2017

Message de solidarité 

 

 

Appel

de la section russe du Comintern (SH) à l'occasion du 72ème anniversaire du jour de la victoire

 

 

En ce 9 mai 2017, nous saluons tous les camarades partout dans le monde qui célèbrent avec nous le 72ème anniversaire de la défaite du fascisme hitlérien - la victoire dans la Grande Guerre Patriotique.

9 mai 1945

Vive la victoire de Staline sur le fascisme hitlérien dans la Grande Guerre Patriotique !

9 mai 2017

Le jour de la victoire nous appartient et non au tsar Poutine !

Pour la défaite de l'impérialisme russe. Empêchons la troisième guerre mondiale !

1

A l'heure actuelle, le peuple russe souffre d'une exploitation de plus en plus intense, causée par la crise du capitalisme dans notre pays, et en même temps nous souffrons de l'embargo du camp impérialiste occidental. Le conflit croissant entre les pauvres et les riches éclatera et causera inévitablement des protestations croissantes jusqu'à des soulèvement révolutionnaires. La contradiction principale en Russie est entre le capital et le travail. Par conséquent, l'avenir de la Russie sera décidé par la lutte de classe entre la bourgeoisie et le prolétariat.

2

A l'heure actuelle, le peuple russe subit la dictature fasciste des monopoles de la bourgeoisie dans notre pays. Le peuple russe souffre en particulier de l'arbitraire de la machine d'état capitaliste. Le mouvement antifasciste/anti-social-fasciste russe sera inévitablement un mouvement de transition d'un front démocratique vers un front socialiste de la révolution. L'état fasciste russe doit être détruit et l'état de dictature du prolétariat doit être rétabli.

3

Le peuple russe souffre d'un danger croissant de guerre. La militarisation totale de la société russe est alarmante, et la propagande de guerre démagogique dévoie le jour le jour de la victoire du 9 mai 1945, à savoir uniquement dans l'intérêt de l'impérialisme russe qui justifie ses guerres de prédation sous couvert de "protection de la patrie". Ce pour quoi ils combattent n'est pas la protection de la patrie Russe mais seulement la croissance des profits de leur industrie de guerre en vue d'une troisième guerre mondiale. L'impérialisme russe lutte pour la domination mondiale et pour ce but, ils sacrifient le sang du peuple russe, ainsi que celui d'autres peuples. En 1945, l'armée rouge des peuples soviétiques a défait l'occupant fasciste sur le territoire ennemi. En 2017, nous sommes dans une situation tout à fait différente. Nous devons d'abord lutter contre notre propre ennemi dans notre pays. Et l'ennemi de notre pays est la bourgeoisie, l'impérialisme russe !

En Russie, il y a peu d'espoir en ce qui concerne les réformes nécessaires souhaitées.

Le problème basique et essentiel de la future Russie et à travers le monde ne peut être résolu que par la révolution socialiste mondiale.

La révolution socialiste mondiale commence toujours dans un seul pays.

La Révolution d'Octobre ne pouvait pas attendre la révolution dans d'autres pays. Elle devait commencer en Russie il y a 100 ans et fut victorieuse. Et la continuation de cette révolution à l'heure actuelle est arriérée ici en Russie. A long terme, la Russie réactionnaire d'aujourd'hui ne peut être changée que par la révolution socialiste des ouvriers et des paysans pauvres.

Nous ne tolérerons pas plus longtemps ce système brutal d'exploitation et d'oppression en Russie. C'est maintenant la tâche principale de notre section russe du Comintern (SH) d'unifier les travailleurs russes et les paysans pauvres pour préparer la mise en œuvre et la défense de la révolution socialiste armée, dans laquelle nous viendrons à bout de nos conditions de vies misérables. Et nous écraserons la domination détestée de l'état capitaliste, et le dernier et pas le moindre de nos objectifs, nous couperons la branche russe qui est connectée avec le système impérialiste mondial.

C'est cela, et rien d'autre, la tâche du 100ème anniversaire de la Révolution d'Octobre.

Nous organiserons la lutte de classes en Russie autour des trois fronts de classe les plus importants :

1

Relier la lutte économique des ouvriers et des paysans pauvres :

Contre l'exploitation capitaliste, l'esclavage salarié, la détérioration des conditions de travail, le chômage et la réduction des prestations sociales, contre les évictions et expropriations forcées de petits paysans au bénéfice de grands monopoles d'état dans l'agriculture !

Dans le but de surmonter le désastre croissant de la crise capitaliste, le capitalisme russe doit être éliminé.

2

Dans la lutte antifasciste, la corruption de l'état russe doit être combattue - état dans lequel les riches sont privilégiés et les pauvres discriminés. Notre but n'est pas limité à la destruction de l'appareil d'état fasciste et corrompu. Nous luttons aussi pour la destruction de toutes les organisations et idéologies fascistes et social-fascistes de la bourgeoisie. Si la classe ouvrière russe veut remporter la révolution socialiste, nous devons vaincre la contre-révolution russe. Si le peuple russe veut une Russie démocratique, alors il a besoin de la dictature du prolétariat. La lutte actuelle contre le terrorisme sert la bourgeoisie russe uniquement comme un masque, derrière lequel elle dissimule sa lutte de classe contre le prolétariat et les paysans pauvres.

3

L'impérialisme russe est obligé de stabiliser son système d'exploitation et d'oppression dans le but de faire face aux tendances croissantes à l'instabilité, aux convulsions et à l'effondrement final du système impérialiste mondial. Quelle est donc - en revanche - la tâche des révolutionnaires russes ? Le renforcement du front contre l'impérialisme russe à travers des déstabilisations et l'affaiblissement de l'impérialisme russe par tous les moyens !

Dans la lutte contre l'impérialisme, le plus grand dommage possible doit être infligé à l'impérialisme russe dans notre propre pays. La guerre en Ukraine et en Syrie sont des étapes supplémentaires de l'impérialisme russe pour préparer la 3ème guerre mondiale. Quiconque se bat pour vaincre l'impérialisme dans son "propre" pays n'est pas un "traitre à la patrie", ce n'est pas un trotskyste, mais un véritable internationaliste prolétarien, un authentique révolutionnaire mondial, un bolchevique fidèle qui résiste à toute sorte de poison des superpuissances chauviniste de l'idéologie bourgeoise.

