaire sur le projet de directives a fait ressortir une fois de plus l'essence de notre Etat de démocratie populaire, qui n'est autre chose que le peuple organisé, uni par le grand dessein et les intérêts fondamentaux de l'édification du socialisme.
Permettez-moi, camarades, de remercier au nom du Comité central du Parti du Travail d'Albanie, tous les participants à ce débat populaire pour la précieuse contribution qu'ils ont apportée à l'étude des chiffres du projet du 3e plan quinquennal. La large .participation du peuple à l'effort pour découvrir les réserves intérieures, ses observations et propositions, ont contribué à accroître la production, en même temps qu'à améliorer le travail de planification de notre économie nationale.
En fixant les principaux chiffres du projet de directives du 3e plan quinquennal, notre Parti, conformément à son programme, a pour but d'assurer le développement de la révolution socialiste, l'élévation des forces productives, l'accroissement du potentiel économique et le renforcement de notre patrie, l'augmentation ininterrompue des biens matériels afin d'améliorer la vie du peuple.
Le développement des forces productives entraînera la croissance et le renforcement de la classe ouvrière, de son alliance avec la paysannerie travailleuse, ainsi que de la base économique, politique et organisationhelle de notre pouvoir populaire.
Le 3e quinquennat marquera un important pas en avant dans l'édification de la base matérielle et technique du socialisme. Notre pays accélérera sa marche dans la voie de sa transformation de pays agraire-industriel en pays industriel-agraire, la production agricole s'accroîtra plus rapidement et, partant, s'élèvera aussi le niveau de vie matériel et culturel des masses travailleuses. C'est là la tâche fondamentale, à remplir au cours du 3e quinquennat.
Notre République populaire a toutes les possibilités de traduire dans les faits cet objectif du IVe Congrès du Parti. La réalisation, généralement réussie, des plans économiques d'Etat, l'édification de la base économique du socialisme, le développement ininterrompu des forces productives, la haute conscience et l'émulation socialiste qui se manifes,ent avec force partout dans notre patrie, nous ont permis de nous fixer de nouvelles tâches et d'avancer rapidement dans la voie de l'édification du socialisme.
Le 3e quinquennat a aussi pour trait caractéristique les rythmes élevés et soutenus de développement de la production industrielle, qui constituent un nouvel et éclatant témoignage de la force et de la nature de notre économie socialiste.
L'importance du 3e plan quinquennal peut aussi être mesurée aux fonds considérables ,qui seront investis dans l'économie nationale, ce qui entraînera, dans la période envisagée, une sensible augmentation de la production de biens matériels. Un autre trait du 3e plan quinquennal réside dans le fait qu'une partie des investissements ne produiront leur effet économique que dans les premières années du quinquennat suivant, el assureront ainsi la continuation de la reproduction socialiste élargie.
Le 3e plan quinquennal établit entre les diverses branches de notre économie de justes rapports qui garantissent leur développement harmonieux et, en premier lieu, celui de l'industrie et de l'agriculture. En envisageant la création de nouvelles branches de la production matérielle, le 3e plan quinquennal améliore la structure de notre économie et crée de meilleures conditions pour l'accroissement ultérieur de la production sociale.
La priorité donnée à l'accroissement de la pr oduction des moyens de production par rapport à celle des biens de large consommation, constitue un autre trait caractéristique de ce quinquennat. C'est là un élément fondamental de la politique économique que notre Parti a poursuivie dans le domaine de l'industrialisation du pays et de la répartition des investissements dans les différentes branches de l'économie.
Au cours du 3e quinquennat, le processus d'industrialisation socialiste du pays sera porté à un niveau supérieur. Notre industrie s'enrichira de nouvelles branches, dotées d'une technologie avancée. Les matières premières seront soumises à un processus de transformation plus approfondi, ce qui constituera un trait essentiel de l'élévation du niveau de développement industriel de notre pays.
1. - La poursuite de l'industrialisation socialiste du pays, facteur déterminant du développement de la base matérielle et technique du socialisme
Pour le 3e quinquennat également, notre Parti du Travail définit comme une tâche importante de développer l'industrialisation socialiste du pays, en accordant la priorité au développement accéléré de l'industrie lourde.
Selon les prévisions, le volume global de la production industrielle augmentera de 1960 à 1965 de 52%, à un rythme annuel moyen de 8,7%. En 1965 la part de la production industrielle dans le volume global de la production industrielle et agricole sera de 54%.
La production des moyens de production (groupe «A») augmentera de 54%, et celle des articles de large consommation (groupe «B») de 50%. La production des moyens de production représentera plus de la moitié du volume global de la production industrielle.
Comme on le voit, dans sa politique économique d'industrialisation socialiste, notre Parti, tout en tenant compte des particularités du pays, se guide constamment sur la thèse léniniste selon laquelle l'industrie lourde constitue la base de l'industrialisation socialiste; notre Parti considère que, dans ce processus, la production des moyens de production doit être accrue à des rythmes plus élevés que celle des articles de consommation courante.
L'industrie minière et l'industrie de transformation connaîtront un grand essor, et tendront à mieux mettre en valeur les richesses du pays: minéraux utiles, combustibles, ressources hydroénergétiques, richesses forestières, matières premières agricoles, etc. Des fonds importants seront investis pour créer de nouvelles branches de l'industrie lourde, comme l'industrie chimique de production d'engrais azotés et phosphatés, la métallurgie du ferrochrome, l'électro-métallurgie du cuivre et l'on se préparera à mettre sur pied dans un avenir proche la base de notre sidérurgie.* *( Une partie des nouveaux ouvrages de l'industrie lourde, comme l'usine de raffinage du ferro-nickel. le combinat de traitement du cuivre, le combinat 3idérurgique, fusine d'engrais azotés et phosphatés, devaient être mis sur pied durant le 3e plan quinquennal (1961-1965). Mais, en raison de la politique antimarxiste et anti-albanaise des révisionnistes khrouchtchév`Pna et de leurs tenants, qui organisèrent un blocus féroce et total contre l'Albanie socialiste et annulèrent arbitrairement tous les accords conclus, le gouvernement de la R.P.A. décida, dans la nouvelle situation créée, de renvoyer les délais de la construction de ces ouvrages dans les quinquennats à venir. Par la suite, ces ouvrages devaient être réalisés grâce au travail plein d'abnégation de nos masses travailleuses et à l'aide internationaliste de la R.P. de Chine.)
Grâce à ces réalisations, notre industrie sera en mesure de donner une encore plus forte impulsion au développement des forces productives. La structure de notre économie deviendra plus efficace, et nos matières premières seront traitées à fond et mieux mises en valeur, ce qui améliorera notre balance du commerce extérieur.
Le Parti a pris et il continuera de prendre des mesures importantes en vue de développer encdre l'industrie pétrolière, comme une des principales branches ouvrant de grandes perspectives à natre économie. Ainsi, selon les prévisions, la quantité de pétrole qui sera extraite en 1965 dépassera de 51",/o la quantité extraite en 1960, et la production de pétrole raffiné pour la même période augmentera de 38°¡0. Toujours selon les prévisions, le volume du pétrole extrait en 1965 sera égal à la toalité de la production réalisée dans les années 1951-1956, prises ensemble. Au cours du 3e quinquennat le volume des travaux de forage et de prospection augmentera de 63% par rapport au 2e quinquennat.
Nos travailleurs pétroliers se voient confrontés à de grandes tâches pour offrir à notre économie de nouveaux gisements de pétrole et de gaz. Un soin particulier devra être consacré au forage rapide et perfectionné des puits, afin d'améliorer les indices technico-économiques et d'accroître l'efficacité économique des investissements fondamentaux. Des méthodes avancées et les dernières réalisations de la sciene devront être appliquées pour intensifier l'extraction.
Sans aucun doute le pétrole constitue-il une grande richesse pour notre pays, mais c'est en même temps un produit très reeherché sur le marché mondial. Son extraction assurera à notre économie d'importants revenus. Vous avez tous présents à la mémoire le sabotage systématique, par les révisionnistes yougoslaves, de cette importante branche de notre économie. Ils avaient pour but d'étouffer l'économie albanaise, de l'assujettir totalement pour pouvoir ainsi realiser leurs plans criminels, soumettre notre Parti, lui dicter à lui et à notre peuple leur volonté, liquider la direction saine du Parti et la remplacer par des traîtres, par des hommes à leur solde. Vous vous rappelez bien les menées de l'ami et du complice des révisionnistes yougoslaves, Tuk Jakova, qui a tenté plus d'une fois au Bureau politique et au gouvernement, non seulement de prouver que nous n'avions pas de pétrole ou que la petite quantité que nous en extrayions n'était pas rentable, mais aussi de soutenir, ce que nous avons naturellement rejeté ávec mépris, que nous devions complètement renoncer à en extraire. La vie a montré quels criminels étaient les titistes et leurs agents, Tuk Jakova et consorts. Les révisionnistes yougoslaves et leurs suppôts savaient fort bien que notre pays avait .d'excellentes perspectives pour la production de pétrole, mais dans leurs desseins l'extraction ne devait en être entreprise qu'après qu'ils auraient liquidé notre Parti et sa direction. De la sorte, non seulement ils se seraient assuré le pétrole dont ils avaient besoin pour leur compte, mais ils auraient aussi «prouvé» «l'incapacité» de notre Parti et de sa direction, ainsi que «la capacité et l'intelligence» des traîtres comme Tuk Jakova et consorts. Mais ce plan n'a pas réussi et ne réussira jamais aux ennemis de notre Parti et de notre peuple. Nous nous sommes créés aujourd'hui une base solide dans notre industrie pétrolière. Nous possédons des milliers de glorieux ouvriers, spécialistes et ingénieurs, que le Parti a formés avec la plus grande sollicitude, qu'il a instruits et éduqués dans les établissements supérieurs. Ils ont maintenant acquis une grande expérience de la vie et ils ne se contentent pas de réaliser les plans avec succès, ils sont aussi très vigilants et ne se laissent berner par s'accompagnera du développement de la capacité de raffinage du produit. Les installations de reforming, qui rendront possible une meilleure satisfaction des besoins du pays en carburants liquides, sera ajoutée à la raffinerie de pétrole de Cërrik.
Au cours du 3e quinquennat, les autres branches de l'industrie minière connaîtront également zc.n vigoureux essor. De nouvelles mines seront ouvertes et l'on entreprendra l'exploitation en profondeur des mines existantes. En 1965, la production globale de notre industrie minière sera supérieure de 49% à celle de 1960.
A la fin du 3e quinquennat, notre production de charbon aura augmenté de 45%. Autrement dit, la production de la seule année 1965 sera égale à 72% de la totalité du charbon produit au cours du premier quinquennat.
Au cours du présent quinquennat, l'industrie du chrome, entre autres, se développera à un rythme accéléré.
A la fin du 3e quinquennat, la production de l'industrie du cuivre sera environ trois fois supérieure à celle de 1960.
L'industrie du ferronickel prendra un vigoureux essor. Dans la dernière année du présent quinquennat, notre pays produira environ un demimillion de tonnes de ferronickel. Nous établirons ainsi une base solide, qui nous permettra, dans un proche avenir, de mettre sur pied notre propre sidérurgie.
Le rapide développement de notre industrie pétrolière et minière, la construction au cours du 3e quinquennat et des quinquennats à venir, de nouveaux établissements de métallurgie non ferreuse. de métallurgie ferreuse et d'industrie chimique, qui permettront de traiter dans le pays de,. richesses de notre sous-sol, posent avec urgence le problème de la consolidation et de l'élargiss-ment de notre base de matières premières.
Le Parti estime indispensable de développer et d'intensifier, durant ce quinquennat également. les travaux géologiques, en consacrant une attention particulière aux recherches complexes, visant à déceler de nouveaux gisements, en premier lieu de pétrole, de bitume et de gaz naturel, de houille. de chrome, de ferronickel, de cuivre et d'autres minerais utiles.
Les travailleurs du secteur des recherches géologiques doivent se montrer très attentifs afin d'enrichir. de conserver et d'exploiter les documents et les matériaux d'une façon scientifique. pour que ceux-ci puissent non seulement être mis à profit aujourd'hui par eux-mêmes mais aussi demain par les générations futures. Il faut veiller en particulier à accroïtre l'efficacité des recherches géologiques. en vue de découvrir de nouveaux gisements avec le minimum de frais.
L'action dans ce secteur ne doit pas être jugée seulement au volume des travaux accomplis, mais aussi à la quantité et à la qualité des gisements de minerais utiles mis au service de notre éconcmie nationale.
La mise en service des nouveaux ouvrages. prévus par le 3e quinquennat, et en premier lieu¡ des ouvrages consommant de grandes quantités d'energie électrique ainsi que les perspectives de développement de notre pays au cours des quinquennats à venir, nous fixent comme tâche primondiale d'élargir encore notre base énergétique.
Le Parti a pris en temps voulu les mesures necessaires pour faire face aux besoins en énergie éiectrique de notre économie. Au cours du 3e quinquennat. notre Etat investira des fonds considérables afin d'accroître la puissance de notre base énergétique. Grâce aux nouvelles constructions hydro-énergétiques, comme les centrales hydroélectriques de Shkapett et de Bistricët. qui seront mises en service dans les premières années du 3e quinquennat et auxquelles s'ajoutera la puissante centrale thermique qui sera construite à Fier, la puissance installée de nos centrales électriques sera accrue d'environ 2,5 fois. Au cours du 3e quinquennat. on étudiera les possibilités de mettre en valeur pour notre économie les grandes réserves en énergie du fleuve Drin. En 1965, la production d'énergie électrique sera supérieure de plus de 84% à celle de 1960.
A l'avenir également, l'industrie mécanique aicra pour tâches principales d'accroître et d'étendre, cr des prix de revient avantageux, la gamme des pièces détachées produites pour pourvoir aux besoins de l'ensemble de notre industrie, et en parti ctdier de l'industrie pétrolière, des transports automobiles, de l'agriculture et des autres branches de l'èconomie nationale. Il faut poursuivre le travail, dpjà commencé, pour la production de machines simples, et exploiter à fond la base de l'industrie mécanique existante. En 1965, cette industrie devra satisfaire au moins 50% des besoins du pays en pièces détachées. La tâche fixée par le Parti pour la production de pièces détachées revêt une imDortance particulière pour notre pays. En la réalisant comme il se doit, on contribuera à améliorer l'exploitation et l'entretien des équipements et des machines, et à réduire nos importations...
Pour satisfaire les besoins toujours croissants de la population en articles de large consommation, il est indispensable de développer encore notre industrie légère et notre industrie alimentaire. Au cours du 3e quinquennat on s'attachera à renforcer et à moderniser ces branches de l'industrie et l'on construira de nouveaux établissements, équipés d'une technique moderne. Telles la fabrique de lainages de Tirana et celle d'articles de bonnetterie de Korçë; un nouveau grand combinat pour la production de cotonnades sera construit à Berat, une importante huilerie sera achevé, à Fier, et le combinat alimentaire «Ali Kelmendi. agrandi à Tirana; l'industrie de transformation du raisin et d'autres fruits connaîtra aussi un grand essor.
La construction de ces nouveaux ouvrages, ainsi que l'exploitation plus complète des capacités productives existantes permettront la transformation dans le pays, d'une plus grande quantité de matières premières végétales et animales, ce qui contribuera à développer les branches concernées de notre agriculture et améliorer le bien-être matériel du peuple.
La satisfaction des besoins quotidiens toujours croissants de la population dans le domaine des divers services et des réparations constitue la première tâche de nos coopératives d'artisanat. A cette fin. ces organisations, ainsi que les organismes locaux du Parti et du pouvoir, doivent connaïtre à fond les besoins du peuple en services et, sur cette base, organiser leurs activités et leur réseau.
Les tâches grandioses du 3e plan quinquennal seront réalisées, pour une grande part, grâce aux importants investissements qui seront effectués pour le développement de notre économie et de notre culture.
Les investissements de ce quinquennat s'élèveront à 69.500 millions de leks soit une augmenta`ion de 51% par rapport au 2e quinquennat. Comme par le passé, .la majeure partie de ces investissements. soit 81,9%, sera affectée au sec. teur de la production matérielle.
