L’Internationale paysanne rouge

 

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première section

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fondée le 28 mai 2019

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2020

Vive l'Internationale paysanne rouge !

 

 

 

Programme Agricole du Parti Ouvrier

Élaboré par le 10e Congrès national du Parti ouvrier, tenu à Marseille du 24 au 27 septembre 1892 et complété par le 12° Congrès national du Parti, tenu à Nantes du 14 au 17 septembre 1894

 

J.V. Staline,

dans « Les principes du Léninisme »

« D’aucuns pensent que la base, le point de départ du léninisme est la question de la paysannerie, de son rôle, de son importance. C’est là une opinion erronée. La question fondamentale du léninisme, son point de départ est la question de la dictature du prolétariat, des conditions de son établissement et de sa consolidation. La question paysanne, en tant que question de la recherche d’un allié pour le prolétariat dans sa lutte pour le pouvoir, n’en est qu’un corollaire. […] La question paysanne est partie de la question générale de la dictature du prolétariat et, comme telle, représente une des questions les plus importantes du léninisme. » J.V. Staline, dans « Les principes du Léninisme ».

"Une paysannerie qui a traversé trois révolutions, qui a lutté contre le tsar et le pouvoir de la bourgeoisie avec le prolétariat et sous sa direction, et qui a reçu la terre et la paix grâce à la révolution prolétarienne, est devenue un auxiliaire fidèle du prolétariat. […] Le léninisme a raison de considérer les masses paysannes comme la réserve du prolétariat. Le prolétariat au pouvoir peut et doit utiliser celle-ci pour souder l’industrie à l’économie rurale et poser solidement les fondations de l’économie socialiste. »

(Staline, « Les Principes du Léninisme »)

 

L’Internationale paysanne rouge, cette organisation internationale communiste dédiée aux paysans, est la mise en pratique d’une base importante de la théorie des léninistes. En effet, pour ces derniers, l’alliance entre la classe ouvrière et la paysannerie est une condition indispensable à la réussite de la révolution socialiste, et par la suite de l’édification socialiste.

Voici ce que ce que Lénine disait à ce propos :

« Tout d’abord, il faut marcher avec toute la paysannerie contre la monarchie, les propriétaires fonciers, le régime moyenâgeux (et dans cette mesure la révolution reste démocratique-bourgeoise). Ensuite, il faut marcher avec les paysans pauvres, les demi-prolétaires et tous les exploités, contre le capitalisme et ses représentants à la campagne : richards, koulaks, spéculateurs ; et ainsi la révolution devient socialiste » (Lénine, « La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky »)

Sur l’édification socialiste : « Possession par l’État des principaux instruments de production, possession du pouvoir politique par le prolétariat, alliance de ce prolétariat avec la masse immense de petits paysans qu’il dirige, n’est-ce pas là tout ce qu’il nous faut pour pouvoir, avec la seule coopération […] procéder à la construction pratique de la société socialiste ?

( »Lénine, « De la coopération », Œuvres choisies, 1948, tome II)

Si la théorie bolchévique de l’alliance entre le prolétariat et la paysannerie est une théorie pleinement mise à l’ordre du jour par Lénine, elle n’en était pour autant pas absente de la théorie marxiste originale, puisque Engels déjà avait parlé des intérêts communs du prolétariat et de la paysannerie dans leur combat contre le capitalisme.

Parlant au nom des communistes, Engels disait :

« Nous sommes résolument pour le petit paysan. Nous ferons tout notre possible pour lui rendre la vie plus tolérable. »

(Engels, « La question paysanne », édition de Paris, 1899)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 5 classiques du marxisme-léninisme sur la question agricole

 

Friedrich Engels

La guerre des paysans en Allemagne

1850

 

 

F. Engels

Dialectique de la nature

1883

 

 

F. Engels

L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat

1884

 

 

 

 

 

 

 

L'attitude de la social-démocratie à l'égard du mouvement paysan

 

14 septembre 1905

 

 

STALIN

 

 

STALIN 

Lénine et l’alliance avec le paysan moyen

1928, juillet

 

 

 

STALIN 

LES PROBLEMES ECONOMIQUES DU
SOCIALISME EN U.R.S.S.

 

 

 

 

ENVER HOXHA

 

 

 

 

 

L’agriculture socialiste.


La socialisation de l’économie paysanne autrefois morcelée, l’organisation de kolkhoz et de sovkhoz ont permis un emploi étendu des machines et l’application dans l’agriculture des méthodes de culture les plus perfectionnées, et ont créé les conditions d’un essor de la production agricole.

L’agriculture socialiste de l’U.R.S.S., qui repose sur la propriété sociale, est la plus grande du monde et atteint un haut degré de mécanisation. Elle comprend les kolkhoz, les stations de machines et de tracteurs et les sovkhoz.