Lors de la Grande Guerre Patriotique, le socialisme a été défendu contre les fascistes hitlériens. La défense de la patrie socialiste était alors le devoir de la totalité du prolétariat mondial.

En revanche, l'essence actuelle de l'impérialisme russe ne consiste pas du tout à défendre la patrie socialiste. L'impérialisme russe s'est avéré être la conséquence de la restauration du capitalisme en Union Soviétique. L'impérialisme russe consiste en une tendance militaire, politique et économique à l'expansion (territoriale), pas à la restauration du socialisme mais à la restauration du vieil empire Russe. Son but est la domination mondiale, à savoir exploiter et éliminer les autres peuples dans le but d'accroître le profit maximum.

L'impérialisme russe pointe du doigt les mains sales des autres pays impérialistes, alors qu'ils dissimulent le sang des peuples étrangers qu'ils ont sur leurs propres mains.

Un véritable communiste russe est le plus dangereux ennemi de l'impérialisme russe et nous déclarons catégoriquement au monde entier, de n'être ni du côté des puissances impérialistes occidentales, ni du côté des puissantes impérialistes orientales. Nous, communistes russes, à la place, nous prenons part au front international anti-impérialiste et en solidarité avec les autres peuples qui se battent pour l'abolition révolutionnaire de la TOTALITE du SYSTEME impérialiste mondial - y compris l'impérialisme russe.

De nos jours, la propagande mondiale se mobilise en vue de la préparation de la guerre dans chaque puissance impérialiste. Par essence, c'est une partie de la propagande anti-communiste de la bourgeoisie mondiale contre le prolétariat mondial. Et c'est notre devoir de combattre la propagande anti-communiste de l'impérialisme russe par tous les moyens - y compris contre les néo-révisionnistes de tout bord. La propagande du système impérialiste mondial est la propagande de la bourgeoisie mondiale, laquelle est dirigée principalement contre le prolétariat mondial et la révolution socialiste mondiale. C'est un point crucial. La propagande de Poutine est une partie de l'agenda du système impérialiste mondial et pas seulement dirigée contre le prolétariat russe mais contre le prolétariat du monde entier.

Le pouvoir politique de Poutine n'est pas basé seulement sur le soutien de la bourgeoisie Russe, mais davantage sur la promesse et l'assurance envers tous les autres impérialismes avec lesquels il fait affaire, à savoir de protéger le système impérialiste mondial d'une répétition de la Révolution d'Octobre. Le système impérialiste mondial confie à Poutine la tâche de maintenir et garantir la stabilité de "l'ordre social" en Russie. Et c'est pourquoi Poutine conduit une sévère négociation pour s'approprier des garanties et des concessions du système impérialiste mondial ce qui peut mener à un danger de guerre aggravé. En vérité, nous assistons à la relance du rôle réactionnaire de la Russie, à savoir le renforcement de toute la réaction mondiale (voir : Lénine sur le rôle du tsarisme dans la réaction internationale).

Le front de la propagande du système impérialisme mondial est dirigé contre le prolétariat et les peuples du monde, contre leurs luttes pour la révolution de libération du système impérialiste mondial. Nous nous opposons à cette propagande impérialiste mondiale par notre propre propagande prolétarienne mondiale, fondée sur les enseignements des 5 classiques du marxisme-léninisme. Quiconque veut éliminer la propagande du système impérialiste mondial doit éliminer l'impérialisme mondial lui-même. Mais c'est complètement impossible sans propagande pour la révolution socialiste. Aujourd'hui le Comintern (SH) est la seule force politique en Russie qui promeut un agenda de propagande pour la révolution socialiste.

La section russe du Comintern (SH) est la seule force qui combat l'impérialisme dans son propre pays, en Russie :

Pas pour être un outil volontaire au nom de l'impérialisme rival occidental, mais au nom de la révolution socialiste du prolétariat mondial et de la lutte de libération anti-impérialiste de tous les peuples opprimés et exploités du monde. Quiconque dissimule, tord, ou nie cette vérité est un révisionniste, un social chauviniste, qui essaye de disculper les crimes de l'impérialisme russe cachés derrière un discours "socialiste".

A cette époque, dans le but de transformer notre grande Union Soviétique Staliniste en un pays social-impérialiste, les révisionnistes soviétiques ont été contraints d'assassiner Staline et d'effectuer une brutale campagne de dé-Stalinisation. Aujourd'hui c'est différent. Dans le but de sauver la Russie impérialiste actuelle de sa chute, les néo-révisionnistes utilisent le chapeau magique du "stalinisme" pour dissimuler leurs intentions de superpuissance chauviniste. Le révisionnisme russe a été l'idéologie des fossoyeurs de l'Union Soviétique de Lénine et Staline. Et les néo-révisionnistes d'aujourd'hui jouent au docteur pour sauver l'impérialisme russe agonisant. Les néo-révisionnistes sont l'extincteur de la révolution socialiste en Russie.

On ne peut sauver l'impérialisme russe, ni par des moyens du parlementarisme ou par la voie ouverte du fascisme, ni par les moyens du révisionnisme et du social-fascisme. Soit nous chutons avec l'impérialisme russe, soit nous suivons la Révolution d'Octobre et nous écrasons à nouveau l'impérialisme russe - il n'y a pas d'autre solution et il n'y aura pas d'autre solution pour la Section Russe du Comintern (SH).

La célébration de notre jour de la victoire sera toujours détournée dans l'intérêt de l'impérialisme russe aussi longtemps que l'impérialisme russe existera. Cependant, l'état impérialiste russe ne peut être rien d'autre qu'un ennemi de l'état socialiste. Ainsi, si l'impérialisme russe célèbre le 9 mai 1945, alors ce n'est pas dans l'intérêt du socialiste, pas dans l'intérêt du prolétariat, pas dans l'intérêt de la paix, mais uniquement dans l'intérêt de l'impérialisme, dans l'intérêt de la bourgeoisie monopoliste et de ses guerres prédatrices.