Dans le prochain quinquennat, les grands travaux de construction occuperont une grande part dans le plan global des investissements. Il ser a dépensé à cette fin 35.700 millions de leks, aux prix de 1961, soit 60% de plus que les dépenses effectuées pour les constructions réalisées au cours du 2e quinquennat et 400 millions de leks de plus que la somme, calculée aux prix de 1958, dépensée dans ce secteur au cours des 15 premières années de pouvoir populaire.
Les constructions, dans une proportion de 72,1%, seront réalisées dans les branches productives. Cela permettra de bâtir plus de 400 ouvrages de caractère industriel, agricole, socio-culturel, et autre.
Le plan grandiose que notre Parti a élaboré pour la bonification des plaines, pour la suppression des marécages séculaires, pour la mise en culture de la plus grande étendue possible de terres. entrera dans sa phase finale de réalisation.
Afin d'accélérer la construction de logements, les investissements envisagés dans ce secteur atteignent 6.500 millions de leks, soit 75% de plus que pour le quinquennat précédent.
D'importants travaux seront effectués pour développer encore les transports, en étendant le réseau routier et ferroviaire. en mécanisant et en modernisant nos ports maritimes, en particulier celui de Durrës. qui est appelé à devenir un des plus grands ports de l'Adriatique...
Camarades,
Voilà quelles sont, dans les grandes lignes, les tâches que le Parti fixe en vue du développement ultérieur de ces importants secteurs de notre économie pour le 3e plan quinquennal. Comme on le voit, ces tâches ne sont guère aisées. Leur accomplissement requiert la mobilisation totale et sous tous les aspects des organisations du Parti et des collectifs de travailleurs, une amélioration encore plus marquée de la méthode de direction et d'organisation du travail, une lutte plus opiniâtre pour réaliser des économies, pour mettre à profit les réserves intér ieures et les possibilités existant dans le pays. Concernant les tâches qui se posent dans ces secteurs de l'économie, il convient de mettre l'accent sur quelques questions très importantes, que le Parti et les masses travailleuses doivent avoir présentes à l'esprit et qui ont trait à l'amélioration des indices qualitatifs de la production.
a. - Dans le domaine de la productivité du trarail. Le Parti nous a toujours enseigné que l’accroissement continu de la productivité du travail en tant que loi économique du socialisme, est le facteur décisif de l'élévation des rythmes de la production, de la réduction des prix de revient. de l’accroissement de l'accumulation socialiste et de l’élévation du niveau de vie matériel et culturel des ma,ses travailleuses. La productivité du travail, comme nous l'enseigne Lénine.
«..c'est, en dernière analyse, ce qu'il y a de plus important, d'essentiel porrr la victoire du nouvel ordre social.»
La prise en compte de cet indice économique si important se reflète concrètement dans nos plans d'Etat. Des résultats satisfaisants ont effectivement été obtenus dans l'accroissement de la productivité du travail, comme dans toute l'activité économique. Et l'objectif fixé par le llle Congrès du Parti a, dans l'ensemble, été atteint: en effet, l'accroissement de la production industrielle globale, pendant le 2e quinquennat, a été dû, dans une proportion d'environ 67%, à l'accroissement de la productivité du travail.
Comme on le voit, ce sont là des tâches considérables, mais parfaitement réalisables, si des mesures efficaces sont prises pour exploiter les grandes possibilités que renferme l'économie de notre pays.
Un rapide accroissement de la productivité du travail ne peut être assuré que sur la base matérielle que lui fournit le progrès technique continu. Lénine n'a cessé de souligner que la mise en place d'une technique nouvelle, avancée, dans toutes les branches de l'économie nationale, le perfectionnement de la technologie de la production et la mécanisation des procès de travail, constituent l'assise matérielle indispensable pour l'élévation ininterrompue de la productivité du travail.
Contrairement au système capitaliste, qui se fonde sur l'exploitation de l'homme par l'homme, notre économie socialiste crée des possibilités illimitées pour une introduction de la technique à grande échelle et planifiée. Dans notre pays, l'accroissement de la productivité ne repose pas sur une intensification inhumaine du travail, comme c'est le cas sous le capitalisme. C'est la technique, dont notre industrie ne cesse de se doter, qui est la source de l'accroissement incessant de la production et de la productivité du travail. Aussi l'entretien et l'exploitation rationnelle des machines, des appareils et des équipements techniques, en tant qu'éléments principaux des capacités productives, constituent toujours une des principales tâches des organisations du Parti et des organismes économiques de l'Etat.
Le Parti a toujours indiqué qu'une exploitation plus parfaite des machines doit être obtenue à la fois en largeur et en profondeur, c'est-à-dire non seulement en prolongeant le plus possible leur durée d'utilisation, mais en accroissant aussi leur rendement par unité de temps de travail. Pour réaliser ces tâches, il faut absolument établir un régime rationnel dans le fonctionnement des machines, l'amélioration des rythmes de la production etc.
La formation et la qualification des cadres constituent le facteur déterminant de la maîtrise de la technique et de l'accroissement de la productivité du travail.
Le rapide développement de l'industrialisation socialiste, la réorganisation d'un grand nombre d'entreprises et leur équipement avec une technique nouvelle, ainsi que l'impétueux développement des autres branches de notre économie nationale. rendent indispensable et urgent la formation des cadres nécessaires, non seulement pour la mise en exploitation des capacités projetées, mais aussi pour une parfaite maîtrise de la technique qu'elles impliquent.
La technique, si bien conçue et parfaite soitelle. peut rester stérile s'il n'y a pas d'hommes capables de s'en rendre maîtres. Voilà pourquoi le Parti, durant ce quinquennat également, veillera avec un soin particulier à élever le niveau de formation et les capacités de la classe ouvrière et des cadres dirigeants, en tant que facteur déterminant de l'assimiliation de la technique et de l'accroissement de la productivité.
Les mesures efficaces prévues par le 3e plan quinquennal dans le domaine de la formation technique et professionnelle des cadres, créeront les conditions nécessaires pour éliminer le plus vite possible les disproportions qui existent entre, d'une part, nos besoins en cadres et nos possibilités d'en former, et d'autre part, le niveau technique de ces cadres et leur formation professionnelle.
La réalisation de ces tâches, qui revêt une importance primordiale pour l'accroissement de la productivité du travail et pour l'édification du socialisme, dépend étroiternent de la réorganisation de l'enseignement général et professionnel.
L'organisation et la parfaite utilisation du temps de travail, condition importante de l'accroissement du rendement du travail. Les questions relatives à l'établissement des normes de rendement et plus généralement de l'organisation socialiste du travail, comportent un profond contenu économique, politique et social et elles n'ont, à ce titre, cessé d'attirer l'attention du Parti. Le nombre de ceux qui travaillent suivant des normes de rendement s'est accru continuellement dans toutes les branches et tous les secteurs de notre économie. Un bon travail a été amorcé en vue de revoir ces normes, et de remplacer les normes expérimentales-statistiques par des normes techniques.
Les normes techniques constituent une grande force mobilisatrice, une base solide pour l'accroissement de la productivité du travail. Elles sont établies au-dessus du niveau des indices moyens atteints, et cela afin d'élever les larges masses ouvrières au niveau des ouvriers avancés.
Au cours de ce quinquennat, le Parti, se fondant sur le principe socialiste de la rémunéxation du travail selon la quantité et la qualité, adoptera une série de mesures importantes tendant à faire du système des salaires un moyen encore plus efficace pour accroître la production et la productivité du travail.
L'émaclation socialiste, puissant stimulant social du rendement du travail. Un des traits caractéristiques de l'organisation socialiste du travail consiste. chez nous, dans le fait que les travailleurs sont directement intéressés à voir accroître le rendement du travail. Le fait de travailler pour soi-même, pour la société et non pour le capitaliste. développe chez chaque ouvrier une haute conscience et une attitude exemplaire envers le travail. C'est ce qui est à l'origine de la naissance et du développement de tant de merveilleuses initiatives. comme la méthode «1+2+» (*Méthode qui visait à accroître les capacités technico-professionnelles des ouvriers. Selon cette méthode, chaque ouvrier spécialisé s'engageait à travailler auprès dedeux ouvriers non spécialisés pour les aider à élever leur niveau de qualification jusqu'au sien.) pour la qualification des ouvriers, le mouvement pour l'accomplissement de la norme de rendement par chaque ouvrier, et surtout le grand mouvement des brigades en compétition pour le titre de «Brigade du travail socialiste», avec le mot d'ordre «travaillons, étudions et vivons à la manière socialiste».
Les organisations du Parti et des unions professionnelles ont pour devoir d'appuyer sans réserve toute initiative des travailleurs, de la généraliser et de la propager. Elles ouvrent ainsi de plus larges possibilités au développement des forces productives du pays, en tant que puissant facteur de l'augmentation accélérée de la productivité du travail social.
b) Consacrons un soin particulier à la réalisation du plan non seulement en quantité mais aussi en qualité. L'édification d'une série d'établissements industriels, dotés d'une technique avancée, la réorganisation et la modernisation de l'industrie existante, l'élévation du niveau de mécanisation dans les travaux de construction, le travail accompli pour la formation et la qualification des cadres, ont créé des conditions favorables et des possibilités réelles pour une amélioration radicale de la qualité. C'est à ce but que servent aussi les mesures prises en vue de l.a standardisation des produits, la modification de la méthodologie de la planification, l'organisation de bureaux de contrôle technique, les laboratoires, etc.
Les entreprises industrielles et celles de construction ont toutes les possibilités d'offrir au peuple des marchandises et des ouvrages de haute qualité. Il est temps que chaque entreprise ou organisme économique mette tout en oeuvre pour atteindre les indices qualitatifs de la production.
On a constaté, ces dernières années, que nombre de collectifs de travail ont sorti des produits et des ouvrages de bonne qualité, qui ont été appréciés par la population. C'est le cas, parmi beaucoup d'autres, des articles du combinat textile «Staline», de la cimenterie de Vlorë et de la coopérative de fabrication de meubles de Pogradec. Mais ce n'est là que le commencement du grand travail qui nous attend. C'est pourquoi, les organisations du Parti. au premier chef, doivent mener une lutte sévère et persévérante contre toutes les manifestations étrangères au socialisme, contre les conceptions étroites de l'intérêt de secteurs particuliers, et l'esprit de relâchement observé çà et là.
La lutte pour l'élévation de la qualité est tout à la fois une lutte pour l'augmentation de la production et l'élévation du niveau de vie matériel et culturel des travailleurs. C'est pourquoi les organisations du Parti doivent, à l'avenir, veiller avec un plus grand soin à l'organisation de la production, au respect et à l'extension des standards établis par l'Etat et des exi.gences techniques, à l'établissement et à l'application des processus technologiques avancés. On ne saurait envisager l'amélioration de la qualité sans porter à un niveau toujours supérieur le contrôle technique général et systématique, sans élever le sens de responsabilité personnelle de chacun.
c. - Renforçons encore le régime d'économies.
La réalisation du programme grandiose du Parti pour l'édification du socialisme exige la mobilisation et l'utilisation rationnelle de toutes les valeurs matérielles et financières. l'établissement d'un régime d'économies rigoureux dans l'économie nationale et dans toute l'activité étatique et sociale du pays.
Le Parti a éduqué les cadres et les travailleurs, à mettre, certes, à profit les grandes possibilités objectives quo comporto l'ordre socialiste. mais en même temps à déceler et à utiliser les réserves intérieures de la production, pour augmenter les ressources financières, à les employer au développement de l'économie et à l'amélioration des conditions de vie matérielles et culturelles des masses travailleuses.
Ainsi a-t-il été possible d'exécuter les recommandations du IIIe Congrès du Parti d'accroître la production, de réduire les prix de revient et les dépenses non-productives, et d'assurer par là à l'économie nationale des économies supérieures à celles prévues par le plan. A la suite du plénum du Comité central du Parti de décembre 1959, la lutte pour réaliser des économies partout, pour gérer le mieux possible les biens et l'argent du peuple, pour élever encore la conscience socialiste dans le travail, a connu un regain de vigueur. A la fin de 1960, la réduction des coûts de production dans le secteur économique a dépassé d'environ 700 millions de leks les objectifs fixés par le IIIe Congrès du Parti. Les nouvelles tâches quo le 3e plan quinquennal assigne à notre économie requièrent une mobilisation encore plus grande de nos ressources matérielles et financières intérieures. En matière d'économies, il faut, particulièrement, veiller à utiliser rationnellement les matières premières. le matériel, les carburants etc.
La réduction systématique des normes d'utilisation du matériel, et en premier lieu du niatériel importé, l'économie et le remplacement des matières déficitaires par d'autres qui ne le sont pas, doivent constituer un devoir permanent des organismes économiques et étatiques. Nos possibilités dans ce sens demeurent importantes. L'application des méthodes et de l'expérience avancées, l'amélioration de la qualité des matières premières utilisées, l'application des normes techniques de consommation des matériaux. constituent d'importants facteurs d'économie de valeurs matérielles et monétaires.
Dans la lutte pour l'établissement d'un régime d'économies, il faut avoir soin de réduire les dépenses non productives, d'accélérer le mouvement des fonds de roulement, de renforcer la gestion équilibrée et de réduire les dépenses de gestion superflues.
La lutte pour l'établissement et la cor.solidation d'un régime d'économies est étroitemcnt liée au travail du Parti pour cultiver chez les travailleurs la conscience socialiste de la sauvegarde de la propriété commune du peuple. La dégradation et la mauvaise gestion de la propriété socialiste doivent être considérées comme une manifestation de la lutte de classes. C'est pourquoi, tout en intensifiant notre travail d'éducation, nous ne devons jamais émousser notre vigilance révolutionnaire.
Les organisations du Parti, les organisations de masse, les dirigeants de l'économie et tous les travailleurs doivent bien se persuader quo la lutte pour l'accomplissement des tâches du plan est infailliblement liée à la lutte pour des économies.
Le problème du renforcement du régime d'économies doit devenir l'affaire des masses et être soumis à leur contrôle. Il faut soutenir et stimuler les initiatives des travailleurs pour réduire les dépenses et renforcer le régime d'économies. Le Parti doit continuer à cultiver chez les masses travailleuses le sentiment d'attachement à la propriété socialiste, et faire prendre profondément conscience aux travailleurs de la nécessité d'observer un régime sévère d'économies.
2. - Le développement de l'agriculture au cours du 3e quinquennat
L'agriculture est la branche fondamentale de notre économie. Sa part dans le revenu national se montait, en 1959, à 42,8%. Compte tenu de la grande importance que l'agriculture revêt pour l'édification socialiste du pays et du fait que 62,7% de la population est occupée dans ce secteur, le Parti a veillé et veille toujours avec le plm grand soin à son développement, de même qu'à l'ensemble de l'édification socialiste dans les campagnes.
Le 3e quinquennat prévoit une élévation sensible du niveau matériel et culturel des travailleurs de notre pays. L'industrie en général, et l'industrie légère et l'industrie alimentaire en particulier. connaîtront une expansion notable. La réalisation de ces tâches importantes dépend, pour une large part, de l'augmentation de la production de l'agriculture et de l'élevage. D'où l’importance particulière des mesures qui tendent à assurer un rapide essor de l'agriculture, Au cours du 3e quinquennat la principale tâche dans l'agriculture consistera encore dans l'augmentation de la production de céréales; parallèlement, il faudra accroître les autres productions végétales et animales de manière à assurer un approvisionnement ,satisfaisant de la population, à mieux pourvoir aux besoins de l'industrie en matières nremáères et d développer nos exportations.
Des mesures devront être prises pour faire en sorte qu'en 1965, les productions végétales et animales aient augmenté par rapport à 1960 dans la mesure suivante: céréales panifiables 95%, coton 65°/0, tabac 112% betterave à sucre 75%. légumes et pommes de terre 109%, olives 181%, fruits et raisin 90%, lait 58%, viande (poids vif) 34%, laine 44% etc.
Sur quoi le Parti se fonde-t-il pour fixer ces objectifs en vue du rapide essor de l'agriculture et de l'accroissement des productions végétales et animales au cours du 3e quinquennat?
Premièrement, sur les nouvelles conditions créées à la suite de l'achèvement, dans les grandes lignes, de la collectivisation. sur les résultats obtenus jusqu'ici par les coopératives et sur les mesures qui seront prises au cours du 3e quinquennat pour les renforcer sur les plans économique et organisationnel.