Le regroupement effectué en 1950-1951, sur la décision des assemblées générales des kolkhoziens, a sensiblement augmenté l’étendue des kolkhoz. On comptait, au 1er janvier 1955, 89 000 kolkhoz au lieu de 254 000 au 1er janvier 1950. Chaque kolkhoz avait en moyenne 589 hectares de terre arable avant le regroupement et 1 950 hectares au début de 1955.

Grâce aux stations de machines et de tracteurs, les kolkhoz ont pour base matérielle et technique la grande production mécanique. L’État soviétique a organisé un système largement ramifié de stations de machines et de tracteurs dans les régions productrices de céréales, de lin, de coton, de betterave et dans les banlieues des villes. Des stations spéciales ont été créées pour mécaniser les travaux exigeant une nombreuse main-d’œuvre dans l’élevage, les travaux d’assèchement des marais et d’amélioration des prairies et des pâturages. On a créé une première série de stations de machines et de tracteurs électriques qui utilisent sur une grande échelle l’électricité dans la production kolkhozienne. Les S.M.T. disposent de machines agricoles et de cadres de spécialistes en rapport avec le genre de production des kolkhoz qu’elles desservent. Au 1er janvier 1955, on comptait en U.R.S.S. environ 9 000 S.M.T. et autres stations spécialisées au service des kolkhoz qui assuraient un niveau de mécanisation élevé de la production agricole.

Les sovkhoz, grandes entreprises d’État, dotées de l’équipement technique le plus moderne, jouent un rôle important dans l’agriculture de l’U.R.S.S. Au 1er janvier 1955, il existait dans le pays plus de 5 000 sovkhoz spécialisés dans la culture des céréales, l’élevage (production de viande et de lait, élevage du porc, du mouton, de la volaille, du cheval), la culture du coton, etc.

L’industrie socialiste a fourni à l’agriculture un outillage perfectionné. Tout un ensemble de machines tractées a été mis au point pour exécuter les principaux travaux agricoles nécessités par les cultures les plus importantes : labours, semailles, travaux d’entretien, récolte.

Au 1er juillet 1955, l’agriculture soviétique disposait de plus de 1 400 000 tracteurs (calculés en tracteurs de 15 CV), 350 000 moissonneuses-batteuses, plus de 450 000 camions et quantité d’autres machines. D’où un niveau élevé de mécanisation des travaux agricoles.

L’emploi des machines a profondément modifié la structure des ressources énergétiques de l’agriculture. En 1916, le bétail de trait constituait 99,2 % et les moteurs mécaniques 0,8 % seulement des ressources énergétiques de l’agriculture. En 1940, la part du bétail de trait était de 22%, et celle des moteurs mécaniques de 78% ; au début de 1955, la proportion était respectivement de 7 % et 93 % (tracteurs : 33 %, camions : 31 %, moteurs de moisonneuses-batteuses : 15 %, installations électriques : 31 %, autres moteurs : 10 %).

La transformation socialiste de l’agriculture a permis de remplacer le système primitif de l’assolement triennal, en usage depuis des siècles, par de nouveaux systèmes d’agriculture, les plus progressistes qui soient. Un large recours à l’outillage le plus moderne et aux dernières réalisations de l’agronomie, la pratique d’assolements rationnels s’accompagnant du développement des cultures fourragères, maraîchères et industrielles, l’emploi d’engrais chimiques et organiques, l’irrigation des terres dans les régions arides, l’assèchement des marécages, tels sont les principaux traits de ces systèmes.

Une agriculture socialiste rationnellement organisée suppose une certaine spécialisation des entreprises agricoles. La spécialisation des entreprises agricoles socialistes consiste à déterminer pour chacune d’elles, en vertu d’un plan et en fonction des conditions naturelles et économiques de la région ou de la zone correspondante, les branches maîtresses, et à côté d’elles les branches complémentaires. Elle ne répudie donc pas, mais suppose le développement d’exploitations aux activités multiples, où les branches maîtresses et complémentaires sont judicieusement associées. Cette organisation de l’agriculture socialiste permet de tirer le meilleur parti de la terre et de la main-d’œuvre.

L’agrandissement des exploitations et leur rééquipement technique s’accompagnent de la formation de nouveaux cadres de producteurs agricoles sachant mettre en œuvre les techniques modernes les plus perfectionnées et les connaissances agronomiques. En U.R.S.S., pour la première fois dans l’histoire, les réalisations de l’agronomie sont devenues le patrimoine des masses paysannes. L’emploi généralisé d’un outillage nouveau a donné naissance à de nouvelles professions nécessitées par la motoculture : celles de conducteur de tracteur et de moissonneuse-batteuse, de chauffeur, de mécanicien, de conducteur de batteuse, d’arracheuse de lin, de machine à récolter le coton, etc. Le régime kolkhozien a fait naître des centaines de milliers de dirigeants et d’organisateurs de la production hautement qualifiés : présidents de kolkhoz, chefs de brigade, agronomes et zootechniciens, directeurs de ferme d’élevage, etc.