Le 9 mai 1945, l'Union Soviétique Socialiste de Lénine et Staline célébrait la victoire sur le fascisme hitlérien. Cependant, le 9 mai 2017, l'impérialisme russe, anti-communiste, sous le tsar Poutine, manifeste sa puissance à la vue de toutes les autres puissances impérialistes. Le 9 mai 2017 est un symbole du nationalisme et du chauvinisme de la bourgeoisie russe. Poutine crie : "la Russie d'abord" et il récupère faussement tous les lauriers du jour de la victoire. Trump crie : "l'Amérique d'abord". Mais nous, communistes, nous répondons :

"L'internationalisme prolétarien d'abord !"

"Solidarité avec la totalité des exploités et des opprimés dans le monde d'abord !"

"La révolution mondiale d'abord !"

"Le communisme mondial d'abord !"

Quiconque ne veut pas voir cette différence irréconciliable entre la Russie passée et présente - entre le socialisme d'hier et l'impérialisme d'aujourd'hui - ne peut pas être un véritable défenseur de l'Union Soviétique de Lénine et Staline. Les organisations néo-révisionnistes en Russie sont antifascistes dans les mots et fascistes dans les actes - à savoir social-fascistes, ennemis du prolétariat et de la révolution prolétarienne, à la botte de l'impérialisme russe.

Quiconque est réellement conscient de la signification communiste du jour de la victoire doit lever haut l'internationalisme prolétarien et combattre l'impérialisme russe jusqu'à sa complète destruction. Même après 100 ans, la Révolution d'Octobre enseigne la destruction de la dictature de la bourgeoisie et l'établissement de la dictature du prolétariat. Tout le reste est trahison révisionniste, que nous démasquons et combattons.

Vive la révolution socialiste mondiale

- le seul chemin pour sauver le monde du capitalisme, de la guerre et du fascisme !

Quiconque soutient le système impérialiste mondial périra dans le système impérialiste mondial !

Quiconque soutient l'impérialisme russe périra dans l'impérialisme russe !

Il y a cent ans, l'avenir de la Russie était dans l'internationalisme prolétarien et la lutte pour le socialisme mondial !

Aujourd'hui, exactement comme il y a 100 ans, l'avenir de la Russie réside entre les mains de la classe ouvrière et des paysans pauvres.

Pour le socialisme mondial, sous la bannière des 5 classiques du marxisme-léninisme, sous la direction de notre Section Russe du Comintern (SH) !

Vive le 9 mai 1945 !

Complétons l'héritage du jour de la victoire par une lutte pour empêcher la troisième guerre mondiale !

Vive notre Section Russe !

Vive le Comintern (SH) !

Section Russe du Comintern (SH)

9 Mai 2017

Merci pour la traduction

 

 

 

2015

 

Message du Komintern (SH)

 Vive le 09 Mai 1945 ! 

Vive l'Armée rouge victorieuse guidé par le grand maréchal Staline invincible!

Le camarade Staline était le plus grand général de la révolution socialiste mondiale sur le champ de bataille de la Grande Guerre patriotique.

Apprendre du camarade Staline signifie: apprendre à être victorieux - brillamment prouvé par la victoire du 9 mai 1945.

Cette grande victoire ne se limitait pas à la destruction complète du fascisme hitlérien. Il était beaucoup plus que cela.

Le 9 mai 1945 fut la plus grande victoire du prolétariat mondial au cours de la bourgeoisie mondiale dans la période de l'impérialisme mondial et la révolution socialiste mondiale, une victoire du socialisme sur le capitalisme, à savoir à l'échelle internationale.

La victoire sur le fascisme hitlérien a ouvert la voie vers la victoire du socialisme mondial sur l'impérialisme mondial sur la base de la création du puissant camp mondial stalinien.

Le 9 mai 1945 est connu au jour de la victoire de la Grande Guerre patriotique, qui est célébrée par le prolétariat et toutes les classes opprimées et exploitées monde.

La patrie des peuples soviétiques était aussi la patrie de l'ensemble du prolétariat mondial, et donc défendu par la guerre de libération antifasciste à l'échelle internationale.

Le 9 mai 1945 est le jour de la victoire de toutes les classes exploitées et opprimées qui ont souffert sous le joug du fascisme.

Le 9 mai 1945 prouve que la victoire des classes opprimées et exploitées sur le fascisme est invincible si unis sous la direction du stalinisme.

Cependant, la défaite du fascisme ne fut que temporaire - causée par la trahison des révisionnistes modernes. Les impérialistes ne sont pas en mesure de vaincre le seul pays socialiste dans le monde en tuant des millions de personnes. Cela n'a été possible grâce à la collaboration avec les ennemis intérieurs de l'URSS - les révisionnistes modernes.

Le 9 mai 1945 nous apprend que le prolétariat mondial ne peut être victorieux sur le fascisme si elle bat simultanément sociale-fascisme qui à la fois ouvre la voie vers le fascisme et la restauration du fascisme.

Par conséquent, le camarade défendre Staline et l'Armée rouge, défendre la paix du monde d'aujourd'hui, que peut signifier rien d'autre que la création de l'armée rouge mondiale des classes opprimées et exploitées sous la direction du prolétariat mondial pour la destruction complète de l'impérialisme mondial comme source de le fascisme et le social-fascisme.

Le fascisme et le social-fascisme ne peut être vaincu par l'élimination de l'impérialisme et le social-impérialisme.

La défaite finale du fascisme et du social-fascisme ne peut être garantie par la révolution socialiste mondiale et la construction du socialisme mondial.

Les guerres impérialistes sont l'expression de la redivision indispensable du monde grâce à des mesures extrêmes de l'accomplissement de la loi de l'impérialisme - à savoir un maximum de profit par le sang de millions de personnes.

La lutte anti-fasciste est seulement victorieuse si elle est fondée sur la armement des anti-fascistes.

Histoire a prouvé que le fascisme ne peut être surmontée pacifiquement au moyen du pacte avec la bourgeoisie - à savoir «voie pacifique vers le socialisme" par le biais de l'avant du peuple.