Deuxièmement, sur le niveau atteint par la mécanisation de l'agriculture et sur les mesures prévues en vue de son extension. Qu'il suffise de dire qu'en 1965, le volume des travaux effectués par des moyens mécanisés aura à peu près doublé par rapport à 1960, et que le pare des tracteurs aura plus que doublé. Plus de 2 milliards 600 millions de leks, soit environ trois fois plus que pour le premier quinquennat, ou 8% de plus que pour le deuxième, seront investis à çette fin.
Troisièmement, sur la bonification d'une grande partie des plaines les plus fertiles du pays. ainsì que sur l'extention des superficies irrigables réalisées au cours du 2e quinquennat. Les travaux dans ce sens seront poursuivis sur une grande échelle, au cours du 3e quinquennat. Les investissements dans ce domaine se monteront à 3.693 millions de leks, soit 18% de plus que pour le 2e quinquennat et 2,5 fois plus que pour le ler.
Quatrièmement, sur le fait que plus de 63.000 ha de terres vierges ont déjà été défrichés et que tous nos travailleurs agricoles lutteront avec encore plus de détermination pour accroître les rendements.
Le drainage, le bon labour des terres et surtout le défoncement périodique à 30-40 cm de profondeur pour les cultures des champs, l'accumulation et la bonne utilisation du fumier, l'emploi de semences sélectionnées, l'exécution en temps utile des façons culturales, la lutte contre les maladies et les parasites des plantes, l'élévation du niveau agrotechnique des travailleurs de l'agriculture et la formation d'un plus grand nombre de spécialistes et de dirigeants en vue de satisfaire les besoins des coopératives et de cette branche en général; ce sont là autant de mesures dona les organismes du pouvoir, les travailleurs de l'agriculture et les organisations du Parti, devront suivre l'application avec le plus grand soin, parce qu'elles sont liées étroitement à la réalisation des tâches qui sont assignées à notre agriculture dans le cadre du 3e quinquennat.
Si, durant le ler et le 2e quinquennat, la tâche principale était le défrichement de terres nouvelles et l'extension de la superficie des terres cultivées. au cours du 3e quinquennat, par contre, en même temps qu'on continuera de défricher des terres nouvelles, on s'attachera surtout à accroître les rendements des cultures. C'est pourquoi, la voie principale d suivre pour assurer le développement de l'agriculture et augmenter les productions agricoles au cours du 3e quinquennat et ultérieurement, est l'accroissement continu des rendements, sans cependant cesser la lutte pour le défrichement de terres nouvelles. Si l'on tend ses efforts dans ce sens, on découvrira des réserves inépuisables. Le 3e plan quinque nnal. accordant une importance primordiale à 1`accroissement des rendements, prévoit une eztension des superficies cultivées de seulement 13% en regard d'une augmentation de 72% du volume global de la production de l'agriculture et de l'élevage.
Les tâches fixées pour accroïtre les productiions végétales et animales au cours du 3e quinquennat sont imposantes mais réalisables. Il est donc nécessaire, en nous fondant sur nos conditions, qui sont celles d'un pays aux superficies cultivables très limitées, de prendre des mesures pour passer partout à une agriculture intensive.
Le développement de la mécanisation, l'extension des superficies irrigables et la bonification des plaines favorisent l'intensification de l'agriculture. A l'exception de certaines zones montagneuses, nous devons nous efforcer d'obtenir partout deux ou trois récoltes par an. Sur les terres irrigables, cet objectif doit être absolument réalisé; quant aux superficies non irrigables. s'il n'est pas possible d'y obtenir deux récoltes par an, par exemple pour les céréales, il est tout à fait possible, dans l'année, après la récolte des céréales ou d'autres cultures régulières, d'obtenir une récolte de cultures fourragères, comme le Parti n'a du reste cessé de le recommander. Les organismes d'Etat et ceux de l'agriculture, les organisations du Parti et les travailleurs de ce secteur, surtout les agronomes et les spécialistes, doivent considérer l'obtention de deux ou trois récoltes par an sur chaque hectare comme un devoir très important pour assurer le développement de notre agriculture, l'accroissement de nos productions végétales et animales.
L'intensification à grande échelle de l'agriculture, l'obtention de deux ou trois récoltes par an de la même terre, l'accroissement du nombre du bétail par unité de superficie dans l'élevage, l'augmentation des revenus pour chaque hectare de terre cultivée etc., sont autant de questions étroitement liées à la mise en valeur des grandes réserves que comporte le sol. . .
Camarades,
Je voudrais m'arrêter particulièrementonstiquestion des coopératives agricoles. Elles de la tuent aujourd'hui la forme d'exploitation! leur quasi-totalité de l'agriculture du pays. De leur bone marche dépend grandement l'accomplissement des tâches fixées par le plan pour le pour essor de l'agriculture et de l'élevage et anil'augmentation des productions végétgles arti a males. Au cours du 2e quinquennat, le le dans remporté une victoire historique en achevarriculses grandes lignes la collectivisation de l'amber ture, mais nous ne devons pas pour autant át les dans la quiétude et nous dire qu'à présc sans questions agricoles seront résolues facilement, sans grands efforts ni tracas.
Les grandes exploitations créées doivertions gérées avec soin afin de devenir des exploies se
vraiment avancées, où toutes les branches développent harmonieusement. Nos coopératives agricoles sont encore très loin d'avoir atteiluintel niveau. C'est pourquoi, si au cours du 2e dans quennat le Parti et les organismes d'Etatachés leur travail à la campagne, se sont surtout atdans à achever la collectivisation de l'agricülture leur son ensemble, au cours de ce quinqüennat leur tâcche principale consistera à renforcer les coopéra tives agricoles sur le plan économique et organisationnel pour en faire des exploitations solides à haute rentabilité.
Cette tâche n'est pas simple et elle nes. ni être réalisée ni par des décisions et des décrcétupar l'agitation et la propagande. Elle exige une étude'attentive de la situation de chaque coopérative, j de leurs conditions et de leurs possibilités de développement des différentes branches de l'économie, j ainsi que l'étude des perspectives de développement de chacune d'entre elles.
Tous ces grands problèmes doivent être étudiés dans leur complexité. On ne peut pas définir l'orientation d'une coopérative donnée ou le développement de ses branches sans tenir compte des conditions du sol et du climat, de la main d'oeuvre et des moyens dé travail, de la rentabilité qu'y présente le développement de telle ou telle branche de l'économie etc. Le développement harmonieux de chaque branche dans les coopératives agricoles doit être toujours considéré sous l'aspect de la rentabilité de chacune de ces branches pour la coopérative et des tâches qui sont assignées à celle-ci dans le cadre du plan d'Etat.
Il faudra consacrer un soin particulier aux coopératives des zones de montagnes et de collines. Jusqu'à présent, le développement de ces coopératives a été unilatéral. Leurs membres ne recueillent que des revenus modiques. mëme quand ils effectuent un grand nombre de journées-travail, encore que, souvent, toute la mainrd'oeuvr e disponible n'y soit pas employée. Ces coopératives méritent qu'on leur prête une aide particulière et qu'on s'y intéresse de près. Il convient d'étudier attentivement chaque exploitation et de définir non seulement les branches qu'elle devra développer, mais aussi les cultures qui lui conviennent le mieux et qui fourniront les plus gros revenus tant à la coopérative qu'à l'Etat.
Parallèlement au travail à mener pour le renforcement économique et organisationnpl des coopératives agricoles, au cours du 3e quinqu.ennat, les organes d'Etat, surtout ceux de l'agriciulture, ainsi que les organisations du Parti dans les districts, devront avoir constamment en vue la perspective de développement de nos village's, qui doivent être non seulement des centres d'économie agricole, mais aussi d'importants centres dl'hàbitation, de culture et d'enseignement, et représenter vraiment notre campagne nouvelle, socialistte.
Considérant l'avenir de nos campagnes dans cette optique, à présent que nos coopénatives agricoles et leurs membres. surtout dans les zones de plaines, s'assurent des revenus satisfaisantts qui leur permettent de construires des bâtimentó, des logements, etc., il est nécessaire de bien éeudier
tous les investissements qui y seront faits. en sorte que ces constxuctions servent de base à notrie village futur.
Le travail entrepris en vue du regroupement des petites coopératives en de plus grandes uinités doit ëtre poursuivi avec soin dans les ann,ées à venir. Le Parti doit s'employer à regrouper les petites coopératives, surtout dans les zones de plaines, mais en aucune façon il ne faudra per-mettre la constitution de coopératives de plus de 700 à 1000 ha. Cela en rendrait la gestion très diffficile, et ces fusions, au lieu d'être avantageuses. senaient préjudiciables. Dans les zones montagneuses, il faudra procéder à ces regroupements avec beaucoup de pondération et seulement là où cela s’avère indispensable, quand notammentt les coopératives sont très petites et proches les unes des autres.
La fusion des petites coopératives revêt une grande importance pour l'avenir de notre agriculture, en ce qu'elle crée des possibilités pour une meilleure exploitation des réserves que renferme notre économie agricole, elle permet de mieux combiner le développement des diverses branches de notre agriculture, d'employer plus judicieusement les investissements affectés à son développement, de répartir plus judicieusement les forces et les moyens de travail, de réduire les grosses dépenses que les petites coopératives sont contraintes de soutenir pour l'entretien de leur appareil de gestion ainsi qu'à d'autres fins.
Pour chaque cas, il faudra bien choisir les cadres qui dirigeront les coopératives agrandies, désigner à la tête de ces grandes exploitations des cadres capables, sélectionnés, ayant acquis de l'expérience dans les appareils du Parti ou du pouvoir, ainsi que des cadres étudiant dans nos écoles supérieures d'économie ou dans les écoles du Parti. Elever et perfectionner les capacités de direction des cadres existants dans les coopératives agricoles demeure, pour l'avenir également, une tâche importante à laquelle les organisations du Parti et les organes de l'Etat, devront se consacrer.
L'application des statuts, l'organisation et la juste rémunération du travail, la large participation de tous les coopérateurs aptes au travail, à l'exploitation collective sont, entre autres tâches, des conditions indispensables pour la bonne marche des coopératives agricoles. Maintenant que nous avons acquis l'expérience nécessaiire, le moment est venu d'introduire plus largement, mais précautionneusement, certaines formes nouvelles, plus perfectionnées, concernant porganisation la rémunération et la planificatipn du tr avail. Ainsi, par exemple, l'affectation des différents fonds, surtout du fonds d'assistance sociale, ainsi que la répartition des revenus, devront être faites de façon à encourager davamtage les coopératives, à augmenter leur production et à accroître la participation de leurs membres au travail. Dans certaines coopératives, oìt les conditions requises sont réunies, on peut commencer par accorder graduellement des persions aux personnes inaptes au travail, des congés pour maladies, des subsides aux familles nombreuses etc. Le minimum obligatoire des journées-traavail doit être fixé non seulement pour chaque année, mais pour chaque mois. Il convient de naieux organiser le travail pour la mise sur pi&d de crèches, de jardins d'enfants et de boulangeries; de rehausser le rôle des organes représent-atifs, surtout dans les coopératives agrandies, ainsi que celui des brigades, des présidences et des commissions de contrôle financier. Ces questions, et d'autres encore, doivent être bien étudiées et traduites comme il se doit dans les statuts ttypes ainsi que dans les statuts de chaque coopéraltive.
Parallèlement, il convient d'étudier en détaiil et de soumettre au congrès des coopératives agricoles, qui doit se tenir dans le courant de cette arnnée, certaines autres formes de rémunération, applicables dans les conditions particulières de chaque coopérative et compréhensibles par tous.
Les cadres dirigeants jouent un rôle décisif dans la juste solution de tous les problèmes du renforcement économique et organisationnel des coopératives agricoles. La formation et la qualification des cadres des coopératives agricoles demeurent une tâche des plus importantes. russi faut-il renforcer davantage le travail dans les écoles des coopératives agricoles. dans les écoles agricoles secondaires, à l'Institut agronomique ainsi que dans les autres établissements d'enseignement.
Le développement de l'agriculture dans son ensemble, et, en particulier, de certaines de ses branches encore retardataires, comme, par exemple, l'élevage et les culture, fruitières, est étroitement lié à un ensemble de mesures importante et les tâches qu'elles comportent sont définies judicieusement dans le projet du 3e plan quinquennal. Les travailleurs de l'agriculture et les camarades du Parti doivent veiller constamment à assurer une bonne exploitation des moyens mécanisés, l'achèvement en temps utile des ouvrages de bonification, leur entretien et leur utilisation judicieuse, la réalisation du plan de boisement, les économies de bois eí la protection des terres contre l'érosion, et faire de ces problèmes l'affaire des masses.
Le Parti a toujours appliqué une fuste politique marxiste-léniniste à l'égard de la paysannerie. Et c'est cette politique qu'il continuera d'appliquer fermement. Au cours du 3e quinquennat, outre les grands investissements qu'il effectuera pour la mécanisation de l'agriculture et la réalisation de travaux de bonification et d'irrigation, 1`Etat accordera à la paysannerie une aide multiforme, estimée à plusieurs milliards de leks pour le développement de l'agriculture sous forme de crédit agraire, d'engrais chimiques, de semences sélectionnées, de plants d'arbres fruitiers etc.
3. - Les táches du 3e quinquennat en vue du bien-être matériel des massés travailleuses
Nous guidant sur la loi économique fondamentale du socialisme. nous adopterons, au cours de ce quinquennat. des mesures importantes afin d'élever le niveau matériel et culturel des masse-, travailleuses, de rendre la vie de notre peuple meilleure. plus belle et plus prospère.
L'accroissement du volume de la production industrielle et agricole aura entraîné. à la fin de 1965, une augmentation du revenu national de 56% par rapport à 1960: dans la même période, le salaire réel des ouvriers et des employés augmentera de 30% et le revenu réel de la paysannerie de 35%. Il est prévu une augmentation du salaire réel, qui sera obtenue principalement à la fois à travers l'élévation du salaire nominal et la baisse des prix des produits de consommation courante. Donc. les revenus réels des travailleurs augmeiiteront et. de ce fait leur pouvoir d'achat s'en trouvera élevé. Dans ces circonstances, les travailleilrs du commerce d'Etat et coopératif sont confrontés à des tâches très importantes en vue d'assurer l'écoulement ininterrompu des marchandises du producteur au consommateur. Il leur appartient, en cherchant d connaître plus à fond les besoins du peuple, d'inciter à une amélioration toujours plus marquée de la qualité de la production industrielle et agricole.
Les organismes du Parti et ceux de l'économie doivent s'employer encore mieux à élever le niveau des services, de la technique et de la qualité du commerce en ayant en vue qu'en 1965, la circulation des marchandisee doit avoir augmenté de 38% par rapport à 1960. Le réseau commercial approvísionnera plus abondamment la population dans la mesure suivante: sucre 1260/0, graisses alimentaires 68%, viande 83%, poisson 124
haricots 96°,/0, riz 118%, légumes 40% dont pommes de terre 122%, bois scié 73a/o, ciment 117%, clous 73%, verreries 183%, cotonnades 61%, lainages 53%. chaussures et sandales 113%, etc. On s'attachera davantage à développer la production des matériaux de construction destinés au commerce, ainsi que des articles pour enfants et d'usage domestique. Au cours du 3e quinquennat, les organismes de l'agriculture, du stockage et du commerce doivent pourvoir pleinement aux besoins de la population en légumes, en pommes de terre et mieux faire face à ses demandes en viande et en lait.
Le triomphe du socialisme dans les campagnes exige que les coopératives de consommation se vivifient en tant qu'organisations économiques de masses. de manière à pouvoir approvisionner leurs membres en temps voulu et à mieux satisfaire leurs demandes.