Cette expérience a échoué historiquement et ceux qui veulent répéter cet échec du front du peuple, ne sont que des anti-fascistes dans les mots, mais les sociaux-fascistes dans les actes.

Toute la fusion des partis sociaux-démocrates et les partis communistes a conduit au social-fascisme. Seul le PCUS et du PTA ont lutté avec succès contre la co-existence pacifique ou même fusion du bolchevisme et menchevisme.

Seul le parti communiste qui est guidé par le bolchevisme est en mesure d'entraver le développement vers fascisme et social-fascisme, est en mesure de vaincre le fascisme et le social-fascisme, est en mesure de faire obstacle au retour du fascisme et du social-fascisme.

Et aussi la fusion des partis révisionnistes et néo-révisionnistes avec les partis communistes conduira inévitablement au même résultat - le fascisme et le social-fascisme.

Albanie a réussi à transformer la guerre anti-fasciste en révolution socialiste et l'édification du socialisme. Ce sont les enseignements anti-fascistes que nous avons appris du camarade Enver Hoxha.

La mise en œuvre des enseignements anti-fascistes du Stalinisme-Hoxhaisme cela signifie:

armé lutte antifasciste / antisocial-fasciste à l'échelle mondiale et sa transition à la révolution socialiste mondiale armé.

Seulement sur la base du Stalinisme-Hoxhaisme nous allons gagner sur le fascisme et le social-fascisme à l'échelle du monde, aujourd'hui.

Par conséquent, nous devons renforcer le mouvement mondial stalinienne-Hoxhaist.

Par conséquent, nous devons le Komintern (SH) et des sections dans tous les pays pour la propagation et le recrutement de l'antifasciste, armée mondiale anti-impérialiste et son développement envers l'armée rouge socialiste du prolétariat mondial.

Seulement à l'époque avènement du socialisme mondial de l'élimination de l'inéluctabilité des guerres impérialistes sont garantis, mais pas leur caractère évitable. Tant que les classes existent, le danger de la restauration des guerres impérialistes ne peut être exclu. La paix est une question de lutte de classe qui se poursuit tant que les classes existent - même dans la période de la dictature du prolétariat mondial.

Par conséquent, la paix de l'humanité a besoin de la dictature armée anti-fasciste et anti-impérialiste du prolétariat du monde pendant toute la période socialiste entre l'époque du capitalisme et le communisme.

A bas la propagande anti-communiste de la bourgeoisie mondiale

et bourgeois-révisionniste falsification de l'histoire à l'occasion du 9 Mai 1945!

APPRENNEZ DU GÉNÉRALISSIME STALINE!

PROLÉTARIAT MONDIALE

- UNITE TOUS LES PAYS CONTRA LE FASCISME ET LE SOCIAL-FASCISME!

GUERRE CIVILE CONTRE IMPERIALISTE GUERRE!

VIVE LA RÉVOLUTION SOCIALISTE DU MONDE!

VIVE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT MONDIALE!

 Vive le 09 Mai 1945!

 

 

 

 

 

 

 

Des soldats de l'armée rouge hissent le drapeau rouge sur le Reichstag 

 

 

 

 

 


 

Enver Hoxha - Avec Staline


Tous les communistes, qui luttaient contre le capitalisme mondial aux quatre coins de la terre, furent

traités par la bourgeoisie et par les renégats du marxisme-léninisme d'«agents» de l'Union soviétique et

de Staline. Mais les communistes étaient des gens honnêtes, ils n'étaient les agents de personne, ils

étaient seulement de fidèles tenants de la doctrine de Marx, Engels, Lénine et Staline. Ils soutenaient

l'Union soviétique, car ils voyaient dans sa politique un grand appui pour le triomphe des idées

communistes, ils voyaient l'exemple lumineux à suivre pour mener la lutte, et le sens dans lequel il

fallait diriger ses efforts pour gagner bataille sur bataille, pour vaincre les ennemis, secouer le joug du

pouvoir du capital et mettre sur pied le régime social nouveau, socialiste.

Cependant que le capitalisme mondial, en tant qu'ancien régime en décomposition, s'affaiblissait, le

socialisme en Union soviétique, en tant qu'ordre nouveau de l'avenir, triomphait et devenait un appui

toujours plus puissant de la révolution mondiale. Dans ces circonstances, le capitalisme devait

absolument employer tous les moyens pour frapper à mort le grand Etat socialiste des prolétaires, qui

montrait au monde la voie pour échapper à l'exploitation, et c'est pour cela que les capitalistes

préparèrent et déclenchèrent la Seconde Guerre mondiale. Ils mirent sur pied, appuyèrent,

encouragèrent et armèrent les hitlériens pour la «guerre contre le bolchévisme», contre l'Union

soviétique et pour réaliser leur rêve de l'«espace vital» vers l'Est. L'Union soviétique comprit le danger

qui la menaçait. Staline était vigilant, il connaissait bien les calomnies montées contre lui par la

bourgeoisie capitaliste internationale, selon lesquelles il ne combattait pas le nazisme et le fascisme

grandissants, il savait que c'était là un slogan naturel de cette bourgeoisie et de la cinquième colonne

hitlérienne pour tromper l'opinion publique et réaliser leurs plans d'agression contre l'Union

soviétique.

Le fascisme fut à juste titre qualifié par le VIIe Congrès du Komintern en 1935 de plus grand ennemi

des peuples dans les circonstances concrètes de l'époque. Ce congrès, sur l'initiative directe de Staline,

avait lancé le mot d'ordre du front populaire antifasciste commun, qu'il fallait créer dans chaque pays,

pour démasquer les plans et les menées agressives et rapaces des Etats fascistes et dresser les peuples

contre ces plans et ces menées, afin de conjurer la nouvelle guerre impérialiste qui menaçait le monde.