Le Parti recommande aux travailleurs du commerce d'être prêts à mettre toutes leurs capacités au service du peuple. Il est grand temps que les travailleurs du commerce possèdent mieux la spécialité de leur secteur et se perfectionnent dans leur travail. Il faut bien comprendre que notre commerce socialiste, comme l'a dit J.V. Staline:
«.. est notre travail, un travail que nous avons créé nous-mêmes, un travail bolch,vique, et que les travailleurs du commerce, y compris les vendeurs des petites boutiques, quand ils travaillent honnêtement, ef fectuent notre travail révolutionnaire, bolchévique»
Au cours de ce quinquennat, les questions relatives au commerce extérieur revêtiront une importance particulière. Les travailleurs de ce secteur se voient assigner des tâches importantes. Le volume du commerce extérieur, dans son ensemble, s'accroîtra par rapport au 2e quinquennat. d'environ 65-70%, les exportations d'environ 90-95%, et les importations d'environ 50-55°/n. Nous continuerons de développer nos liens économiques et commerciaux avec les pays socialistes. En respectant les principes bien connus de l'avantage réciproque et de la non-ingérence dàns les affaires intérieures. nous développerons nos échanges commerciaux avec des pays capitalistes qui désirent entretenir de telles relations avec notre Etat.
Il importe d'accroître constamment le volume de nos marchandises destinées à l'exportation et d'en étendre l'assortiment. De grandes perspectives s'ouvrent notamment à nos exportations de minerais, de cigarettes, .de tabac, de produits de l'indusrie alimentaire, de conserves, de vins, de fruits et de légumes frais. Nos producteurs et les organismes de notre commerce extérieur doivent s'assurer que ces produits soient de haute qualité. Ils doivent s'appliquer à préserver et à propager leur marque de fabrique, en faire une question d'honneur.
Tous les travailleurs de notre pays doivent avoir le souci de réduire les importations. II appartient à -tous les organismes économiques et étatiques et à ceux du Parti. de mieux s'occuper de cette question. Les travailleurs du commerce extérieur sont tenus de veiller aux commandes, aux contrats et à l'arrivée en temps voulu des articles d'importation.
Au cours du 3e quinquennat, nous prévoyons d'élargir encore davantage nos bases touristiques, car les beautés de notre nature et nos conditions climatiques nous le permettent.
Durant cette période, de larges perspectives seront ouvertes pour la construction de nouvelles habitations et l'accroissement du fonds de logements. Il sera dépensé à cette fin environ 6 milliards 500 millions de leks, soit 75% de plus qu'au cours du 2e quinquennat; on construira des logements pour une surface habitable d'environ 1.360.00m², équivalant approximativement à celle de 5 nouvelles villes, de la taille de la ville de Vlorë d'aujourd'hui. Un grand patrimoine socialiste qui ne cesse de s'accroître, a été confié aux masses travailleuses, et il nous appartient à tous de bien l'entretenir et de le préserver comme la prunelle de nos yeux.
Des mesures importantes seront prises en vue d'élargir encore les services communaux. Au cours de ce quinquennat on construira de nouveaux systèmes d'adduction d'eau et élargira le réseau existant. L'électrification des villes et surtout des villages sera encore développée. Des fonds considérables seront dépensés pour l'aménagement et l'embellissement des villes et des autres centres habités. Notre peuple, sans aucun doute, continuera de contribuer comme il l'a fait jusqu'ici à la solution de nombreux problèmes concernant les services communaux. Les organisations du Parti sont tenus de bien organiser les initiatives des masses dans levilles et les villages pour faire prospérer notre patrie bien-aimée.
Le Parti consacrera un soin toujours accru à la protection et au renforcement de la santé du peuple, pour la prolongation de la vie des hommes. Afin d'améliorer encore les résultats obtenus, il est nécessaire de veiller toujours mieux à perfectionner le travail dans tous les secteurs de la santé publique, et particulièrement dans ceux de l'hygiène, de la prophylaxie, de l'éducation sanitaire parmi les masses travailleuses. En 1965 nous aurons 6,5 lits d'hôpitaux pour 1000 habitants. Le personnel médical augmentera notablement, en sorte qu'à la fin du quinquennat notre pays comptera 1 médecin pour 1600 habitants.
La mise en oeuvre de ce programme permettra d'élever encore le bien-être de notre peuple et créera les conditions requises pour rendre la vie de chaque famille de travailleurs plus heureuse et plus agréable.
4. - La formation des cadres et le développement de l'enseignement, de la culture et des sciences, au cours du nouveau quinquennat.
Le développement général de notre pays dans la voie de l'édification du socialisme, le progrès de la technique et de la science, posent au premier plan la nécessité d'élever le niveau d'instruction et de culture des masses, la nécessité de préparer les cadres requis pour tous les secteurs de l'économie et de la culture. C'est ,pourquoi le problème des cadres, leur formation accélérée et proportionnée pour tous les secteurs, le développement de l'enseignement, l'extension du réseau d'établissements scolaires et son renforcement, le travail de promotion culturelle, idéologique et professionnelle des travailleurs, sont au nombre des questions les plus actuelles et les plus importants qui se posent aujourd'hui devant le Parti. De l'heureuse solution de ces problèmes dépend dans une large mesure la réalisation des tâches du développement de l'économie et de la culture, non seulement pour ce quinquennat, mais aussi pour l'avenir.
Le 3e quinquennat sera marqué par un tournant important dans la formation des cadres, car à present les possibilités de subvenir rrlieux et plus rapidement aux grands besoins qui se font sentir dans ce domaine, se sont accrues.
Dans la fixation des tâches que comporte la formation des cadres, le Comité central et le gouvernement se sont attachés à maintenir une fuste proportion entre les différents secteurs de l'économie et de la culture, en ayant en vue les secteurs les plus retardataires, les plus vitaux pour cette période, ainsi que les perspectIves de développement des différents secteurs. Aixnsi, par exemple, le nombre des ingénieurs augmentera considérablement, passant de 870 à 2290. Alors qu'en 1955 on comptait, dans l'industrie et les mines, un cadre moyen ou supérieur lpour 31 ouvriers la proportion est aujourd'hui de un pour 13 ouvriers et, em 1965, en dépit de la crcaissance numérique de la classe ouvrière, on en dénombrera un pour 5 ouvriers, et en particulier um cadre supérieur pour 2-3 cadres moyens. L'agr:iculture comptera 1.150 agronomes, contre 570 aujourd'hui. Dans l'ensemble, en 1965, nous parvieendrons à avoir un agronome pour 600 hectares dce terre, contre un pour 1200 hectares aujourd'hui., et un technicien agricole moyen pour 330 hiectares, contre la proportion actuelle de un pcour 650 hectares.
D'importantes mesures sont prévues lpour la formation et la qualification des cadres de la santé, de l'enseignement, des sciences, des arts: et des autres secteurs de l'économie et de la cultiure.
La solution du problème des cadres, la réalisation des tâches concernant leur formation et leur qualification exigent que l'ensemble du Parti et tous les organismes de l'Etat s'occupent concrètement de ces questions.
Le llle Congrès attirait également l'attention des organisations du Parti et de l'Etat sur la nécessité de bien considérer, dans le travail de formation des cadres, la disproportion entre le niveau élevé de la technique et le bas niveau de nos ouvriers. En dépit des résultats obtenus. cette disproportion subsiste. La principale raison en est que les organisations du Parti et les dirigeants des entreprises ne se soucient pas assez de promouvoir les ouvriers expérimentés à la fonction de techniciens moyens, ni d'assurer en priorité la qualification des ouvriers qui jouent un rôle déterminant dans le processus de travail et de production.
Le Parti a toujours souligné que l'enseignement du soir et par correspondance destiné aux adultes constitue une grande réserve pour la formatipn et la qualification des cadres.
C'est en développant et en étendant ultérieurement l'enseignement populaire que l'on parviendra à satisfaire les besoins en ouvriers qualifiés et en cadres spécialisés et, plus généralement. à élever le niveau d'instruction et de culture des masses travailleuses.
Dans l'ensemble des mesures visant à l'extcnsion de l'ensei,gnemont. le inaillon le plus importaht. azc cours d.u 3e guinduennat, est l'extension de l'enseignenient dc .sept ans, puis dc. huit ans. Qui assure les contingents nécessaires pour les cycles d'enseignement successifs . des diverses branches. A la fin du 3e quinquennat, nous devrons avoir fait en sorte que 80% des enfants sortant de l'école primaire s'inscrivent en 5e année de l'école de huit ans et créer les conditions requises pour qu'à la fin de la prochaine décennie la scolarité obligatoire de huit ans soit, chez nous, pleinement réalisée. Dans l'enseignement secondaire le nombre des élèves sera à peu près doublé.
Après la Réforme de l'enseignement de 1946, qui a démocratisé profondément notre système d'enseignement et frayé la voie à la création de la nouvelle école socialiste, la réorganisation de notre système d'enseignement, basée sur le principe fondamental marxiste-léniniste de la liaison de l'étude et du travail productif, constitue le plus grand et le plus important progr ès dans ce domaine.
Ainsi qu'il en a été décidé par le plénuim du Comité centrar*, *( Ce plénum eut lieu en octobre 1960. Il débattit du rapport du Bureau politique du Comité central «Sur la réorganisation de l'école et le développement ultérieur du système scolaire•> et, compte tenu des conclusions du débat populaire entamé dès le mois de juin de cette année-là sur les thèses du C.C. du P.T.A. et du Conseil des ministres de la R.P.A. concernant ce problème, décida de réorganiser l'école et le système scolaire sur la base des principes énoncés dans ces thèses: rapprocher l'école de la vie, relier la théorie au travail directement productif.) la réorganisation de l'école commencera ià étre graduellement mise en oeuvre à
partir de l'année scolaire 1963-1964. Mais, de toute évidence, notre école doit se préparer dès maintenant, et se mettre au travail en s'en tenant aux importants principes de réorganisation définis par notre Parti. La réalisation de ces tâches exige que soient prises, en temps voulu, les mesures économiques, pédagogigues et organisationneiles requises. Le ministère de l'Education doit adopter, dès maintenant, des dispositions en vue d'assurer la préparation des plans, des programmes et des manuels scolair es, d'élaborer aussi les nouveaux textes fondamentaux et les nouvelles instructions. nécessaires pour notre école réorganisée. En même temps, en collaboration avec les hommes attachés à la production, les organismes de l'enseignement et les organisations du Parti doivent veiller à assurer, à l'intention des élèves, les fronts de travail dans la production, ainsi que le personnel enseignant et technique. Il est nécessaire que, sous les auspices des comités de Parti. les organismes de l'enseignement étudient soigneusement l'expérience acquise par les écoles expérimentales et prennent des mesures en vue de la diffuser.
Parallèlement à la préparation et à la mise en oeuvre de la réorganisation de notre école. l'amélioration de la qualité des cours; qui se traduit par les progrès effectifs des élèves. constitue pour nous un très grand problème actuel. Les progrès insatisfaisants des élèves représentent un autre problème important. Dans une certaine mesure. cette situation est due à l'extension et à la croissance vigoureuses de l'enseignement dans notre pays; elle s'explique aussi par un certain partir de l'année scolaire 1963-1964. Mais, de toute évidence, notre école doit se préparer dès maintenant, et se mettre au travail en s'en tenant aux importants principes de réorganisation définis par notre Parti. La réalisation de ces tâches exige que soient prises, en temps voulu, les mesures économiques, pédagogigues et organisationneiles requises. Le ministère de l'Education doit adopter, dès maintenant, des dispositions en vue d'assurer la préparation des plans, des programmes et des manuels scolair es, d'élaborer aussi les nouveaux textes fondamentaux et les nouvelles instructions. nécessaires pour notre école réorganisée. En même temps, en collaboration avec les hommes attachés à la production, les organismes de l'enseignement et les organisations du Parti doivent veiller à assurer, à l'intention des élèves, les fronts de travail dans la production, ainsi que le personnel enseignant et technique. Il est nécessaire que, sous les auspices des comités de Parti. les organismes de l'enseignement étudient soigneusement l'expérience acquise par les écoles expérimentales et prennent des mesures en vue de la diffuser.
Parallèlement à la préparation et à la mise en oeuvre de la réorganisation de notre école. l'amélioration de la qualité des cours; qui se traduit par les progrès effectifs des élèves. constitue pour nous un très grand problème actuel. Les progrès insatisfaisants des élèves représentent un autre problème important. Dans une certaine mesure. cette situation est due à l'extension et à la croissance vigoureuses de l'enseignement dans notre pays; elle s'explique aussi par un certain retard du développement en profondeur et en qualité de notre enseignement et par le fait qu'on s’est surtout attaché á son extension et à sa croissance quantitative. Mais les principales causes doivent en être recherchées dans le travail du l’école et du personnel enseignant. Le problème des progrès des élèves dans leurs études peut et doit étre résolu en premier lieu par les enseignants. Ceux-ci sont entourés d'une sollicitude et d'un respect particuliers par notre Parti et notre peuple, qui apprécient hautement le noble travail qu'ils ont accompli et accomplissent pour la propagation du savoir jusqu'aux coins les plus reculés du pavs. pour l'éducation communiste de la ,jeune génération, pour la diffusion de la culture parmi Ics masses. Mais nos enseignants doivent accomplir un travail encore plus considérable. Ils ne doiven t pas oublier que chaque jour, à chaque heure, ils effectuent un travail d'éducation. qu'ils furment notre jeune génération. qu'il leur est confié environ un cinquième de notre population et qu'ils ont pour mission de la doter de culture. Cetre haute et noble mission est à la fois un honneur et une charge lourde de responsabilités envers le peuple et la patrie. C'est pourquoi, de la tribune du Congrès. nous appelons encore une fois nos unseignants à mobiliser toutes leurs forces, afin d'élever le niveau du travail d'enseignement et d’éducation, d'assurer le progrès soutenu de leurs élèves, de renforcer encore notre école. Cette tchec ne peut étre réalisée du jour nu lendemain et d’elle-même. Il faut pour cela quc nos enseignants se monntrent encoe plus opiniâitres dans leur travail et déploient plus d'efforts pour élever leur niveau de formation idéologique et professionnel.
Dans l'ensemble du travail de préparation des cadres, la formation des cadres d'enseignants est un des problèmes les plus sérieux et les plus urgents. C'est là, en fait, le problème clé, le maillon déterminant de la réalisation de toutes les tâches principales qui se posent à notre enseignement. Au cours du 3e quinquennat, le nombre de nos enseignants montera à 17.000, contre les 11.000 que nous comptons actuellement. Durant cette période, quelque 21.000 personnes fréquenteront le cycle d'enseignement qui prépare des instituteurs, et les instituts supérieurs pédagogiques biennaux compteront à eux seuls plus de 4.000 étudiants. Il convient surtout de former un grand nombre de maîtres pour l'enseignement des sciences naturelles, de mathématiques, de la physique, de la chimie, du travail manuel, et des matières techniques générales. La difficulté qui se présente pour la formation des cadres enseignants tient non seulement au nombre d'entre eux à former, mais aussi au niveau de préparation dont il faut les doter, car, comme on le sait, nous avons beaucoup à faire dans ce sens, en particulier dans l'enseignement septennal. Aussi, en 1965, le pourcentage d'instituteurs dotés du niveau d'instruction voulu, sera, dans les écoles primaires, de 90% contre 50% actuellement, dans les écoles de sept ans, de 63% contre 24%, et, dans les écoles secondaires, de 90% contre 63%. Le nombre des enseignants pourvus d'un diplôme d'études supérieures momtera à plus de 2.000, contre 1.000 à l'heure actuelle, soit plusieurs centaines d'enseignants de plus que le nombre total d'enseignants d'avant la Libération.
Aussi, la formation de ces milliers de nduveaux enseignants et l'élévation de leur niveau d instruction au degré requis doivent-elles devenii l'objet d'une grande campagne, non seulement de la part du ministère de l'Education et des organis:'nes des échelons inférieurs, mais aussi de tout l'Etat et du Parti, des organisations de la Jeunesse, des Unions professionnelles et des Femmes.
Dans notre société socialiste la question de l'enseignement est un problème général de l'Etat et de la société, une question qui concerne le peuple tout entier. Aussi le Parti doit-il créer en ce domaine un front général et unique sui lequel se concentreront tous les efforts, faire de l'enseignement le problème des parents et de persemble de la société.
Pour assurer l'édification socialiste de notre pays, développer la base matérielle et technique de la .production, résoudre les problèmes qlle pose l'essor des forces productives et accélérer la formation des cadres supérieurs, il est nécessaire que nos cadres supérieurs et tous les travciilleurs scientifiques accomplissent un travail plus considérable et plus persévérant en vece d'élargir la base sur laquelle se développent les sciences dans notre pays.
L'organisation de l'Université d'Etat de Tirana a créé des conditions qui faciliteront une mèilleure formation des cadres et le développempnt de travaux scientifiques dans de vastes domaines de connaissances.
Toutefois, en dépit des succès obtenus dans le domaine de la recherche, surtout ces dernières années, le travail scientifique n'a pas été porté au niveau requis par notre époque, et il se développe lentement au regard des exigences de l'édification du socialisme.
Pour surmonter ce retard, pour développer encore l'activité scientifique et l'asseoir sur des bases plus solides, le Comité central du Parti a approuvé récemment un plan de recherches pour une période de 10 à 15 ans. Pour promouvoir le développement des études en ce domaine dans notre pays, il sera nécessaire, parallèlement au développement des sciences humaines et des sciences agronomiques, de développer plus rapidement les sciences naturelles et techniques, pour rendre ainsi possible une étude plus approfondie des ressources naturelles de notre pays et leur mise en valeur optimale.
Dans le domaine des sciences naturelles, le travail de recherche doit être orienté vers l'étude chimique et physique des minéraux utiles du pays et leur mise en valeur pratique, il doit avoir pour objet de déterminer les principes permettant de déceler l'emplacement et la répartition des chromites, du cuivre, etc., d'établir l'inventaire des plantes utiles et en général de la flore de l'Albanie, etc.
Le travail de recherche dans le domaine des sciences appliquées doit porter sur l'étude de la répartition et de la normalisation des constructions en béton armé, sur l'étude des ressources hydro-énergétiques de nos fleuves, sur la préparation des maquettes de nos ouvrages hydro-techniques et sur l'étude de l'électrification du pays.
Les études agronomiques devront être développées, et concentrées, comme elles l'ont été jusqu'ici, avant tout sur le problème de l'accroissement de la production de céréales, sui l'élévation du rendement et de la qualité des plantes industrielles, sur les problèmes des cultures fruitières, de la base alimentaire et de l'amélioration de la race du bétail, etc.
En médecine, la tâche principale est l'étude clinique des maladies répandues dans notre pays, ainsi que des mesures à prendre po-ur les circonscrire et les éliminer.
A l'étape actuelle du développement des sciences historiques et philologiques, la tâche essentielle est l'étude approfondie des pxoblèmes clés de notre histoire, de la langue littéraire albanaise, de l'histoire de la littérature albanaise, etc. Comme l'ont souligné plusieurs décisions du Comité central du Parti, il convient d'intensifier le travail dans le domaine de l'histoire dz la culture matérielle, en ce qui concerne surtout la culture albanaise, l'histoire de l'art, la protection et la restauration des monuments.
Dans le domaine des sciences écon<:)miques, juridiques et philosophiques, le travail de recherche doit porter essentiellement sur les pr oblèmes fondamentaux que sont les particularités de la période de transition du capitalisme au sdcialisme en République Populaire d'Albanie, pétucle de la naissance et du développement de notre Etat et de notre droit socialiste, les grandes idées directrices qui président à la construction de la société socialiste en République Populaire d'Albanie.
Afin d'organiser l'activité scientifique sur des bases solides, en menant tout à la fois un travail concentré et de vastes étude.s d'ensemble, et de réaliser avec succès les grandes tâches qui se posent dans le domaine scientifique pour une période de 10 à 15 ans, il convient avant tout d'assurer la formation d'un large collectif de travailleurs scientifiques, notamment dans le secteur des sciences naturelles et techniques, d'entreprendre un travail à long terme, pour mettre sur pied et organiser dans le futur des instituts scientifiques pour chaque branche scientifique particulière, en tant que base essentielle du fructueux développement du travail de recherche scientifique. Des efforts doivent être faits pour harmoniser judicieusement les forces scientifiques avec les moyens matériels disponibles. Le travail scientifique sert l'édification accélérée du socialisme. Il faut donc que les dirigeanis des ministères et des centres de production, l'encouragent sans hésiter et le considèr ent camme un important devoir d'Etat, lié organiquement à leurs tâches concrètes pour l'édification du socialisme.
Le Comité central du Parti est pleinement convaincu que nos hommes de science, comme tous les travailleurs de notre pays, ne ménageront pas leurs forces pour faire progresser le travail scientifique dans leur secteur, pour résoudre d'importants problèmes de la production et de l'édification du socialisme dans notre pays. Dans leur noble tâche, ils jouiront, comme toujours, de l'aide et du soutien sans réserve de notre Parti et du pouvoir populaire, afin que notre science nouvelle, socialiste, puisse progresser et s'épanouir.
Les grandes tâches économiques du 3e plan quinquennal, les rythmes rapides de l'édification du socialisme, exigent que la culture des masses soit portée à un degré supérieur, en vue d'assurer lezer mobilisation plus intense et plus consciente dans la lutte pour l'édi f ication du socialisme.
IV
DE CERTAINS PROBLEMES CONCERNANT LE
RENFORCEMENT DU PARTI
Camarades,
Le facteur décisif de tous les succès que nous avons obtenus et de tou.s ceux que nous obtiendrons à l'avenir, est notre Parti du Travail, sa fonction d'organisation et de direction, sa politique toujours juste. Notre peuple tout entier, tous les communistes, sont fiers de leur Parti, car c'est seulement sous sa sage, clairvoyante et courageuse direction que se sont réalisés et se réaliseront les plus beaux rêves de nos travailleurs.
A travers sa grande lutte héroïque, san travail inlassable et plein d'abnégation, notre Parti s'est forgé et trempé, il est devenu encore plus vaillant, invincible, un dirigeant capable, qui jouit de l'entière confiance de toutes les masses travailleuses de notre pays. La force de notre Parti réside dans sa fidélité inébranlable au marxismeléninisme, dans son unité, dans ses liens indissolubles avec le peuple, dont il est né et qui l'a élevé. Notre Parti s'est uni comme un seul homme autour de son Comité central. L'unité d'acier, la cohésion de ses rangs ont toujours été et demeurent un de ses traits distinctifs. En toute circonstance, et en particulier aux moments les plus importants de l'histoire de notre Parti et de notre peuple, l'unité indestructible du Parti et celle du peuple tout entier autour de lui, la détermination de tous d'appliquer fermement et sans hésitation la juste ligne marxiste-léniniste de notre Parti. se sont manifestées dans toute leur force.
Le Parti tout entier a préservé comme la prunelle de ses yeux l'unité de ses rangs, en luttant sans ménager ses forces et sans la moindre hésitation contre tout ennemi qui s'est efforcé d'y porter tant soit peu atteinte. Notre Parti s'est montré particulièrement compréhensif et pondéré à l'égard des communistes qui se sont fourvoyés et qui ont reconnu leurs fautes. Mais contre les ennemis du marxisme-léninisme. contre les déserteurs et ceux qui ont voulu briser son unité, il s'est montré sévère, impitoyable, et telle sera toujours son attitude. C'est dans notre l'unité que réside notre force, c'est dans notre unité que réside notre invincibilité, c'est dans notre unité que réside la garantie de tous nos succès.
Le renforcement ultérieur et continu du Parti est un de nos principaux devoirs, car le Parti est la force qui dirige, organise et guide la vie de notre pays, c'est, comme l'a dit le grand hénine,
«...l’esprit, l'honneur et la conscience de notre époque».
Les révisionnistes yougoslaves qui ont échafaudé toute une théorie sur l'«affaiblissement du rôle du Parti» et sur son «extinction» dans les conditions de l'édification du socialisme. cherohent précisément à frapper le coeur, le cerveau et la tête de notre mouvement. Le fait que les impérialistes, et leurs laquais, les révisionnistes, ont dirigé leurs attaques principales contre le Parti, nous a convaincus une nouvelle fois que nous devons le renforcer encore davantage, accroître son rôle de direction et d'organisation.
Du IIIe au IVe Congrès, le travail d'organisation du Parti a été considérablement renforcé.
L'activité multiple déployée pour l'exécution des tâches fixées par le IIIe Congrès en ce domaine, a eu pour effet d'accroître le rôle d'organisation du Parti. d'améliorer sa composition, d'élever le niveau de ses organisations de base. de perFectionner la méthode de .travail de tous les organismes du Parti et d'animer et d'activer les organisations de masse. Cela a contribué dans l'ensemble à mener à bien les tâches importantes que le 2e plan quinquennal avait assignées à notre peuple.
Mais les nouvelles conditions, les tâches grandioses que pose ce Congrès historique, exigent que le niveau du travail d'organisation du Parti soit porté à un niveau supérieur...
2. - Actuellement, le problème essentiel dans les questions d'organisation du Parti, c'est le renforcement du rôle de ses organisations de base et l'élévation du niveau de leur travail
Au cours de cette période également le Comité central du Parti et les comités de district. faisant comme toujours une juste appréciation du rôle des organisations de base, fondements du Parti, se sont attachés avec un grand soin à renforcer leur travail sous tous les aspects. A présent. la force des organisations de base et leur rôle dans la réalisation de toutes les tâches s'affirment partout. Conformément aux recommandations du IIIe Congrès, l'extension et la répartition des forces du Parti ont été améliorées. Nous comptons actuellement dans l'ensemble des secteurs. 3336 organisations de base, soit 188 de plus que lors du IIIe Congrès; quant aux communistes travaillant à la production, il dépasse de 6.082 leur nombre à cette même époque. Nous pouvons donc af firmer qu'actuellement l'extension ei la répartition des forces du Parti répondent pleinen7e?it à l'ampleur de nos täches. Ce fait. en même temps que faide incessante du Comité central et des comités du Parti des districts et des villes. et la lutte pour la mise en oeuvre de la ligne du Parti, ont élevé encore davantage le niveau du travail des organisations de base.
Mais, étant donné les grandes tâches auxquelles nous sommes confrontés, il apparaït nécessaire d'améliorer encore leur travail, d'accroître leurs capacités.
Avant tout, nous devons améliorer toujours plus le travail des organisations de base du Parti dans les entreprises d'Etat et les coopératives, pour assurer la bonne gestion de la production. A présent, chaque organisation de base attachée à la production s'est vu créer des conditions nouvelles, tant du fait des nouvelles exigences que pose l'amélioration de tous les indices qualitatifs de la production, que par suite du développement et de l'extension considérables des coopératives agricoles. Aussi ces organisations doivent-elles mener un travàil plus approfondi et plus concret afin de contribuer efficacement à l'accroissement et à l'amélioration de la production. Le travail en cette matière s'est engagé dans la bonne voie. Il faut que ce processus se poursuive jusqu'au bout. Il est nécessaire ici que le Parti oriente son attention dans trois directions principales: il devra consulter la pensée collective du Parti et même des masses sans-parti, pour déceler les points faibles du travail d'une entreprise ou d'une coopérative données, et déterminer les voies menant à l'élimination de ces faiblesses; organiser comme il se doit le travail auprès des gens, leur expliquer les tâches qui leur incombent, s'employer à élever leurs aptitudes techniques et professionnelles pour leur permettre, entre autres, d'assimiler l'expérience avancée, assurer enfin un contrôle plus efficace des organisations de base du Parti sur l'activité de l'administration de l'entreprise.
Afin d'assurer la réalisation de toutes les tâches du plan il faudra mettre les administrations des entreprises devant leurs responsabilités pour les faiblesses constatées, les empêcher de se montrer indifférentes à l'égard des insuffisances et des défauts et mobiliser comme il se doit les masses pour surmonter les obstacles. Naturellement, il faudra veiller ici que les organisations de base du Parti n'empiètent pas sur les attributions des organismes économiques et du pouvoir et ne se substituent pas à eux, ce qui serait très préjudiciable pour le travail en soi comme pour les cadres eux-mêmes; il faut faire assumer à ces organismes leurs responsabilités, les aider et les contrôler constamment dans leur action, afin qu'ils s'acquittent convenablement de leurs tâches.
Pour renforcer le contrôle des organisations de base sur l'activité des administrations des entreprises et en général pour élever le rôle dirigeant du Parti dans la production, il importe avant tout d'accroître l'intérêt de tous les communistes pour la marche du travail dans l'entreprise, pour la réalisation de toutes les tâches.
Il faut également veiller davantage à améliorer le travail des organisations de base du Parti dans les administrations d'Etat et dans les institutions culturelles, éducatives et scientifiques, Dans ces organisations militent un grand nombre de communistes dont l'action détermine notablement celle des organismes locaux. Il faut dire que souvent les insuffisances qui empêchent certaines entreprises de réaliser les tâches du plan, tiennent, entre autres, aux faiblesses de l'appareil central dans sa fonction de direction et de soutien des organismes locaux. Il faut donc s'employer à élever le rôle des organisations du Parti dans cet appareil, en vue d'en améliorer le travail sous tous les aspects. En ce domaine, les organisations de base qui fonctionnent dans les ministères et dans les autres institutions centrales, ainsi que celles des comités exécutifs et des autres administrations au niveau du district, doivent élargir la sphère des questions dont elles s'occupent, en visant principalement à combattre le bureaucratisme, à renforcer le travail opérationnel de direction pour faire en sorte que leur aide aux organismes locaux soit plus étendue et plus efficace.
Dans le travail visant à accroître à tous égards le rôle des organisations de base et leur capacité, il convient d'attacher aussi une importance primordiale au renforcement de la vie intérieure du Parti. Une vie intérieure de Parti saine contribuera à tremper les communistes, à les purifier, à les débarrasser de leurs défau,ts. des survivances et des mentalités des couches dont ils proviennent et à raffermir en eux les hautes vertus de la morale communiste. Le Parti doit forger sur son enclume des hommes qui jouissent de la confiance et de l'amour de tous les travailleurs, auprès desquels ils vivent et travaillent.
Dans ce sens, nous devons accorder une importance primordiale à la discussion bien conçue et toujours conforme aux principes, des questions qui sont soulevées dans les organisations de base et, surtout, au développement de la critique et de l'autocritique.
Le renforcement de la vigilance révolutionnaire est aussi un problème très sérieux pour les organisations du Parti. Nous avons acquis une riche expérience dans la lutte contre les ennemis, dans les rangs du Parti comme hors de ses rangs. Tout particulièrement, nous avons mené une lutte conséquente, de principe et juste, contre le révisionnisme yougoslave. Dans la lutte contre les ennemis, notre Parti s'est renforcé, ses membres se sont trempés. Mais les ennemis n'ont pas cessé leur activité contre notre Parti et notre pays, pas plus que contre le camp socialiste et le mouvement communiste international. Et sans aucun doute ils poursuivront cette activité jusqu'à leur dernier souffle. Il ne ,nous est donc permis aucune illusion opportuniste. Protéger le Parti contre ces éléments ennemis est, en premier lieu, le devoir de chaque communiste, de même qu'il est du devoir de chaque communiste et de chaque patriote de notre pays de lutter contre tout ennemi de la République. Aussi faut-il aiguiser encore la vigilance des communistes, la vigilance du peuple. Nous sommes forts et nous nous fortifions de jour en jour, mais il ne nous est pas ,permis de fermer les yeux et de nous endormir sur nos lauriers. L'expérience nous enseigne que tout relâchement, si faible soit-il, de notre vigilance, est un avantage pour l'ennemi. . .
5. - Renforcer le travail du Parti afin d'accroître encore le rôle des organisations de masse
En travaillant à mettre en oeuvre les tâches fixées par le IIIe Congrès du Parti, toutes les organisations de masse ont, depuis lors, élevé notablement le niveau de leur travail.
Les Unions professionnelles. dirigées par le Parti, ont sensiblement amélioré leur travail pour faire participer avec élan les masses d'ouvriers, d'ingénieurs, de techniciens et d'employés à la juste solution des problèmes de la production, à la lutte pour l'élévation du rendement du travail, la diminution des coûts de production, l’exploitation des réserves intérieures, l'accroissement de la production et le développement de l'initiative et de l'activité créatrice de la classe ouvrière. Au cours de cette période, les organisations professionnelles ont, manifestement, mieux veillé à élever le niveau politique, culturel, technique et professionnel des masses laborieuses ainsi qu'à améliorer leurs conditions de travail et de vie.
L'Union de la Jeunesse du Travail d'Albanie, sous la conduite directe du Parti, a mené, au cours de cette période, un travail plus efficace pour l'éducation communiste de la jeunesse, elle a élargi les formes de ce travail et en a amélioré le contenu, contribuant ainsi considérablement à la formation de l'homme nouveau de notre société socialiste et faisant de notre jeunesse une grande force, prête à accomplir partout et en toute circonstance, les tâches que lui assigne le Parti.