Jamais, à aucun moment, Staline n'oublia le danger qui pesait sur l'Union soviétique. A tout instant il

lutta avec fermeté et donna des directives très claires pour que le parti se trempe en vue des luttes à

venir, pour que les peuples soviétiques se fondent en une unité marxiste-léniniste d'acier, que

l'économie soviétique se consolide dans la voie socialiste, que la défense de l'Union soviétique se

renforce de moyens matériels et de cadres, et qu'elle se dote d'une stratégie révolutionnaire et de

tactiques révolutionnaires. Staline indiquait et démontrait, par des faits tirés de la vie même, que les

impérialistes sont des fauteurs de guerre et que l'impérialisme est porteur de guerres de rapine, aussi

conseillait-il aux hommes de ne jamais relâcher leur vigilance et d'être constamment préparés contre

toute action des nazis hitlériens, des fascistes italiens et des militaristes japonais, en même temps que

des autres puissances capitalistes mondiales. La parole de Staline était une parole d'or, c'est sur elle

que se guidaient désormais les prolétaires et les peuples du monde.

Staline proposa aux gouvernements des grands pays capitalistes d'Europe occidentale de conclure une

alliance contre le fléau hitlérien, mais ces gouvernements rejetèrent cette proposition, allant même

jusqu'à violer leurs anciennes alliances avec l'Union soviétique, dans l'espoir que les hitlériens

extirperaient le «germe du bolchévisme» et leur tireraient les marrons du feu.

Face à cette situation sérieuse, lourde de dangers, et dans l'incapacité de convaincre les gouvernants

des prétendues démocraties occidentales de conclure une alliance antifasciste commune, Staline jugea

opportun de chercher à retarder la guerre contre l'Union soviétique, afin de gagner le temps nécessaire

pour renforcer encore sa défense. C'est à cette fin qu'il signa le pacte de non-agression avec

l'Allemagne. Ce pacte devait servir de modus vivendi pour éloigner provisoirement le danger, car

Staline se rendait bien compte des desseins agressifs des hitlériens, il s'était préparé et continuait de se

préparer contre eux.

De nombreux politiciens et historiens bourgeois et révisionnistes disent et écrivent que l'agression

hitlérienne aurait trouvé l'Union soviétique non préparée et ils en rejettent la faute sur Staline ! Or les

faits réfutent cette calomnie. On sait que l'Allemagne hitlérienne, en Etat agresseur qu'elle était,

violant lâchement et en pirate le Pacte de non-agression, profita de l'effet de surprise stratégique et de

la supériorité numérique des forces très considérables, se montant à quelque 200 divisions, les siennes

et celles de ses alliés, dont elle disposait pour les jeter dans une «guerre-éclair», qui devait lui

permettre, selon les plans d'Hitler, de vaincre l'Union soviétique et de la mettre à bas en pas plus de

deux mois !

Mais on sait bien aussi ce qui se produisit en réalité. La «guerre-éclair», victorieuse partout ailleurs en

Europe occidentale, échoua à l'Est. L'Armée rouge, pourvue d'arrières très solides grâce à l'appui des

peuples soviétiques, réussit, tout en battant en retraite, à épuiser les forces de l'ennemi pour ensuite les

clouer, puis passer à la contre-attaque, les écraser en leur assenant des coups successifs, et finir par

contraindre l'Allemagne hitlérienne à capituler sans conditions. L'histoire a désormais fixé à jamais le

rôle décisif de l'Union soviétique dans l'écrasement de l'Allemagne hitlérienne et l'anéantissement du

fascisme en général dans la Seconde Guerre mondiale.

Comment le plan d'Hitler de la «guerre-éclair» contre l'Union soviétique aurait-il pu échouer, et celleci

aurait-elle pu jouer un si grand rôle pour sauver l'humanité de la servitude fasciste, si l'U.R.S.S. ne

s'était pas préparée intensément à assurer sa défense, si le régime socialiste, qui eut à supporter le plus

grand poids de la Seconde Guerre mondiale, n'avait pas fait preuve d'une force et d'une vitalité d'acier

? Comment ces victoires peuvent-elles être dissociées du rôle extraordinaire que Staline a joué tant

dans la préparation du pays pour faire face à l'agression impérialiste, que dans la destruction de

l'Allemagne hitlérienne et dans la victoire historique sur le fascisme ? Toute tentative diabolique des

révisionnistes khrouchtchéviens pour dissocier Staline du Parti et du peuple soviétique quant au rôle

décisif de l'Etat socialiste dans cette victoire, se réduit en poussière face à la réalité historique,

qu'aucune force ne peut contrecarrer, ternir et encore moins effacer.

La guerre des peuples soviétiques, avec Staline à leur tête, conduisit à la libération de toute une série

de pays et de peuples de la servitude nazie, elle eut pour conséquence l'instauration de la démocratie

populaire dans plusieurs pays d'Europe de l'Est, elle donna une puissante impulsion aux guerres de

libération nationale, anti-impérialistes et anticolonialistes, elle entraîna la désagrégation et

l'effondrement du système colonial, la création dans le monde d'un nouveau rapport de forces à

l'avantage du socialisme et de la révolution.

Khrouchtchev accusa impudemment Staline d'avoir été un homme «renfermé», qui ne connaissait soidisant

pas la situation en Union soviétique et les situations dans le monde, qui ignorait où se trouvaient

les unités de l'Armée rouge, et de les avoir dirigées en se guidant sur un globe terrestre scolaire !

Les mérites incontestables de Staline ont contraint même des chefs de file du capitalisme mondial

comme Churchill, Roosevelt, Truman, Eden, Montgomery, Hopkins et d'autres, à y rendre hommage,

sans égard au fait que ceux-ci ne cachaient pas leur hostilité à la politique et à l'idéologie marxistesléninistes

ni à Staline lui-même. J'ai lu leurs mémoires et j'ai vu que ces chefs du capitalisme parlent

de Staline avec respect comme d'un homme d'Etat et d'un stratège militaire, ils le qualifient de grand

homme «doué d'un sens stratégique étonnant», d'«une intelligence sans pareille dans la rapide

compréhension des problèmes». Churchill a dit de Staline : «... Je respecte ce grand et excellent

homme... Très peu de gens au monde eussent pu comprendre ainsi, en si peu de minutes, les arguments

parmi lesquels nous nous débattions depuis plusieurs mois. Il avait tout saisi en un éclair».