L'organisation des Femmes, dirigée par le Parti, a mené à bien l'importante tâche d'entraîner les masses féminines de la ville et de la campagne dans la production. A présent, cette organisation lutte également de façon satisfaisante pour l'élévation du niveau culturel et professionnel des femmes, pour leur promotion à des postes de responsabilité. L'Union des Femmes d'Albanie s'est distinguée par le soin qu'elle a mis à connaître et à étudier de près les problèmes particuliers de la femme et à pratiquer, pour les résoudre. des formes de travail et d'activité intéressantes.
Le Front démocratique a, lui aussi, apporté une importante contribution à l'éducation politique et patriotique du peuple, ainsi qu'à sa mobilisation dans certaines actions économiques d'intérêt général.
Mais le travail auprès des masses, la liaison régulière et organisée du Parti avec elles, est pour nous une question essentielle, un devoir permanent. Il nous faut donc, à l'avenir également, renforcer encore le travail des organisations de masse ainsi que le travail du Parti auprès d'elles.
Tout d'abord, il faut veiller à ce que les organisations de masse accomplissent comme il se doit leur fonction de «leviers», de «courroies de transmission» reliant le Parti aux masses. Autrement dit, elles doivent non seulement porter aux masses la ligne du Parti et les mobiliser pour sa parfaite application, ce qui actuellement se fait mieux, et ce qui se fera encore mieux à l'avenir, mais elles doivent aussi apporter continuellement et régulièrement au Parti les points de vue, les observations et les suggestions des masses, lui faire entendre leur voix et leurs demandes, pour lui permettre ainsi de mieux diriger, d'avoir constamment à l'esprit les exigences des masses et de contrôler le bien fondé même des décisions prises. Lénine a die à ce propos:
«. . . nous ne pouvons diriger que si nous exprimons justement ce que le peuple ressent».
L'éducation des masses est l'une des principales tâches du Parti. Il faut que son travail d'éducation auprès d'elles soit différencié en fonction de lei diversité du niveau et des exigences de chaque couche de la population de notre pays, ainsi que des problèmes et des tâches concrètes qui se posent à elle.
Malgré le travail considérable accompli jusqu'à présent pour l'éducation de la classe ouvrière. nous devons. à l'avenir aussi, nous montrer plus attentifs dans ce sens. Les Unions professionnelles sont l'école du communisme; elles doivent donc intensifier leur travail pour élever le niveau idéologique et politique des ouvriers, élever leur conscience et leur faire bien assimiler la technique. Nous devons veiller principalement à éduquer la classe ouvrière à l'attitude socialiste envers le travail et la propriété collective, dans l'esprit de collectivité, de coopération et d'entraide, dans l'esprit de novation et de refus de tout ce qui est périmé, ainsi qu'à une juste conception de l'intérêt individuel et de l'intérêt général, des normes communistes de comportement dans la vie et la société. Chez les masses de la campagne, notre travail doit porter essentiellement sur l'éducation des gens selon la discipline socialiste au travail, sur la lutte contre l'indolence, sur une juste attitude envers l'économie collective, fondement de la vie et de l'avenir du paysan, sur de justes conceptions scientifiques; il doit porter sur la lutte contre les préjugés, les superstitions et les usages pernicieux; enfin notre travail doit tendre à inculquer le sentiment du nouveau pour combattre le conservatisme et améliorer la qualité de la vie à la campagne. Il faut éduquer la jeunesse selon les normes de la morale communiste. l'amener à adopter une attitude d'intransigeance envers les manifestations de l'idéologie bourgeoise, faire en sorte qu'elle élargisse ses connaissances politiques, techniques et professionnelles, l'éduquer continuellement selon les glorieuses traditions de notre peuple et les gestes héroïques de nos jours; cultiver en elle l'attitude socialiste envers le travail et la propriété collective, l'amour de la patrie et la foi inébranlable dans le triomphe de la cause du socialisme et du communisme. Parmi les masses féminines, on devra mieux lutter contre le fanatisme et les usages rétrogrades, contre la sous-estimation de leurs forces, contre les attitudes injustifiées que les hommes adoptent parfois envers elles, tout cela portant atteinte à leurs droits et les empêchant de prendre part plus activement à toute la vie du .pays. D'autre part, il convient de s'attacher davantage à élever le niveau de conscience et le niveau culturel et professionnel des femmes, afin qu'elles-mêmes, et surtout les jeunes filles, soient mieux en mesure de lutter pour leurs droits et leur promotion sociale.
Un autre problème important sur lequel le Parti doit à l'avenir attirer l'attention des organisations de masse, surtout des Unions professionnelles d'Albanie et de l'Union de la Jeunesse du Travail d'Albanie, c'est de découvrir, d'étudier et de propager l'expérience d'avant-garde dans la production.
Dans nos conditions, alors que les travailleurs savent et sentent qu'ils travaillent pour eux-mêmes, pour le bonheur de leurs enfants, beaucoup de nouvelles initiatives voient le jour, qui visent à une meilleure organisation de la production, une utilisation plus rationnelle du temps- de travail, à l'accroissement de la production, à la diminution des prix de revient, bref, au développement accéléré de l'économie et de la culture de notre pays. Il s'agit de savoir saisir ces mouvements et ces initiatives dès leur naissance, de les appuyer et de leur frayer la voie pour qu'elles puissent s'épanouir pleinement, et d'aider ainsi à leur mise en oeuvre partout où les conditions le permettent.
A cet égard, les Unions professionnelles et les organisations de la Jeunesse doivent prêter une aide importante au Parti. Dans la période comprise entre les deux Congrès, on peut dire qu'un bon travail a été accompli en vue d'appuyer et de diffuser, dans une assez large mesure, les nouveaux mouvements très importants que sont les mouvements des «brigades du travail socialiste», le mouvement «1-f-2», qui vise à l'éducation des cadres, le récent mouvement pour la réalisation des normes par chaque ouvrier. le mouvement pour la réalisation et le dépassement de 300 journées-travail par an dans les coopératives agricoles, etc. En particulier, il convient de féliciter à ce sujet les organisations du Parti et les Unions professionnelles de la ville de Tirana et de Shkodër pour le bon travail qu'elles ont effectué dans les entreprises économiques. ainsi que les organisations du Parti et l'Union de la Jeunesse du Travail à Lushnjë et à Fier pour leur action féconde dans les campagnes. Ces organisations ont amélioré leur travail pour l'étude, le soutien et la propagation de ces initiatives nouvelles. Nous n'en devons pas moins reconnaître qu'en cette matière nous ne sommes encore qu'au début d'un travail véritablement satisfaisant.
On a souvent tendance à ne considérer comme une importante expérience d'avant-garde, méritant d'être soutenue et propagée, que l'expérience de certaines personnes qui se sont distinguées dans toute la République, de personnes qui ont obtenu des résultats exceptionnels. Certes, l'exemple des héros du travail socialiste doit inspirer tous les travailleurs de notre pays. Les indices que ceux-ci ont atteints dans la réalisation des objectifs du plan doivent persuader chaque travailleur des résultats qu'il lui est possible d'obtenir dans son travail. Mais nous ne devons pas voir l'expérience d'avant-garde seulement dans ce petit nombre de travailleurs d'élite. Dans chaque entreprise et coopérative, dans chaque brigade et équipe, il y a des ouvriers qui réalisent et dépassent leurs normes de rendement, qui organisent bien leur travail, qui emploient parfaitement leur temps, fournissent des produits de haute qualité et réalisent de grandes économies. Si l'on fait en sorte que tous les membres des équipes et des brigades travaillent à leur exemple, si l'on élève dans les ateliers et les équipes la masse des travailleurs au niveau des meilleurs, on trouvera là une réserve de force de travail considérable pour la réalisation de nos plans.
Dans notre activité auprès des organisations de masse, nous devons, enfin, chercher à animer leur vie intérieure et surtout à élever le sens des responsabilités de chacun de leurs membres pour la bonne marche des affaires en général. La création, par chaque organisation, de groupes militants, énergiques, consciencieux et infatigables, qui s'acquittent des tâches sociales, revêt une import~mce primordiale dans ce sens. Dans la lutte pour l'accomplissement des tâches sociales les hommes élèvent le niveau de leur conscience politique, ils deviennent d'ardents patriotes, d'inflexibles combattants de la cause du Parti. C'est pourquoi, il faut avoir bien soin de confier à ces militants des tâches concrètes et veiller à leur éducation continue.
6. - Le renforcement ultérieur du pouvoir populaire, condition indispensable de l'heureuse réalisation de toutes nos taches
L'instauration du pouvoir populaire est la plus grande victoire que notre peuple a remportée sous la direction du Parti. Le pouvoir populaire a rendu notre peuple maître de ses destinées. Se fondant constamment sur les enseignements immortels du marxisme-léninisme, notre Parti a travaillé de toutes ses forces pour consolider, perfectionner et démocratiser le pouvoir populaire, pour en faire une arme toujours plus efficace, tant pour la consolidation des victoires remportées que pour la progression continue de l'édification socialiste du pays.
Parallèlement au renforcement et au développement général de notre pays, notre Etat de démocratie populaire, forme de la dictature du prolétariat, s'est, lui aussi, consolidé et perfectionné. A la suite de l'édification de la base économique du socialisme, de l'établissement des rapports socialistes à la ville comme à la campagne, de la liquidation des classes antagonistes, de la croissance de la classe ouvrière, et, en général, de l'élévation de la conscience de toutes les masses travailleuses de notre pays, la base socialiste de la dictature du prolétariat dans notre pays s'est beaucoup renforcée et élargie, ce qui, bien entendu, a entraîné le développement, conforme aux conditions nouvelles, des principales tâches et fonctions intérieures de notre Etat.
La consolidation et le développement rapide de l'économie socialiste et l'élévation du niveau matériel et culturel des masses travailleuses sont au nombre des tâches auxquelles notre Etat est actuellement confronté. A cet égard, et pour résoudre correctement et en temps voulu les problèmes qui surgissent dans ce domaine d'activité, il convient d'accroître, de la base au sommet, la capacité et la responsabilité des organismes du pouvoir. C'est ici que s'exerce la principale fonction économique et organisationnelle, culturelle et éducative de notre Etat.
L'autre tâche, tout aussi importante. qui incombe à notre Etat, c'est de préserver les victoires remportées. contre toute tentative des ennemis extérieurs et intérieurs. Ici notre Etat remplit ses fonctions de répression des activités hostiles et de défense de la patrie. Dans l'avenir aussi. ces fonctions demeureront des fonctions très importantes de notre Etat, bien que la sphère d'activité répressive se rétrécisse toujours davantage, du fait que, d'une part, les classes exploiteuses sont liquidées, et, d'autre part. le développement de l'économie et de la culture, l'élévation continue du bien-être des masses laborieuses et le grand travail politique et éducatif du Parti ont pour effet de diminuer toujours plus la criminalité. Ces fonctions-là conserveront leur importance, surtout parce que tout autour de notre pays radent des ennemis féroces: les impérialistes et leurs laquais. qui mettent tout en oeuvre pour détruire notre République ou tout au moins pour lui nuire. Les faits démontrent que dans notre pays, actuellement, la principale activité hostile se déploie sous forme d'espionnage ou de subversion et qu'elle est dirigée principalement par les impérialistes et leurs laquais. Le Parti a toujours eu présents à l'esprit cette fonction importante de notre Etat ainsi que le fait que nous édifions le socialisme en étant entourés d'ennemis acharnés. C'est pourquoi nous nous sommes particulièrement attachés à renforcer les organes de la dictature, et nous pouvons affirmer que ces organes, sous la conduite du Parti. se sont parfaitement acquittés des tâches qui leur ont été confiées. Depuis la fondation de notre Etat de démocratie populaire, toutes les tentatives faites contre nous par nos ennemis extérieurs et intérieurs, sous n'importe quelle forme. ont été découvertes à temps, frappées et écrasées. comme elles le méritaient.
Nos Forces armées, notre vaillante armée, sous la direction constante du Parti, se sont renforcées. modernisées, et elles sont pleinement capables de défendre la République Populaire d'Albanie. les victoires de notre peuple. Nos soldats, sous-officiers, officiers et généraux, hautement conscients des devoirs qui leur incombent envers la patrie et le socialisme, sont passés maîtres dans le maniement de tous les types d'armes les plus modernes dont nous disposons.
Les organes de la Sécurité d'Etat et de la police populaire, sous la conduite et grâce à la sollicitude constante du Parti, se sont renforcés et élevés qualitativement à la hauteur de leurs tâches. Animés de l'esprit de Parti et sans relâcher gin moment leur vigilance, ils ont brisé toutes les tentatives des ennemis et autres éléments malfaisants, devenant tout à la fois la terreur des ennemis et une arme bien-aimée du peuple, qui les soutient et les aide dans toute leur action.
Nos frontières sont devenues infranchissables; elles sont gardées et défendues avec héroïsme et fierté par nos vaillants gardes-frontières en étroite collaboration avec le peuple. Les forces de nos frontières, fidèles aux enseignements du Parti et sous son égide, éduquées dans un ardent patriotisme et dans l'esprit d'internationalisme prolétarien, se sont toujours acquittées avec honneur de leur devoir pour la défense des frontières de la République Populaire d'Albanie.
Notre Parti, à l'avenir également, redoublera de soin pour raffermir les organes de la dictature. Il nous faut consolider encore nos forces armées, notre vaillante armée, moderniser et perfectionner nos armes de tout genre. Le ministère de la Défense populaire, tous les commandants, les organes politiques et les organisations du Parti dans l'armée, ils doivent tout mettre en oeuvre pour perfectionner l'art militaire, consolider le travail politique et éducatif, ainsi que tout le travail du Parti dans l'armée, accroître les connaissances de la troupe et des états-majors, faire en sorte que tous deviennent de vrais maîtres de leurs armes.
Nous devons raffermir le travail du Parti dans les organes des Affaires intérieures (sécurité, police. garde des frontières), accroître leurs capacités professionnelles, aiguiser toujours plus leur vigilance révolutionnaire, afin, qu'à tout moment, ils soient prêts et à la hauteur des tâches qui leur sont confiées. Il faut raffermir toujours plus les liens de ces organes avec le peuple.
Les tâches auxquelles nous sommes confrontés exigent, pour être accomplies, que nous renforcions encore le travail des organismes centraux du pouvoir et de leurs appareils. Il est temps d'augmenter les exigences envers les appareils centraux, de leur demander d'effectuer un travail plus qualifié, d'étudier les questions plus à fond et au moment opportun et de prêter une aide plus fructueuse à la base, aux entreprises dépendantes comme aux comités exécutifs des conseils populaires. Les appareils centraux doivent renoncer à s'occuper des menues affaires quotidiennes, ils doivent combattre résolument toute manière bureaucratique de régler les problèmes. s'occuper plus sérieusement de la planification et veiller au bon approvisionnement ainsi qu'au contrôle des principaux indices, répondre vite et bien aux exigences et aux propositions de la base concernant la production.
Notre pouvoir populaire a pour fondement les conseils populaires, depuis ceux des villages et des quartiers jusqu'à ceux des districts. Au cours de la Lutte de libération nationale, ainsi qu'après la Libération, nos conseils se sont toujours acquittés avec honneur des tâches qui leur étaient confiées. A travers les conseils populaires, nous avons toujours assuré une large et active participation des masses à la solution des problèmes du pouvoir. A présent, les conseils populaires et leurs comités exécutifs s'occupent plus à fond des questions de t a production, ainsi que des problèmes sociaux et culturels.
L'extension du secteur socialiste de l'économie, à la ville comme à la campagne, a eu pour effet d'étendre considérablement les responsabilités des conseils populaires. D'autre part, afin d'améliorer le travail des ministères, il est nécessaire de les alléger de la conduite directe de certains secteurs et entreprises, et par conséquent d'élargir les attributions des organes locaux du pouvoir. Nous devons donc renforcer beaucoup le travail des conseils populaires, surtout sous les aspects suivants
D'une part, les organismes et les organisations du Parti, ainsi que les organismes mêmes du pouvoir doivent veiller davantage à consolider les conseils populaires sur le plan de l'organisation, à assurer leur fonctionnement régulier, à mettre pleinement à contribution les commissions et la masse des conseillers, à faire participer toujours plus les masses travailleuses au règlement des problèmes du pouvoir.