Les khrouchtchéviens ont voulu faire accroire que ce ne fut pas Staline, mais eux, qui ont guidé la

Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique contre le nazisme! Mais l'on sait bien que, pendant ce

temps, ils étaient tapis à l'ombre de Staline, à qui ils chantaient des hymnes hypocrites, en disant:

«C'est au grand Staline que nous devons toutes nos victoires et nos succès» etc., alors qu'ils se

préparaient à liquider ces victoires. Les hymnes véritables, qui sortaient des coeurs, étaient chantés par

les glorieux soldats soviétiques, qui, avec le nom de Staline sur les lèvres, soutenaient tout le poids des

batailles historiques.

Les communistes et le peuple albanais ont senti très fort et de près (bien qu'ils fussent très loin de

l'Union soviétique), le grand rôle de Staline aux moments les plus graves que traversait notre pays au

cours de l'occupation fasciste italienne et allemande, lorsque se décidait le sort de notre patrie, savoir

si elle resterait dans la servitude ou accéderait à la liberté et à la lumière. Dans les journées les plus

pénibles de la guerre, Staline nous était toujours proche. Il raffermissait nos espoirs, nous éclairait la

perspective, trempait nos coeurs et nos volontés, fortifiait notre foi en la victoire. Souvent les derniers

mots de communistes, de patriotes, de partisans albanais qui faisaient don de leur vie sur le champ de

bataille, devant le gibet, ou le peloton d'exécution de l'ennemi, étaient «Vive le Parti communiste !»,

«Vive Staline!». Plus d'une fois, les balles de l'ennemi, en transperçant les coeurs des fils et des filles

de notre peuple, transperçaient en même temps des oeuvres de Staline, qu'ils gardaient comme un

précieux trésor dans leur sein.

En dépit des efforts manifestes ou camouflés des ennemis intérieurs et extérieurs de l'Union soviétique

pour saboter le socialisme après la Seconde Guerre mondiale, la juste politique stalinienne donnait le

ton aux grands problèmes internationaux. Le pays des Soviets, affamé par la guerre, et qui avait laissé

sur les champs de bataille 20 millions d'hommes, fut reconstruit avec une rapidité stupéfiante. Ce

grand travail fut accompli par le peuple soviétique, par la classe ouvrière et par la paysannerie

kolkhozienne guidés par le Parti bolchevik et le grand Staline.

 

 

 

* * *

"L'esprit de Lénine et sa bannière victorieuse nous incitent à la guerre patriotique de la même façon qu'il y a 23 ans."

I. STALINE

J. V. STALIN

 

 

Oeuvres - Tome XVI

1941_1949

 

 

Discours radiodiffusé de Staline du 3 juillet 1941

 

Camarades ! Citoyens ! Frères et Soeurs ! Combattants de notre armée et de notre flotte !

Je m’adresse a vous, mes amis !

La perfide agression militaire de l’Allemagne hitlérienne, commencée le 22 juin, se poursuit contre notre Patrie.

Malgré la résistance héroïque de l’Armée rouge, et bien que les meilleures divisions de l’ennemi et les unités les meilleures de son aviation aient déjà été défaites et aient trouvé la mort sur les champs de bataille, l’ennemi continue a se ruer en avant, jetant sur le front des forces nouvelles.

Les troupes hitlériennes ont pu s’emparer de la Lituanie, d’une grande partie de la Lettonie, de la partie ouest de la Biélorussie, d’une partie de l’Ukraine occidentale.

L’aviation fasciste étend l’action de ses bombardiers, en soumettant au bombardement Mourmansk, Orcha, Moguilev, Smolensk, Kiev, Odessa, Sebastopol.

Un grave danger pèse sur notre Patrie.

Comment a-t-il pu se faire que notre glorieuse Armée rouge ait abandonné aux troupes fascistes une série de nos villes et régions ?

Les troupes fascistes allemandes sont-elles vraiment invincibles comme le proclament sans cesse a cor et a cri les propagandistes fascistes fanfarons ? Non, bien sûr.

L’histoire montre qu’il n’a jamais existé et qu’il n’existe pas d’armées invincibles.

On estimait que l’armée de Napoléon était invincible.

Mais elle a été battue successivement par les troupes russes, anglaises, allemandes.

L’armée allemande de Guillaume, au cours de la première guerre impérialiste, était également considérée comme une armée invincible ; mais elle s’est vu infliger mainte défaite par les troupes russes et anglo-françaises, et elle a été finalement battue par les troupes anglo-françaises.

Il faut en dire autant de l’actuelle armée allemande fasciste de Hitler.

Elle n’avait pas encore rencontré de sérieuse résistance sur le continent européen.

C’est seulement sur notre territoire qu’elle a rencontré une résistance sérieuse.

Et si a la suite de cette résistance les meilleures divisions de l’armée fasciste allemande ont été battues par notre Armée rouge, c’est que l’armée fasciste hitlérienne peut également être battue et le sera comme le furent les armées de Napoléon et de Guillaume.

Qu’une partie de notre territoire se soit néanmoins trouvée envahie par les troupes fascistes allemandes, cela s’explique surtout par le fait que la guerre de l’Allemagne fasciste contre l’URSS a été déclenchée dans des conditions avantageuses pour les troupes allemandes et désavantageuses pour les troupes soviétiques.

En effet, les troupes de l’Allemagne, comme pays menant la guerre, avaient été entièrement mobilisées.

170 divisions lancées par l’Allemagne contre l’UPSS et amenées aux frontières de ce pays se tenaient entièrement prêtes, n’attendant que le signal pour se mettre en marche.

Tandis que, pour les troupes soviétiques, il fallait encore les mobiliser et les amener aux frontières.

Chose très importante encore, c’est que l’Allemagne fasciste a violé perfidement et inopinément le pacte de non-agression conclu, en 1939, entre elle et l’URSS sans vouloir tenir compte qu’elle serait regardée par le monde entier comme l’agresseur.

On conçoit que notre pays pacifique, qui ne voulait pas assumer l’initiative de la violation du pacte, ne pouvait s’engager sur ce chemin de la félonie.

On peut nous demander : comment a-t-il pu se faire que le Gouvernement soviétique ait accepté de conclure un pacte de non-agression avec des félons de cette espèce et des monstres tels que Hitler en Ribbentrop ?

Le Gouvernement soviétique n’a-t-il pas en l’occurrence commis une erreur ?

Non, bien sûr.

Le pacte de non-agression est un pacte de paix entre deux Etats.

Et c’est un pacte de ce genre que l’Allemagne nous avait proposé en 1939.

Le Gouvernement soviétique pouvait-il repousser cette proposition ?

Je pense qu’aucun Etat pacifique ne peut refuser un accord de paix avec une Puissance voisine, même si a la tête de cette dernière se trouvent des monstres et des cannibales comme Hitler et Ribbentrop.

Cela, bien entendu, a une condition expresse : que l’accord de paix ne porte atteinte, ni directement ni indirectement, a l’intégrité territoriale, a l’indépendance et a l’honneur de l’Etat pacifique.

On sait que le pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS était justement un pacte de ce genre.

Qu’avons-nous gagné en concluant avec l’Allemagne un pacte de non-agression ?

Nous avons assuré a notre pays la paix pendant un an et demi et la possibilité de préparer nos forces a la riposte au cas où l’Allemagne fasciste se serait hasardée a attaquer notre pays en dépit du pacte.

C’est la un gain certain pour nous et une perte pour l’Allemagne fasciste.

Qu’est-ce que l’Allemagne fasciste a gagné et qu’est-ce qu’elle a perdu, en rompant perfidement le pacte et en attaquant l’URSS ?

Elle a obtenu ainsi un certain avantage pour ses troupes pendant un court laps de temps, mais elle a perdu au point de vue politique, en se démasquant aux yeux du monde comme un agresseur sanglant.

Il est hors de doute que cet avantage militaire de courte durée n’est pour l’Allemagne qu’un épisode, tandis que l’immense avantage politique de l’URSS est un facteur sérieux et durable, appelé a favoriser les succès militaires décisifs de l’Armée rouge dans la guerre contre l’Allemagne fasciste.

Voila pourquoi toute notre vaillante armée, toute notre vaillante flotte navale, tous nos aviateurs intrépides, tous les peuples de notre pays, tous les meilleurs hommes d’Europe, d’Amérique et d’Asie, enfin tous les meilleurs hommes de l’Allemagne flétrissent l’action perfide des fascistes allemands et sympathisent avec le Gouvernement soviétique, approuvent la conduite du Gouvernement soviétique et se rendent compte que notre cause est juste, que l’ennemi sera écrasé, et que nous vaincrons.

La guerre nous ayant été imposée, notre pays est entré dans un combat a mort avec son pire et perfide ennemi, le fascisme allemand. Nos troupes se battent héroïquement contre un ennemi abondamment pourvu de chars et d’aviation.

L’Armée et la Flotte rouges, surmontant de nombreuses difficultés, se battent avec abnégation pour chaque pouce de terre soviétique.

Les forces principales de l’Armée rouge, pourvues de milliers de chars et d’avions, entrent en action. La vaillance des guerriers de l’Armée rouge est sans exemple. La riposte que nous infligeons a l’ennemi s’accentue et se développe. Aux côtés de l’Armée rouge le peuple soviétique tout entier se dresse pour la défense de la Patrie.

Que faut-il pour supprimer le danger qui pèse sur notre Patrie et quelles mesures faut-il prendre pour écraser l’ennemi ?

Il faut tout d’abord que nos hommes, les hommes soviétiques, comprennent toute la gravité du danger qui menace notre pays et renoncent a la quiétude et a l’insouciance, a l’état d’esprit qui est celui du temps de la construction pacifique, état d’esprit parfaitement compréhensible avant la guerre, mais funeste aujourd’hui que la guerre a radicalement changé la situation.

L’ennemi est cruel, inexorable.

Il s’assigne pour but de s’emparer de nos terres arrosées de notre sueur, de s’emparer de notre blé et de notre pétrole, fruits de notre labeur.

Il s’assigne pour but de rétablir le pouvoir des grands propriétaires fonciers, de restaurer le tsarisme, d’anéantir la culture et l’indépendance nationales des Russes, Ukrainiens, Bièlorussiens, Lituaniens, Lettons, Estoniens, Ouzbeks, Tatars, Moldaves, Géorgiens, Arméniens, Azerbaidjans et autres peuples libres de l’Union soviétique ; de les germaniser, d’en faire les esclaves des princes et des barons allemands.

Il s’agit ainsi de la vie ou de la mort de l’Etat soviétique, de la vie ou de la mort des peuples de l’URSS ; il s’agit de la liberté ou de la servitude des peuples de l’Union soviétique.

Il faut que les hommes soviétiques le comprennent et cessent d’être insouciants ; qu’ils se mobilisent et réorganisent tout leur travail selon un mode nouveau, le mode militaire, qui ne ferait pas quartier a l’ennemi.

Il faut aussi qu’il n’y ait point de place dans nos rangs pour les pleurnicheurs et les poltrons, les semeurs de panique et les déserteurs ; que nos hommes soient exempts de peur dans la lutte et marchent avec abnégation dans notre guerre libératrice pour le salut de la Patrie, contre les asservisseurs fascistes.

Le grand Lénine, qui a créé notre Etat, a dit que la qualité essentielle des hommes soviétiques doit être le courage, la vaillance, l’intrépidité dans la lutte, la volonté de se battre aux côtés du peuple contre les ennemis de notre Patrie.

Il faut que cette excellente qualité bolchevique devienne celle des millions et des millions d’hommes de l’Armée rouge, de notre Flotte rouge et de tous les peuples de l’Union soviétique.

Il faut immédiatement réorganiser tout notre travail sur le pied de guerre, en subordonnant toutes choses aux intérêts du front et a l’organisation de l’écrasement de l’ennemi.

Les peuples de l’Union soviétique voient maintenant que le fascisme allemand est inexorable dans sa rage furieuse et dans sa haine contre notre Patrie qui assure a tous les travailleurs le travail libre et le bien-être.