D'autre part, il faut améliorer la méthode de travail de toutes les instances du pouvoir local, accroître leur initiative, dans les limites des compétences qui leur sont reconnues par la loi.
Il convient, en particulier, dans les domaines précités, de prêter une aide importante aux conseils populaires de village. Avec la collectivisation de l'agriculture, une nouvelle situation est créée pour le travail de ces conseils populaires; il faut donc leur apprendre à travailler. La fusion des coopératives a entraîné aussi la création d'unités administratives d'Etat groupant deux villages ou plus. Ce processus est judicieux et il doit se poursuivre; mais les conseils de ces grands villages auront pour tâche de veiller aussi bien à la vie dans les agglomérations rurales (les anciens villages) qu'à la production. Le 'conseil populaire est la seule, la plus haute autorité du pouvoir au village, il doit donc être au courant de tout et s'intéresser à tout. A cet égard, il faut combattre les tendances, manifestées parfois par les présidents des coopératives agricoles ainsi que par les organismes supérieurs du pouvoir, à empiéter sur les attributions des conseils populaires.
En même temps, il convient d'améliorer le travail des conseils populaires de localité. Etant donné que dans certaines zones où le regroupement des coopératives est achevé, les localités ne conservant plus dans leur ressort qu'un petit nombre d'unités économiques et administratives, ces localités ont été supprimées. Cette pratique est judicieuse et elle doit être menée jusqu'au bout. Mais là où l'on maintient encore les localités, on ne doit en aucune façon les affaiblir ni les évincer, mais tout au contraire les soutenir et les activer, afin d'étayer le travail des conseils populaires des villages, de renforcer les coopératives agricoles et de réaliser graduellement leur union. ce qui conduira à son tour à la suppression des localités.
En ce qui concerne les conseils populaires des villes. des mesures doivent être prises pour les renforcer, et, graduellement, accroître et élargir leurs compétences.
Le renforcement du pouvoir populaire doit nécessairement s'accompagner du renforcement de la légalité socialiste. Nous avons enregistré de grands succès en ce domaine. Mais à l'avenir aussi, tous les organismes doivent attacher une grande attention à la juste et minutieuse application de nos lois. Ce sont les lois du peuple au pouvoir, elles sont par conséquent sacrées et obligatoires pour tous. Les organes de la justice et du contrôle continueront, comme ils font fait jusqu' ici. à veiller soigneusement à ce que notre légalité socialiste soit pleinement respectée, et ce sans la moindre défaillance.
Camarades,
Le renforcement du travail d'organisation et de direction de notre Parti est un devoir permanent et le devoir de tous: de chaque communiste, de chaque cadre, de chaque organisation et instance du Parti. Nous devons donc tout mettre en oeuvre pour élever encore le niveau de son travail, renforcer et consolider toujours davantage l'unité monolithique de ses rangs autour du Comité central et l'unité des masses autour du Parti, et ajouter ainsi toujours plus à sa gloire.
LA LUTTE SUR LE FRONT IDEOLOGIQUE ET LES TACHES DU PARTI
Camarades,
L'heureux accomplissement des tâches de l'édification socialiste est directement lié au travail idéologique et politique du Parti, à l'éducation marxiste-léniniste des communistes et des masses, à l'application. créatrice et fidèle aux principes, de notre idéologie triomphante, le marxisme-léninisme.
Le Parti a toujours consacré une grande attention - à l'éducation des communistes et des masses selon les idées du marxisme-léninisme, car le marxisme-léninisme est la boussole qui le guide dans toute son action. Il permet aux hommes de connaître les lois du développement de la société, de comprendre à fond les événements et d'agir d'une manière juste en toute circonstance. Aussi l'étude et l'assimilation du marxisme-léninisme sont-elles indispensables non seul,ement pour un cercle limité de cadres des appareils du Parti, mais aussi pour tous les communistes, pour tous les cadres, qu'ils soient membres du Parti ou sans parti, des secteurs les plus divers de l'économie, de l'art ou de la culture. de l'armée ou de l'enseignement.
Notre Parti a toujours été conscient du fait que tout affaiblissement de l'idéologie du Parti, toute sous-estimation de celle-ci, entraîne inévitablement, comme le dit le grand Lénine, le renforcement de l'idéologie bourgeoise, ce qui constitue un sérieux danger pour les destinées mêmes du socialisme. C'est ce qui explique que le Parti a toujours considéré son travail idéologique et politique comme l'un des secteurs les plus importants de son activité.
Durant la période qui s'est écoulée depuis le IIIe Congrès, le Parti a remporté une série de succès dans son travail idéologique. Ce travail a contribué à l'obtention de résultats appréciables tant dans l'édification socialiste, l'éducation communiste des masses et la consolidation de l'unité du Parti, que dans le renforcement, sous tous ses aspects, de notre ordre social et étatique socialiste.
Au cours de ces années, un travail fructueux a été accompli pour mener à bien la tâche fixée par le IIIe Congrès du Parti, qui recommandait de relier étroitement le travail idéologique à la vie, de faire en sorte qu'il soutienne la lutte pour l'accroissement de la production et l'amélioration du bien-être des travailleurs.
Dans son travail idéologique, le Parti a consacré une place importante à l'étude des oeuvres des classiques du marxisme-léninisme et de l'histoire de notre Parti, à la lutte pour démasquer l'impérialisme, à l'étude de la tactique et de la stratégie du mouvement communiste international, à la lutte contre le révisionnisme moderne, et en particulier contre le révisionnisme yougoslave. La lutte pour la dénonciation des ennemis du socialisme, ainsi que la lutte quotidienne .pour l'édification du socialisme dans notre pays, ont servi à tremper idéologiquement nos hommes, à élever le niveau politique des communistes et des masses et à renforcer le caractère combatif du travail idéologique du Parti. Durant toute la période qui s'est écoulée depuis le IIIe Congrès, notre Parti a mené une lutte résolue pour la sauvegarde de la pureté du marxisme-léninisme, et, dans cette lutte même, son unité pour la mise en oeuvre de la ligne générale du Parti est devenue indestructible. . .
2. - Renforcer le travail de propagande des principes fondamentaux du marxisme-léninisme et la lutte pour la défense de sa pureté
A l'heure actuelle, une âpre lutte se livre dans le monde entre, d'une part, le marxisme-léninisme et, d'autre part, l'idéologie bourgeoise et toutes ses manifestations, pour s'emparer des esprits. Face aux succès grandioses du socialisme et à la propagation des idées du marxisme-léninisme dans le monde entier, la bourgeoisie impérialiste et les classes exploiteuses mènent partout une propagande effrénée pour répandre de toutes les manières l'idéologie de l'anticommunisme, elles déforment de façon monstrueuse le marxisme-léninisme, calomnient grossièrement le système social socialiste, falsifient la politique et Les buts des communistes. Et les auxiliaires de la bourgeoisie impérialiste, les leaders de droite de la social-démocratie, les révisionnistes du marxisme-léninisme et les opportunistes de toute nuance, jouent un rôle ignoble en appuyant ces agissements.
Dans ces conditions, lai lutte sur le front idéologique pour la défense de la pureté de la doctrine triomphante du marxisme-léninisme, pour une juste et profonde explication des problèmes du développement mondial actuel, pour la propagande des principes fondamentaux du marxisme-léninisme et de la ligne juste qu'a suivie et que suit le Parti du Travail d'Albanie sur ces questions, revêt une importance particulière.
Pour comprendre correctement les phénomènes sociaux et les changements qui se sont produits et qui se produisent actuellement dans le monde, notre Parti s'est toujours basé sur la conception matérialiste de l'histoire, sur l'analyse de classe du rapport des forces. sur l'étude approfondie et objective de la véritable situation actuelle. C'est là l'unique méthode juste, celle que nous enseigne le marxisme-léninisme. c'est la méthode qui nous préserve des erreurs dans l'action politique. Tout écart par rapport à cette méthode dialectique mène à la métaphysique et à l'idéalisme, au révisionnisme et à l'opportunisme, il conduit à un jugement à rebours des événements et des situations.
Tous les opportunistes et révisionnistes, anciens ou modernes. ont précisément pour caractéristique principale de nier ces principes fondamentaux du marxisme-léninisme. C'est là aussi la source de leurs points de vue erronés, de toute leur activité hostile et dangereuse dans le domaine de l'idéologie et de la pratique. Le grand Lénine a dit que toutes les conceptions des révisionnistes ont comme fondement l'idée de la collaboration des classes aux intérêts contraires. Révisant la théorie marxiste sur les classes et la lutte des classes, les révisionnistes proclament le marxisme périmé, nient ses principes fondamentaux, présentent sous un faux jour tous les grands problèmes de notre époque. renoncent à la lutte idéologique et politique contre l'ennemi de classe, capitulent devant lui. Naturellement, pour masquer leur jeu, car s'ils agissaient ouvertement personne ne croirait à leurs boniments, les révisionnistes cherchent à faire passer leur points de vue comme le dernier cri du marxisme «créateur». Mais leurs belles phrases ne peuvent tromper personne, et encore moins les communistes, les marxistes-léninistes, car ceux-ci, lorsqu'ils jugent un parti ou un homme, ne le jugent pas seulement à ses paroles, à son habit, mais principalement à ses actes, à son travail. Pour les juger, ils cherchent à comprendre qui profitent de leurs conceptions, et les intérêts de quelle classe elles favorisent. En cette question, les partis marxistes et tous les communistes sont guidés par les enseignements de Lénine, selon lequel:
«Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naï f s des autres et d'eux-mêmes, tant qu'ils n'auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales, à discerner les intérêts de telles ou telles classes»
Les révisionnistes actuels nient les contradictions principales de notre époque, qui opposent des classes et des forces sociales détermines. En conséquence, par des spéculations théoriques, à l'aide de phrases prétendues marxistes, les révisionnistes répandent des illusions dangereuses sur plusieurs questions importantes de notre temps. C'est ainsi par exemple que, lorsqu'ils parlent de notre époque, ils l,a présentent comme une époque de tranquillité et d'harmonie générale, «où le système social capitaliste, sous sa forme classique, appartient au passé», où l'on peut parler d'une «intégration générale» du monde entier, y compris même des capitalistes, dans le socialisme, où des problèmes comme celui de la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre le socialisme et le capitalisme, entre les forces de la liberté et celles de l'esclavage, entre la démocratie et la réaction, entre les forces de paix et les forces de guerre. ont complètement disparu. Et, à s'en tenir à leur logique révisionniste, cela serait tout à fait naturel, car selon eux, par suite du changement du rapport des forces dans l'arène mondiale. le capitalisme et l'impérialisme ont subi des changements radicaux, ce ne sont plus ni des exploiteurs ni des agresseurs, ni des sources de guerre et d'oppression. Bien plus, le révisionniste Kardelj a même soutenu, «arguments» théoriques à l'appui, qu'en réalité le danger de guerre vient des pays socialistes et particulièrement de la Chine et de l'Albanie! Voilà donc à quelles absurdités en arrivent les ennemis du marxisme, voilà jusqu'où ils vont, dans leur grand zèle de servir au mieux leur maître, la bourgeoisie impérialiste!
Les révisionnistes modernes, s'écartant de la conception de classe de l'analyse de la situation et cherchant à tromper les masses, ne font que de la démagogie lorsqu'ils parlent de la politique de coexistence pacifique ou encore des questions de la guerre et de la paix. Ces questions aussi, ils les voient à l'envers, avec des lunettes antimarxistes. Ils conçoivent la politique de coexistence pacifique, dont les principes fondamentaux ont été, pour la première fois, formulés par Lénine, comme une politique de réconciliation avec l'impérialisme, au nom de laquelle il faudrait renoncer à toute forme de lutte de classes, avec pour tout principe, de «ne pas mécontenter l'oncle d'Amérique», qui, en fait, périclite et va irrémédiablement à la faillite. Selon les révisionnistes, la politique de coexistence pacifique ne se borne pas aux relations entre pays aux systèmes sociaux différents, elle s'étend aussi aux rapports entre les classes à l'intérieur des pays capitalistes, ainsi qu'aux relations entre les peuples opprimés et les exploiteurs colonialistes. Les révisionnistes prônent qu'il ne faut mener aucune sorte de lutte idéologique ou politique contre l'impérialisme, pour démasquer la politique de guerre et d'agression. Ces conceptions antimarxistes, qui sont en opposition totale avec les intérêts de la classe ouvrière et du socialisme, tendent à imposer aux pays socialistes et aux partis communistes une politique opportuniste, une politique de prières et de flatteries, une politique de concessions et de compromis néfastes, permettant ainsi aux ennemis du socialisme, aux impérialistes et à la bourgeoisie réactionnaire de réaliser plus facilement leur politique de guerre et de terreur, d'oppression et d'exploitation. Mais les véritables partis communistes et les pays socialistes ne peuvent pas suivre les conseils et les conceptions des révisionnistes, ils suivront les enseignements immortels, toujours trimphants, du marxisme-léninisme. Notre Parti du Travail a lutté et il luttera, à l'avenir également, contre les points de vue révisionnistes sur ces questions et appliquera toujours avec fidélité les enseignements lumineux du marxisme-léninisme.
S'écartant des positions de classe, les révisionnistes actuels rejettent comme étant «périmés» les enseignements de principe du marxisme-léninisme sur la révolution socialiste et la dictature du prolétariat, en tant que condition indispensable du passage du capitalisme au socialisme. Tous les raisonnements opportunistes des révisionnistes actuels se fondent sur la thèse selon laquelle l'Etat capitaliste actuel perdrait soi-disant chaque jour davantage son caractère de classe, qu'il pourrait servir aussi bien la bourgeoisie que le prolétariat. Selon la logique des révisionnistes, le système de démocratie bourgeoise peut servir de «cadre juridique et politique aux phases initiales du développement socialiste». A partir de pareilles conceptions, les opportunistes de droite exaltent la voie du passage pacifique du capitalisme au socialisme et la tiennent même pour l'unique voie possible. Ce passage pacifique, ils le présentent comme une évolution, comme un simple changement de gouvernement, une substitution d'hommes.
Les marxistes-léninistes ne nient pas la possibilité du passage pacifique au socialisme, mais ils ne le conçoivent nullement comme une négation de la lutte des classes, comme la simple obtention de la majorité au parlement bourgeois, sans démolir dans ses fondements mêmes l'ancien appareil d'Etat bourgeois et sans le remplacer par les organes de la dictature du prolétariat, capables d'opérer de profondes transformations socialistes et prêts à tout moment à écraser résolument toute résistance éventuelle de la bourgeoisie. Les marxistes-léninistes sont guidés sur cette question par les enseignements immortels du grand Lénine, qui dit :
«Messieurs les opportunistes, et les kautskistes de ce nombre, bafouent la théorie de Marx, en «enseignant» au peuple: que le prolétariat doit d'abord gagner la majorité par le suffrage universel, recevoir ensuite le pouvoir de l'Etat grâce au vote de cette majorité, et après seulement, sur cette base de la démocratie «conséquente» (d'aucuns disent «pure»), organiser le socialisme.
Mais nous, nous disons, forts de la doctrine de Marx et de l'expérience de la révolution russe Le prolétariat doit d'abord renverser la bourgeoisie et conquérir pour lui-même le pouvoir d'Etat, et ensuite utiliser ce pouvoir d'Etat, c'est-à-dire la dictature du prolétariat, comme l'instrument de sa classe pour gagner les sympathies de la majorité des travail leurs».
Par ailleurs, les partis marxistes. comme le souligne la Déclaration de Moscou de 1900, ne considèrent pas la voie pacifique comme l'unique forme possible de passage au socialisme. Au contraire, ils n'oublient à aucun moment que les classes dominantes, comme nous l'enseigne l'expérience historique accumulée jusqu'à ce jour, ne cèdent jamais le pouvoir de leur propre gré et c'est pourquoi, en partis révolutionnaires marxistes-léninistes qu'ils sont, ils se préparent, parallèlement et simultanément, tant pour la voie pacifique que pour la conquête du pouvoir par la révolution armée, en gardant toujours leurs armes chargées et leur poudre sèche, pour ne pas être pris au dépourvu au cas où la bourgeoisie ferait usage de la violence contre la classe ouvrière dressée pour la révolution. Les enseignements de Lénine sur cette 1uestion sont nets et catégoriques:
«Une classe opprimée, disait-il. qui ne s'efforcerait pas d'apprendre à manier les armes, de posséder des armes, ne mériterait que d'être traitée en esclave».
Si l'on se prépare bien pour la révolution armée, on se crée aussi des possibilités favorables pour la prise du pouvoir par la voie pacifique.
C'est là l'unique attitude juste, marxiste-léniniste, sur cette question si importante et vitale pour la classe ouvrière et tous les travailleurs. et notre Parti n'a cessé d'y rester fidèle. Les théories révisionnistes sur la «transformation évolutive et pacifique» du capitalisme actuel en socialisme, tendent à détourner les partis communistes et ouvriers de la juste voie révolutionnaire, à écarter les masses laborieuses de la lutte pour le renversement de la bourgeoisie. Elles ont pour but de maintenir intact et de perpétuer le système capitaliste.
Les thèses opportunistes et capitulardes des révisionnistes actuels en ce qui concerne l'Etat et l'édification socialiste sont aussi très dangereuses et en opposition flagrante avec les enseignements du marxisme-léninisme. En répétant des arguments éculés selon lesquels l'Etat socialiste et la dictature du prolétariat, d'une part, et la démocratie, d'autre part, sont deux choses inconciliables, en accusant l'Etat socialiste de «despotisme bureaucratique» et en jouant avec le mot d'ordre de la prétendue «démocratisation», les révisionnistes actuels prêchent le «dépérissement». la liquidation,
dès maintenant, de 1'Etat socialiste. Pour les partis marxistes-léninistes, il est clair comme le jour, que, non seulement la liquidation de l'Etat socialiste, mais même le moindre affaiblissement des organes de la dictature du prolétariat, sa libéralisation, en un temps où existe l'impérialisme, qui n'a jamais renoncé et ne renoncera jamais à ses desseins et à ses furieuses tentatives pour anéantir le système socialiste, constituerait un suicide pour nos Etats socialistes. C'est ce qu'a prouvé aussi on ne peut mieux l'amère expérience de la contre-révolution en Hongrie.
Pour les marxistes-léninistes, il n'y a ni il ne peut y avoir de doute sur le fait que l'Etat socialiste, tout en étant une dictature à l'encontre des classes exploiteuses renversées et de tous les ennemis de la classe ouvrière et agents de l'impérialisme, assure en même temps la démocratie la plus large aux travailleurs, au. peuple. Ce sont là des notions élémentaires de la théorie marxiste-léniniste. Notre Parti n'a cessé de considérer comme son devoir permanent de perfectionner de façon ininterrompue le système étatique socialiste, la lutte contre toute manifestation de bureaucratisme. Mais notre Parti n'oublie pas un seul instant que, tant que subsiste le danger de l'agression impérialiste et de son activité de sape contre notre pays et le camp socialiste, il est inadmissible, sous prétexte de «démocratisation», d'affaiblir tant soit peu les organes de la dictature du prolétariat. Au contraire. on doit les maintenir constamment acérés et prêts pour liquider toute tentative possible de l'ennemi intérieur et extérieur.
L'expérience de l'édification du socialisme dans une série de pays socialistes a prouvé le bien-fondé de la théorie marxiste-léniniste sur l'existence d'un certain nombre de lois générales, infailliblement applicables à tout pays qui s'engage dans la voie du développement socialiste. Notre pays, et chaque pays socialiste ont obtenu leurs succès précisément grâce à la correcte application de ces lois générales de l'édification socialiste, en tenant compte des conditions concrètes et des particularités historiques qui leur sont propres, ainsi que des intérêts du socialisme en général.
Les révisionnistes du marxisme déforment ou nient ces lois. L'Etat socialiste, selon eux, devrait renoncer à ses fonctions économiques et d'organisation, sans quoi il s'y développe des tendances «bureaucratiques», l'Etat se transforme en une force «au-dessus de la société», etc. Pour éviter tout cela, ils préconisent la décentralisation de la gestion de l'économie, «l'autogestion des producteurs». En prêchant l'affaiblissement continu du rôle économique de l'Etat socialiste, les révisionnistes se dressent contre le principe très important de l'édification socialiste et -de l'organisation étatique socialiste, - le principe du centralisme démocratique, - et cherchent à le remplacer par le développement libre et indépendant des forces économiques, c'est-à-dire par la spontanéité petite-bourgeoise, qui laisse le champ libre à l'anarchie de la production.
La vie, la pratique, ont réfuté toutes ces conceptions des révisionnistes actuels, qui servent seulement les ennemis de classe, nuisent gravement à la cause de l'édification du socialisme et créent le danger de restauration du capitalisme. Notre Parti, s'en tenant scrupuleusement aux enseignements du marxisme-léninisme sur la construction d u socialisme, a lutté et luttera résolument contre toutes ces conceptions. Ces dernières années, notre Parti et d'autres partis marxistes-léninistes ont combattu avec succès les conceptions des révisionnistes modernes ainsi due leurs menées scissionnistes au sein du camp socialiste et dans le mouvement communiste international. Mais, malgré les coups écrasants essuyés et les défaites subies, le révisionnisme n'est pas annihilé idéologiquement, il n'est pas définitivement détruit. Le révisionnisme étant lune des f,irmes sous lesquelles l'idéologie bourgeoise exerce son influence sur le prolétariat un reflet de l'idéologie bourgeoise dans la théorie et la pratique, demeure le danger principal dans le mouvement communiste international.
Le groupe des traîtres révisionnistes de Tito, détachement agressif et dangereux du révisionnisme international actuel, agence fieffée de l'impérialisme, et en premier lieu de l'impérialisme américain, constitue un danger sérieux pour l'unité du camp socialiste et du mouvement communiste international, pour la cause de la paix et de la libération des peuples. Notre Parti du Travail n'a cessé de poursuivre une lutte résolue contre les conceptions et les menées hostiles des révisionnistes de Belgrade, en considérant cette lutte comme une condition indispensable de la défense des intérêts de notre patrie, de la sauvegarde la pureté du marxisme-léninisme, de l'affermissement de l'unité et de la cohésion du camp socialiste et du mouvement communiste international, une condition indispensable du développement victorieux de la lutte contre l'impérialisme et de la sauvegarde de la paix. Il considère toujours cette lutte comme un devoir internationaliste élevé qui lui incombe...
Notre Parti estime qu'il convient de mener contre le révisionnisme une lutte résolue et intransigeante jusqu'à sa destruction complète. Tout relâchement de la vigilance révolutionnaire, tout affaiblissement de la lutte de principe contre lui, tout vacillement dans cette lutte, sous n'importe quel prétexte, a inévitablement pour conséquence de ranimer et d'intensifier les tendances révisionnistes, qui nuisent gravement à notre grande cause. Si l'on ne démasque pas sans merci le révisionnisme, et en premier lieu la clique révisionniste de Belgrade, on ne peut démasquer comme il se doit l'impérialisme. Si l'on ne discerne pas nettement la ligne de démarcation entre les conceptions révisionnistes et le marxisme-léninisme, on ne peut pas combattre avec succès. et à partir de positions justes, le dogmatisme et le sectarisme. Lutter pour l'anéantissement complet idéologique et politique de cette bande de renégats, c'est prêter une aide internationaliste au peuple yougoslave lui-même.
Tout en combattant résolument le révisionnisme, en tant que danger principal, notre Parti a combattu et combattra aussi toute manifestation de dogmatisme ou de sectarisme, ces tendances étant également dangereuses pour les destinées du socialisme. Le Parti du Travail d'Albanie, dans toute son action, a toujours eu ce souci et il continuera de l'avoir, parce que c'est seulement ainsi que nous serons assurés contre toute erreur dans notre grande lutte pour le socialisme et le communisme.
Les problèmes les plus importants du développement mondial actuel et de la lutte sur. le front idéologique ont été traités largement, à partir des positions du marxisme-léninisme, au c•ours des deux conférences des représentants des partis communistes et ouvriers réunies en 1957 et e,n 1960 à Moscou et ils ont été portés dans les Déclarations historiques approuvées par ces conférences. Notre Parti marxiste-léniniste a approuvé ces do,cuments. Il a lutté fermement pour mettre en oeuvre les principes justes, marxistes-léninistes, de la Déclaration de 1957, et pour les défendre contre toute déformation. Notre Parti reste aussi fidèle aux principes de la Déclaration de 1960 et lutte avec courage pour leur mise en oeuvre et po,ur leur défense. Les conclusions et les principes de cette Déclaration sont une confirmation de la ligne générale juste, marxiste-léniniste, que notre Parti a fidèlement défendue et appliquée.
Dans le mouvement communiste il q'y a pas de partis «dirigeants» et «dirigés». Comme le souligne la Déclaration, tous les partis sont légaux et indépendants. Ils édifient eux-mêmes le% politique, en se guidant sur les principes du marxisme-léninisme et conformément aux condition; historiques de leur pays. Les partis marxistes sont liés entre eux comme des partis d'une même classe, d'une même idée, d'un même but; c'est pour cette raison qu'ils s'entraident fraternellement, dans la lutte commune pour le triomphe de la grande cause du prolétariat et qu'ils échangent leur expérience accumulée dans cette lutte.
Notre Parti du Travail n'a cessé de lutter avec la plus grande fermeté pour le renforcement de l'unité du mouvement communiste et ouvrier international sur les bases d'acier du marxisme-léninisme et il a contribué à ce renforcement. Se guidant sur les principes de l'internationalisme prolétarien, il a été et il reste toujours conscient que les succès et les victoires de la lutte de la classe ouvrière et des peuples des autres pays s'inscrivent dans nos succès, que la solidarité et l'aide de la classe ouvrière internationale, des partis frères et des peuples frères, ont été et demeurent pour nous un facteur très important pour nous permettre d'atteindre nos buts. A cette fin. le Comité central de notre Parti, tous les communistes albanais sont reconnaissants au mouvement communiste international, à la classe ouvrière et aux partis frères des différents pays, et ils les assurent de leur solidarité et de leur fidélité indéfectibles. Notre Parti ne cessera de lutter pour le renforcement de l'unité du mouvement communiste et ouvrier international, pour le développement de la solidarité internationaliste et des relations avec tous les partis frères. S'acquittant avec honneur et dévouement de ses tâches internationalistes, ici, en Albanie, notre Parti portera toujours haut levé le drapeau du marxisme-léninisme, le drapeau du socialisme triomphant.
Camarades,
Le Parti du Travail d'Albanie a parcouru un chemin ardu, mais en même temps héroïque, au long duquel il a grandi et s'est renforcé. Dans cette voie difficile et cette âpre lutte contre ses nombreux ennemis, le Parti s'est trempé, l'unité de ses rangs s'est renforcée, ses liens avec le peuple sont devenus indestructibles. Dans cette voie laborieuse et cette lutte acharnée, le Parti, éduqué dans un esprit de fidélité sans bornes au marxisme-léninisme et éclairé par ses enseignements, a élaboré sa juste ligne générale, a acquis la maturité requise pour s'orienter correctement même dans les situations les plus difficiles, en faisant preuve de courage et de résolution, chaque fois qu'il s'est agi de défendre les intérêts de la patrie et du socialisme, de sauvegarder la pureté du marxisme-léninisme...
L'histoire de notre Parti est l'histoire de sa lutte et de ses victoires contre les ennemis, extérieurs et intérieurs. de notre peuple, c'est l'histoire de la lutte et des victoires de notre Parti marxiste-léniniste. contre l'opportunisme et le révisionnisme, extérieurs et intérieurs, pour la pureté du marxisme-léninisme. Cette histoire doit être bien connue de chaque communiste et de chaque travailleur de notre pays. L'étude de l'histoire du Parti doit être au centre de l'attention de sa propagande. Elle doit illustrer clairement le chemin difficile, héroïque et glorieux, parcouru par le Parti, en mettant bien en évidence la justesse de la ligne qu'il a suivie à chaque étape de son développement. sa fidélité envers le marxisme-léninisme et sa lutte résolue et courageuse contre les ennemis impérialistes et leurs laquais révisionnistes.
Si notre Parti a toujours triomphé et remporté de grandes victoires dans tous les domaines, c'est parce qu'il est resté toujours fidèle aux intérêts vitaux du peuple et les a défendus résolument. parce qu'il s'est constamment appuyé sur le peuple, sur ses forces et ses capacités créatrices, il a noué avec lui d'étroits liens et l'a solidement soudé autour de sa juste ligne.
Le peuple, les larges masses travailleuses, notre classe ouvrière, en alliance avec la paysannerie, constituent la force déterminante qui a réalisé les grandes transformations politiques et sociales mises en oeuvre dans notre pays, qui a libéré la patrie et qui édifie à présent le socialisme. Ce sont les larges masses du peuple, les ouvriers, les paysans travailleurs, la jeunesse et nos intellectuels populaires qui ont mené la glorieuse Lutte de libération nationale. Le Parti leur a montré que tout, l'indépendance de la patrie et un avenir meilleur, dépendait d'eux, et ils se sont dressés, ils ont grossi les rangs de l'armée et ont lutté avec héroïsme. Les ennemis ne comprenaient pas alors en quoi résidait la force de notre Parti. comment il avait pu organiser la Lutte de libération, créer une armée puissante et libérer le pays.
Plus tard, quand l'Albanie sortit de la guerre, dévastée et appauvrie, encerclée ou «isolée».,, comme il leur plaisait de le dire, nos ennemis nous demandaient sur un ton menaçant et moqueur: Eh bien, maintenant, qu'allez-vous faire, de quoi allez vous subsister, comment allez-vous vivre? Mais nos ennemis se sont réjouis en vain et ils o4nt fait les comptes sans leur hôte, sans consulter notre peuple héroïque, qui avait pris ses destinées en main et qui était devenu maître de son pays. Dirigé avec sagesse par son Parti, notre peuple a retroussé ses manches et. tout en réalisant de pro:)fondes transformations économiques et sociales, e-n un court laps de temps, surmontant avec abnégation et persévérance toutes les difficultés, il a guéri les terribles blessures de la guerre, reconstruit le pays et préparé les conditions pour entreprendre %r une grande échelle l'édification des bases du socialisme dans notre patrie.
Il est souvent arrivé que des amis, que ont visité l'Albanie ou suivi de chez eux avec intérêt les réalisations de notre pays, s'étonnent et posent la question: Comment la petite Albanie ai-t-elle pu faire face à toutes ces tempêtes, triompher dans une lutte inégale contre les occupants fascistes et les traîtres? Comment peut-elle résister aux menaces et aux pressions innombrables des impérialistes, des chauvins et de la bande traîtresse de Belgrade, surmonter les difficultés et remporter des succès continus dans tous les domaines de l'édification socialiste? Nous leur répondons 'que le facteur déterminant pour l'obtention de toutes ces victoires historiques de notre pays. c'est le peuple lui-même. sa lutte et son travail, la juste ligne du Parti du Travail d'Albanie, qui a su élever la conscience des masses et les mobiliser, hier dans la lutte pour la libération, et aujourd'hui dans le combat pour la sauvegarde de l'indépendance et pour l'édification du socialisme, ce sont les liens indissolubles noués entre le Parti et le peuple. Nous leur répondons qu'un autre facteur important c'est l'appui, l'aide et l'amitié des peuples frères des pays socialistes, le soutien de tout le prolétariat international...
Notre peuple est vaillant, laborieux, fidèle, épris de liberté et de progrès. Notre Parti, éduqué selon les enseignements du marxisme-léninisme, incarne lui aussi ces nobles traditions de notre peuple. Soyons sûrs, camarades, qu'avec un tel peuple merveilleux et avec notre Parti inébranlablement fidèle au marxisme-léninisme et à l'internationalisme prolétarien, en étroite amitié avec les peuples et les partis frères du monde, notre pays ira de l'avant, toujours de l'avant, qu'il n'est ni remous ni tempêtes qui puissent l'effrayer, qu'il n'est aucune force au monde qui puisse arrêter notre marche victorieuse en avant, vers le triomphe du socialisme et du communisme...
Gloire à notre peuple héroïque et à son Parti du Travail, organisateur et dirigeant de toutes les victoires de notre peuple!
Gloire au marxisme-léninisme, notre science triomphante!