Les peuples de l’Union soviétique doivent se dresser pour la défense de leurs droits, de leur terre, contre l’ennemi.

L’Armée et la Flotte rouges ainsi que tous les citoyens de l’Union soviétique doivent défendre chaque pouce de la terre soviétique, se battre jusqu’à la dernière goutte de leur sang pour nos villes et nos villages, faire preuve de courage, d’initiative et de présence d’esprit, - toutes qualités propres a notre peuple.

Il nous faut organiser une aide multiple a l’Armée rouge, pourvoir a son recrutement intense, lui assurer le ravitaillement nécessaire, organiser le transport rapide des troupes et des matériels de guerre, prêter un large secours aux blessés.

Il nous faut affermir l’arrière de l’Armée rouge, en subordonnant a cette oeuvre tout notre travail ; assurer l’intense fonctionnement de toutes les entreprises ; fabriquer en plus grand nombre fusils, mitrailleuses, canons, cartouches, obus, avions ; organiser la protection des usines, des centrales électriques, des communications téléphoniques et télégraphiques ; organiser sur place la défense antiaérienne.

II nous faut organiser une lutte implacable contre les desorganisateurs de I’arrière, les déserteurs, les semeurs de panique, les propagateurs de bruits de toutes sortes, anéantir les espions, les agents de diversion, les parachutistes ennemis en apportant ainsi un concours rapide a nos bataillons de chasse.

Il ne faut pas oublier que l’ennemi est perfide, rusé, expert en l’art de tromper et de répandre de faux bruits.

De tout cela il faut tenir compte et ne pas se laisser prendre a la provocation.

Il faut immédiatement traduire devant le Tribunal militaire, sans égard aux personnalités, tous ceux qui, semant la panique et faisant preuve de poltronnerie, entravent l’oeuvre de la défense.

En cas de retraite forcée des unités de l’Armée rouge, il faut emmener tout le matériel roulant des chemins de fer, ne pas laisser a l’ennemi une seule locomotive ni un seul wagon ; ne pas laisser a l’ennemi un seul kilogramme de blé, ni un litre de carburant.

Les kolkhoziens doivent emmener tout leur bétail, verser leur blé en dépôt aux organismes d’Etat qui l’achemineront vers les régions de l’arrière.

Toutes les matières de valeur, y compris les métaux non ferreux, le blé et le carburant qui ne peuvent être évacués doivent être absolument détruites.

Dans les régions occupées par l’ennemi il faut former des détachements de partisans a cheval et a pied, des groupes de destruction pour lutter contre les unités de l’armée ennemie, pour attiser la guérilla en tous lieux, pour faire sauter les ponts et les routes, détériorer les communications téléphoniques et télégraphiques, incendier les forêts, les dépôts, les convois.

Dans les régions envahies il faut créer des conditions insupportables pour l’ennemi et tous ses auxiliaires, les poursuivre et les détruire a chaque pas, faire échouer toutes les mesures prises par l’ennemi.

On ne peut considérer la guerre contre l’Allemagne fasciste comme une guerre ordinaire.

Ce n’est pas seulement une guerre qui se livre entre deux armées. C’est aussi la grande guerre du peuple soviétique tout entier contre les troupes fascistes allemandes.

Cette guerre du peuple pour le salut de la Patrie, contre les oppresseurs fascistes, n’a pas seulement pour objet de supprimer le danger qui pèse sur notre pays, mais encore d’aider tous les peuples d’Europe qui gémissent sous le joug du fascisme allemand.

Nous ne serons pas seuls dans cette guerre libératrice.

Nos fidèles alliés dans cette grande guerre, ce sont les peuples de l’Europe et de l’Amérique y compris le peuple allemand qui est asservi par les meneurs hitlériens.

Notre guerre pour la liberté de notre Patrie se confondra avec la lutte des peuples d’Europe et d’Amérique pour leur indépendance, pour les libertés démocratiques.

Ce sera le front unique des peuples qui s’affirment pour la liberté contre l’asservissement et la menace d’asservissement de la part des armées fascistes de Hitler.

Ceci étant, le discours historique prononcé par le Premier ministre de Grande-Bretagne, Monsieur Churchill, sur l’aide a prêter a l’Union soviétique et la déclaration du gouvernement des Etats-Unis se disant prêt a accorder toute assistance a notre pays ne peuvent susciter qu’un sentiment de reconnaissance dans le coeur des peuples de l’Union soviétique ; ce discours et cette déclaration sont parfaitement compréhensibles et significatifs.

Camarades, nos forces sont incalculables.

L’ennemi présomptueux s’en convaincra bientôt.

Aux côtés de l’Armée rouge se lèvent des milliers d’ouvriers, de kolkhoziens et d’intellectuels pour la guerre contre l’agresseur.

On verra se lever les masses innombrables de notre peuple.

Déjà les travailleurs de Moscou et de Leningrad, pour appuyer l’Armée rouge, ont entrepris d’organiser une milice populaire forte de milliers et de milliers d’hommes.

Cette milice populaire, il faut la créer dans chaque ville que menace le danger d’une invasion ennemie ; il faut dresser pour la lutte tous les travailleurs qui offriront leurs poitrines pour défendre leur liberté, leur honneur, leur pays, dans notre guerre contre le fascisme allemand, pour le salut de la Patrie.

Afin de mobiliser rapidement toutes les forces des peuples de l’URSS, en vue d’organiser la riposte a l’ennemi qui a attaqué perfidement notre Patrie, il a été formé un Comité d’Etat pour la Défense, qui détient maintenant la plénitude du pouvoir dans le pays.

Le Comité d’Etat pour la Défense a commencé son travail, il appelle le peuple entier a se rallier autour du Parti de Lénine et de Staline, autour du Gouvernement soviétique, pour soutenir avec abnégation l’Armée et la Flotte rouges, pour écraser l’ennemi, pour remporter la victoire.

Toutes nos forces pour le soutien de notre héroïque Armée rouge, de notre glorieuse Flotte rouge !

Toutes les forces du peuple pour écraser l’ennemi !

En avant vers notre victoire !

 

 

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